La Reproduction au 21e siècle. Actualité de la sociologie de Bourdieu et Passeron
Geay Bertrand ; Camus Jérôme ; Clément Pierre ; Hu
CROQUANT
20,00 €
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EAN :9782365124515
L'égalité des chances, la méritocratie et la mobilité sociale sont au coeur de l'idéal républicain : dans une République sociale, le statut des individus ne devrait dépendre ni de la naissance ni de l'héritage. Or, force est de constater que les mécanismes qui s'opposent à cette promesse et assurent la reproduction des positions sociales d'une génération à l'autre semblent plus puissants et plus agissants que jamais. C'est précisément à la déconstruction de ces mécanismes que ce livre entend contribuer en revenant sur les apports et l'actualité d'un ouvrage fondateur pour la sociologie en général et la sociologie de l'éducation en particulier : la reproduction de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron. Publié six ans après Les Héritiers et deux ans après le vaste mouvement de révolte de 1968, il constitue l'un des ouvrages les plus marquants et les plus cités de ces auteurs. Il est en effet venu couronner tout un ensemble de recherches sur l'éducation et la culture et a été à l'origine de nombreux travaux ? venant en discuter les thèses ou en exploiter la portée empirique ? tout en constituant l'un des ouvrages les plus en phase avec certaines des avant-gardes politiques de cette période. En un sens, le livre a été victime de son succès. Sans toujours être lu et cité à bon escient, il est devenu une sorte de point de repère commode, convoqué à l'appui de tous les projets de dépassement d'une sociologie jugée trop déterministe. Ne cherchant ni à rendre hommage ni à régler des comptes, les autrices et auteurs réunis ici revisitent et actualisent, à partir de leurs propres travaux, les analyses de Bourdieu et Passeron pour proposer un panorama inédit sur la reproduction sociale à l'école et par l'école dans la France du 21e siècle. Réunissant les contributions d'une trentaine d'autrices et auteurs, français et étrangers, ce livre collectif s'organise en cinq parties. La première revient sur la genèse de La reproduction ainsi que sur sa réception et sa diffusion à l'étranger. La seconde prend à bras le corps la question des stratégies de reproduction des différentes classes sociales en mettant l'accent sur la place qu'y occupe l'école. La troisième propose quant à elle sur une sociologie politique des savoirs scolaires en rattachant, là encore, leurs transformations aux intérêts et aux stratégies de différents groupes sociaux. La quatrième partie réexamine alors cette question centrale de la sociologie de l'éducation à savoir les relations entre les pratiques pédagogiques et la re-production (ou la réduction) des inégalités. Enfin, la cinquième partie met au jour les mécanismes de sélection et de ségrégation à l'oeuvre dans le système d'enseignement contemporain.
Nombre de pages
464
Date de parution
09/04/2026
Poids
1 000g
Largeur
10mm
Plus d'informations
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EAN
9782365124515
Titre
La reproduction
ISBN
2365124518
Auteur
Geay Bertrand ; Camus Jérôme ; Clément Pierre ; Hu
Editeur
CROQUANT
Largeur
10
Poids
1000
Date de parution
20260409
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L'utopie est peut-être de nouveau à l'ordre du jour, et avec elle, la question des « alternatives », les « expérimentations » sociales, la nécessité que les mouvements sociaux finissent par bousculer l'ordre politique. C'est au prisme des sciences sociales que la question est traitée ici. Comment se font et se défont les espérances politiques ? Comment les expériences comme les grèves, les manifestations et autres « occupations » modifient les façons de se représenter la société ...
L'égalité, la laïcité, l'Etat républicain - peu de groupes professionnels semblent aussi liés que les instituteurs à ces thèmes fondateurs de la mémoire nationale. Mais ce groupe fut également une figure de l'ordre, et demeure aujourd'hui encore en position ambiguë, pris entre les contraintes de sa position institutionnelle et les valeurs au nom desquelles il exerce sa fonction, entre sa propension au repli corporatif et son inclination à l'universalisme. Pour comprendre comment l'identité de cette profession s'est constituée et comment elle tend actuellement à se reconstruire, Bertrand Geay analyse successivement les caractéristiques biographiques des maîtres et les principes enfouis au sein de l'institution primaire ; il examine les définitions de l'instituteur que tendent à imposer les autres groupes sociaux ainsi que la façon dont les maîtres eux-mêmes contribuent à la construction de leur identité. Le syndicalisme apparaît à la fois comme l'expression des visions du monde propres à cet univers professionnel et comme une action structurante dont les effets ne sont totalement visibles qu'à l'échelle historique. Au moment où de nouvelles valeurs, issues du monde économique, tendent à inspirer les " cadres " de l'institution scolaire, et où le groupe se recompose - en particulier avec le recrutement de " professeurs des écoles " -, ce livre permet de porter un regard profondément renouvelé sur une profession placée, depuis ses origines, au centre des contradictions qui traversent notre société.
Quelles sont les spécificités du syndicalisme dans l'Education nationale ? Quelles sont ses origines et quelles évolutions a-t-il connues récemment, de la crise de la fin des années 1980 aux grandes grèves du printemps 2003 ? Comment la syndicalisation dans l'Education nationale a-t-elle évolué ? Cet ouvrage apporte tous les éléments objectifs qui permettent d'appréhender les formes de représentation professionnelle caractéristiques du secteur de l'enseignement. Au-delà, l'auteur rend compte des processus de construction et de reconstruction des identités professionnelles propres à ce secteur d'activité. Dans un contexte marqué par de nombreuses tentatives de réforme du système d'enseignement, il met en perspective, en particulier pour les enseignants les plus jeunes ou pour les usagers, les réactions des personnels à ce qu'ils perçoivent comme une remise en cause du service public d'éducation. Il permet aux enseignants les plus insérés dans la profession de se réapproprier une histoire connue le plus souvent sur un mode intuitif.
Au printemps 2006, une mobilisation étudiante et lycéenne de grande ampleur, au centre d'un mouvement interprofessionnel réunissant la quasi-totalité des grandes organisations syndicales, conduisait au retrait du "contrat première embauche" (CPE). Cette victoire marquait une rupture après des années de reculs sur le terrain de la défense de l'Etat social et permettait d'espérer en la reprise du "mouvement social". Cette mobilisation de la jeunesse scolarisée a surpris et démenti la représentation commune d'une jeunesse "dépolitisée" et repliée sur elle-même. Surgissait au contraire une génération intéressée aux questions sociales et économiques, préoccupée de son avenir, et soucieuse de la conduite des choses politiques. Produit d'une recherche collective, cet ouvrage dissèque de l'intérieur le déroulement de cette mobilisation en s'appuyant sur un dispositif d'enquêtes multiples, à la fois monographique et statistique, local et national. La décomposition analytique de ce qui apparaît comme une sorte de <,fait social totale devient possible: toute une série d'aspects traités le plus souvent de façon séparée peuvent être saisis dans leur logique d'ensemble, et l'on est en mesure de comprendre ce qui conduit d'ordinaire la jeunesse scolarisée à supporter le sort qui lui est fait ou, dans certaines circonstances, à ne plus l'accepter. Ces analyses se révèlent précieuses pour comprendre la crise du système scolaire et universitaire, ainsi que les mouvements qui sont en train de se développer face à des réformes actuelles.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.