Critique de l'économie politique classique. Marx, Menger et l'Ecole historique
Campagnolo Gilles
PUF
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EAN :9782130538219
Il est urgent d'interroger aujourd'hui les sources des critiques du libéralisme afin d'évaluer la pertinence des attaques qui sont portées contre lui. Dès le seuil de l'ère industrielle naissante, dans les matrices des théories critiques qui, au XIXe siècle, prirent l'économie politique classique pour cible, se trouvaient en effet dressés les premiers actes d'un procès dont tous les attendus n'ont pas encore été rendus. Même si la pensée économique a depuis longtemps écarté la "valeur-travail" ou la " monnaie, voile des échanges réels ", des principes méthodologiques (atomisme, rôle de l'homo ?conomicus) et des positions pratiques (favorables au libre-échangisme - dans l'école de Manchester, ou à la puissance continentale - dans la Nationalökonomie) demeurent discutés. Or, à l'origine de ces débats, trois points de vue différents, ceux de Karl Marx, de Carl Menger et de l'Ecole historique allemande, s'opposèrent au dogme que les héritiers de Smith, Ricardo, Say et Mill, répandaient. De langue allemande, ils occupèrent de facto plus largement l'espace continental. "Juste salaire", "valeur-utilité subjective" ou économie du peuple" (Volkswirtschafslehre) fondaient leurs matrices alternatives au classicisme. Leurs échecs patents, et leurs potentialités latentes, marquèrent la marche de leur siècle et du suivant, jusqu'aujourd'hui. Ce livre propose au lecteur de retrouver les sources de ces pensées dans leurs textes fondateurs, afin de ressaisir les termes du procès alors intenté par les philosophes idéalistes allemands et les épistémologues autrichiens, qu'ils aient voulu redéfinir la liberté économique par une philosophie rationaliste du droit, proposer une économie " pour les hommes " soucieuse d'éthique, ou encore orienter la science loin des diatribes des " avocats " encombrant son champ. Ce livre s'appuie pour cela sur des archives européennes inédites conservées au Japon. L'économie politique classique appartient sans doute à l'histoire de la pensée économique, mais ses matrices critiques montrent l'aune à laquelle juger des discours redevenus d'actualité.
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Nombre de pages
335
Date de parution
01/10/2004
Poids
530g
Largeur
150mm
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EAN
9782130538219
Auteur
Campagnolo Gilles
Editeur
PUF
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20041001
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Résumé : Vienne, haut lieu des ruptures de la modernité avec Wittgenstein, Freud... et Carl Menger (1840-1921), l'auteur des Principes d'économie politique. Menger renouvela la théorie de la valeur en lui donnant un fondement psychologique et en promouvant la valeur-utilité subjective. Il définit ainsi une alternative, dite marginaliste, au libre-échangisme britannique et au socialisme académique allemand alors dominants. Menger influença Hayek, Schumpeter... et décida, en fait, des grandes orientations de l'économie contemporaine. C'est la vie et la pensée de ce penseur capital encore trop méconnu en France, fondateur de l'École autrichienne et maître de Eugen von Böhm-Bawerk, Ludwig von Mises, Murray Rothbard, que nous découvre Gilles Campagnolo dans ce premier ouvrage vivant et documenté qui lui est consacré. Le lecteur trouvera également ici le seul texte en français écrit par Menger, et devenu quasi-introuvable: La monnaie, mesure de valeur. Un livre d'initiation à une pensée clé de notre temps et une lecture renouvelée de l'économie à l'heure de la mondialisation.
Capitalismes : en sortir ? Éditorial: Yves-Charles Zarka I. Dossier: Capitalismes Gilles Campagnolo, Charles Ramond, Jacques de Saint-Victor, Présentation Christophe Ramaux, Les formes actuelles du capitalisme Charles Ramond, Capitalisme et schizophrénie. Sur Deleuze Frédéric Lordon, Laveuglement des économistes Jérôme Macourant, Le capitalisme entre rationalité et politique, Orient et Occident Pierre Dardot et Christian Laval, Capitalisme et néolibéralisme Gilles Campagnolo, Pourquoi la crise ne dément pas Hayek Jean-Luc Gréau (La trahison des économistes). Sur le protectionnisme Jacques Mistral, La Troisième révolution américaine Jean-Pierre Gayraud, Capitalisme criminel: subprimes ou subcrimes? II. Entretiens: « Peut-on sortir du capitalisme? » Naomi Klein; Toni Negri; Luc Boltanski; Alain Badiou ; Marcel Gauchet; Emmanuel Todd ; Joseph Stiglitz; Pierre Rosenvallon; Daniel Cohen; Paul Jorion; Jean-Paul Betbeze; Bertrand Jacquillat; Lévy-Garbois; Jacques Bidet; Jean-Yves Leguigou. III. Varia Gaëlle Demelemestre, La démocratie directe athénienne: un exemple de fonctionnement synergique des institutions politiques
Menger Carl ; Campagnolo Gilles ; Schefold Bertram
Lorsqu'en 1871 Carl Menger (1840-1921) publie ses Principes d'économie politique - en quête d'une voie alternative au libre-échangisme britannique et au socialisme historique allemand -, il offre l'un des grands livres pivots dans l'histoire de la pensée, à la hauteur de La Richesse des nations (Smith), de la Théorie générale (Keynes) ou du Capital (Marx). En effet, aux côtés de Walras et de Jevons (mais bien différemment d'eux), il inaugure une économie théorique pure et engage la "révolution marginaliste" qui constitue le moment fondateur du courant dominant (et contesté) de la science économique contemporaine. Menger pose en même temps la pierre fondatrice de l'"école autrichienne" (Böhm-Bawerk, Schumpeter, Mises, Hayek) dont la méthodologie et la philosophie individualistes imprègnent et font débat dans l'ensemble des sciences humaines et sociales. Or cette oeuvre majeure n'était accessible ni en français ni avec les fort nombreux ajouts manuscrits que Menger apporta, jusqu'en 1910, en vue d'une nouvelle édition amplement augmentée. Vingt années durant, Gilles Campagnolo a collecté et traduit ces manuscrits dispersés à l'étranger après la mort de Menger. Son édition critique, unique au monde, est la première à restituer cette oeuvre classique au plus près du nouveau texte voulu par son auteur. Le texte de Menger est précédé d'un historique des éditions et suivi d'un appareil critique complet. Dans la présentation éclairante qui ouvre ce volume, G. Campagnolo donne les clés pour comprendre l'oeuvre de Menger et la resituer dans son contexte historique et intellectuel.
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
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Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.