Critique de l'économie politique classique. Marx, Menger et l'Ecole historique
Campagnolo Gilles
PUF
28,40 €
Epuisé
EAN :9782130538219
Il est urgent d'interroger aujourd'hui les sources des critiques du libéralisme afin d'évaluer la pertinence des attaques qui sont portées contre lui. Dès le seuil de l'ère industrielle naissante, dans les matrices des théories critiques qui, au XIXe siècle, prirent l'économie politique classique pour cible, se trouvaient en effet dressés les premiers actes d'un procès dont tous les attendus n'ont pas encore été rendus. Même si la pensée économique a depuis longtemps écarté la "valeur-travail" ou la " monnaie, voile des échanges réels ", des principes méthodologiques (atomisme, rôle de l'homo ?conomicus) et des positions pratiques (favorables au libre-échangisme - dans l'école de Manchester, ou à la puissance continentale - dans la Nationalökonomie) demeurent discutés. Or, à l'origine de ces débats, trois points de vue différents, ceux de Karl Marx, de Carl Menger et de l'Ecole historique allemande, s'opposèrent au dogme que les héritiers de Smith, Ricardo, Say et Mill, répandaient. De langue allemande, ils occupèrent de facto plus largement l'espace continental. "Juste salaire", "valeur-utilité subjective" ou économie du peuple" (Volkswirtschafslehre) fondaient leurs matrices alternatives au classicisme. Leurs échecs patents, et leurs potentialités latentes, marquèrent la marche de leur siècle et du suivant, jusqu'aujourd'hui. Ce livre propose au lecteur de retrouver les sources de ces pensées dans leurs textes fondateurs, afin de ressaisir les termes du procès alors intenté par les philosophes idéalistes allemands et les épistémologues autrichiens, qu'ils aient voulu redéfinir la liberté économique par une philosophie rationaliste du droit, proposer une économie " pour les hommes " soucieuse d'éthique, ou encore orienter la science loin des diatribes des " avocats " encombrant son champ. Ce livre s'appuie pour cela sur des archives européennes inédites conservées au Japon. L'économie politique classique appartient sans doute à l'histoire de la pensée économique, mais ses matrices critiques montrent l'aune à laquelle juger des discours redevenus d'actualité.
Nombre de pages
335
Date de parution
01/10/2004
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130538219
Auteur
Campagnolo Gilles
Editeur
PUF
Largeur
150
Date de parution
20041001
Nombre de pages
335,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Vienne, haut lieu des ruptures de la modernité avec Wittgenstein, Freud... et Carl Menger (1840-1921), l'auteur des Principes d'économie politique. Menger renouvela la théorie de la valeur en lui donnant un fondement psychologique et en promouvant la valeur-utilité subjective. Il définit ainsi une alternative, dite marginaliste, au libre-échangisme britannique et au socialisme académique allemand alors dominants. Menger influença Hayek, Schumpeter... et décida, en fait, des grandes orientations de l'économie contemporaine. C'est la vie et la pensée de ce penseur capital encore trop méconnu en France, fondateur de l'École autrichienne et maître de Eugen von Böhm-Bawerk, Ludwig von Mises, Murray Rothbard, que nous découvre Gilles Campagnolo dans ce premier ouvrage vivant et documenté qui lui est consacré. Le lecteur trouvera également ici le seul texte en français écrit par Menger, et devenu quasi-introuvable: La monnaie, mesure de valeur. Un livre d'initiation à une pensée clé de notre temps et une lecture renouvelée de l'économie à l'heure de la mondialisation.
Capitalismes : en sortir ? Éditorial: Yves-Charles Zarka I. Dossier: Capitalismes Gilles Campagnolo, Charles Ramond, Jacques de Saint-Victor, Présentation Christophe Ramaux, Les formes actuelles du capitalisme Charles Ramond, Capitalisme et schizophrénie. Sur Deleuze Frédéric Lordon, Laveuglement des économistes Jérôme Macourant, Le capitalisme entre rationalité et politique, Orient et Occident Pierre Dardot et Christian Laval, Capitalisme et néolibéralisme Gilles Campagnolo, Pourquoi la crise ne dément pas Hayek Jean-Luc Gréau (La trahison des économistes). Sur le protectionnisme Jacques Mistral, La Troisième révolution américaine Jean-Pierre Gayraud, Capitalisme criminel: subprimes ou subcrimes? II. Entretiens: « Peut-on sortir du capitalisme? » Naomi Klein; Toni Negri; Luc Boltanski; Alain Badiou ; Marcel Gauchet; Emmanuel Todd ; Joseph Stiglitz; Pierre Rosenvallon; Daniel Cohen; Paul Jorion; Jean-Paul Betbeze; Bertrand Jacquillat; Lévy-Garbois; Jacques Bidet; Jean-Yves Leguigou. III. Varia Gaëlle Demelemestre, La démocratie directe athénienne: un exemple de fonctionnement synergique des institutions politiques
Menger Carl ; Campagnolo Gilles ; Schefold Bertram
Lorsqu'en 1871 Carl Menger (1840-1921) publie ses Principes d'économie politique ? en quête d'une voie alternative au libre-échangisme britannique et au socialisme historique allemand ?, il offre l'un des grands livres pivots dans l'histoire de la pensée, à la hauteur de La Richesse des nations (Smith), de la Théorie générale (Keynes) ou du Capital (Marx). En effet, aux côtés de Walras et de Jevons (mais bien différemment d'eux), il inaugure une économie théorique pure et engage la « révolution marginaliste » qui constitue le moment fondateur du courant dominant (et contesté) de la science économique contemporaine.Menger pose en même temps la pierre fondatrice de l?« école autrichienne » (Böhm-Bawerk, Schumpeter, Mises, Hayek) dont la méthodologie et la philosophie individualistes imprègnent et font débat dans l'ensemble des sciences humaines et sociales.Or cette ?uvre majeure n'était accessible ni en français ni avec les fort nombreux ajouts manuscrits que Menger apporta, jusqu'en 1910, en vue d'une nouvelle édition amplement augmentée. Vingt années durant, Gilles Campagnolo a collecté et traduit ces manuscrits dispersés à l'étranger après la mort de Menger. Son édition critique, unique au monde, est la première à restituer cette ?uvre classique au plus près du nouveau texte voulu par son auteur.Le texte de Menger est précédé d'un historique des éditions et suivi d'un appareil critique complet. Dans la présentation éclairante qui ouvre ce volume, G. Campagnolo donne les clés pour comprendre l??uvre de Menger et la resituer dans son contexte historique et intellectuel. Ancien élève de l'ENS Ulm, agrégé et docteur en philosophie, ancien Fellow des universités de Harvard et de Tokyo, Gilles Campagnolo est directeur de recherches au CNRS et associé à la London School of Economics. Biographe de Menger (Carl Menger. Entre Aristote et Hayek,2008) ? dont il a traduit et présenté les Recherches sur la méthode de 1883 (2011) ?, il codirige la Revue de philosophie économique.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.