L'arche majuscule de Noemina accueille un torrent de lettres minuscules, portant jusqu'à nous les échos d'une traversée qui tient autant du tumulte d'une machine infernale que du suspens d'un rêve. Depuis l'enfance jusqu'à aujourd'hui, dans l'intraduit du roumain au français, dans les sédiments de ce que Lacan nommait "l'élangues" , surgissent les montages hybrides auxquels nous sommes contraints. Le rejet et l'amour. La maladie et l'amour. Les mots et le corps. Le corps des mots et leur folie. La mort et le sexe. Sans sous-titres. De la cohue parlante qui nous précède, aucune balance de cuisine, même en Transylvanie, ne peut en peser les fantômes. Noemina a pris acte très tôt de ce qui en nous, sait ce que nous ne savons pas. La jeune fille qui faisait des combinaisons littéraires à partir des numéros des voitures garées convenablement, nous offre un texte qui dit le bruit et la fureur d'une vie sans oublier la beauté que produit l'éclair. La ponctuation, absente dans sa forme habituelle, est remise à la charge du souffle du lecteur, au retour à la ligne, à la page que l'on tourne. Ce texte devient alors celui de qui le lit. Marie-José Latour
Nombre de pages
172
Date de parution
08/10/2026
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336631592
Auteur
Câmpean Noemina ; Brouet Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20261008
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...