Le roi et le fleuve. Ancus Marcius Rex aux origines de la puissance romaine
Camous Thierry
BELLES LETTRES
35,50 €
Epuisé
EAN :9782251326566
Le fleuve est le Tibre, artère vitale de l'Italie centrale. Le roi est Ancus Marcius le quatrième monarque de Rome. Il fut le dernier souverain d'une suite royale latino-sabine dont l'origine mythique remonte à Romulus. Aujourd'hui on ne doute plus guère de l'historicité des derniers souverains de Rome, les trois rois étrusques de la fameuse " dynastie " des Tarquins qui lui succédèrent selon la tradition. La Rome de leur temps est déjà cité de pierres avec son palais, ses temples et même son système d'égouts. Mais à quoi ressemblait la Rome des tous premiers rois-indigènes ? Ne peut-on sérieusement, aujourd'hui, après trente ans de fouilles aux résultats parfois spectaculaires, tant dans le Latium qu'à Rome même, et qui n'ont pas encore été révélés au grand public, envisager une historicité de cette première Rome des légendes et de ces premiers rois fabuleux ? La vision d'une Rome indigène déjà puissante et organisée avant même la " domination " étrusque n'est-elle que fable Comment Rome tomba-telle entre les mains des Tarquins ? Ce livre interroge les textes et les documents les plus récents mis au jour par les archéologues à Rome et dans le Latium. En effet, si l'on enquête avec patience, on se rend compte qu'Ancus Marcius fut peut-être le grand initiateur de la future puissance romaine, celle de la grande Roma dei Tarquini, celui qui sut, le long du fleuve, forger le premier instrument du prodigieux destin de Rome en fondant Ostie, là où le Tibre rencontre la mer et où le sel, " or blanc " de ces temps anciens, s'étalait sur le rivage. Ce personnage du " bon roi Ancus " deviendrait ainsi la figure légendaire la plus ancienne de l'histoire de Rome à pouvoir prétendre sérieusement à un statut de personnage historique. Le roi et le fleuve, voila une singulière relation qui pourrait fort bien être à l'origine d'un Empire.
Nombre de pages
381
Date de parution
08/06/2004
Poids
632g
Largeur
160mm
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EAN
9782251326566
Titre
Le roi et le fleuve. Ancus Marcius Rex aux origines de la puissance romaine
Auteur
Camous Thierry
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
632
Date de parution
20040608
Nombre de pages
381,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le 11 septembre 2001 a remis en lumière, de façon aussi spectaculaire que tragique, l'existence d'un conflit de fond opposant Orients et Occidents: car ce sont bien des Orients et des Occidents qui se font la guerre depuis vingt-cinq siècles, et en aucun cas deux entités civilisationnelles figées dans leur essence. A travers un récit historique vivant et qui tient compte des avancées scientifiques les plus récentes, cet ouvrage interprète en cinq grands types ces rapports d'hostilité, examinés successivement comme des oppositions identitaires touchant au statut de l'individu, au choc entre nomades et sédentaires, au fait religieux, à une conception divergente du politique et au clivage riches / pauvres. Les guerres médiques, l'épopée d'Alexandre le Grand, les combats entre Rome et les Parthes illustrent autant de conflits opposant des "citoyens" politiques à des "sujets" vassalisés. Attila, les invasions cavalières musulmanes, les raids hongrois et mongols en Europe cristallisent les confrontations nomades / sédentaires. Les croisades en Orient, la reconquête de l'Espagne et la christianisation des terres slaves par les Teutons portent le poids du fait religieux. Les intrusions ottomane puis russe en Europe, ainsi que la guerre germano-soviétique, soulignent de leur côté un affrontement engageant la vision du politique. Enfin, le conflit israélo-arabe, les questions palestinienne, iranienne, irakienne puis islamiste illustrent le face-à-face entre un ensemble arabo-musulman pauvre et humilié, et un Occident riche et conquérant. Le lecteur progresse ainsi au c'ur d'un paysage historique familier mais parfois plus surprenant, où il retrouve Alexandre le Grand, Attila, Alexandre Nevski, saint Louis, Catherine de Russie, de Gaulle, Ben Gourion, Khomeyni et Ben Laden, et retourne à Salamine, Poitiers, Lechfeld, Lépante, Stalingrad ou sur le site du World Trade Center... Ces épisodes guerriers - autant de facettes d'un lourd passif régulièrement recommencé - montrent combien la dimension culturelle des conflits a toujours été déterminante dans le passé et si les conflits du futur, à n'en pas douter, auront comme enjeu des faits de civilisation, il n'est pas inutile de tirer les enseignements d'une Histoire porteuse des pires cauchemars de l'humanité.
Quelles sont les ruptures historiques qui conduisent à la violence de masse? Lémergence de lÉtat en est une première. Par la guerre, les élites cherchent à se perpétuer au sommet des hiérarchies pour le pouvoir, pour la richesse. Le libéralisme est une deuxième rupture intervenant dans la progression humaniste des idées. Elle instaure la notion de concurrence et de compétition, laissant lhumanité orpheline de solidarité. Ces liens se reconstituent par des révolutions égalitaristes, par la classe, avec le communisme et son projet de transformation de la société, ou par la nation et la race, déchaînant au final la violence génocidaire nazie. La troisième rupture est la religion ""moderne"", cest-à-dire intolérante, identifiant le « païen » ou lhérétique comme ennemi à abattre. Judaïsme, christianisme, islam, hindouisme et bouddhisme, aucune religion néchappe à ce virage moderne.
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Si Alexandre le Grand n'était pas mort en -323 à Babylone, aurait-il empêché l'avènement de l'Empire romain ? Si les Chinois n'avaient pas renoncé à la navigation au XVe siècle, auraient-ils découvert l'Amérique ? Et si Charles VII n'avait pas cru en Jeanne d'Arc, la France serait-elle tombée aux mains des Anglais ? Le principe de l'uchronie est simple : identifier dans le passé un événement précis et postuler qu'il ne s'est pas produit ou qu'il s'est déroulé différemment. Il constitue alors un point de divergence. A partir de celui-ci, on peut imaginer une réalité alternative, un "non-temps" à l'image de l'utopie qui est un "non-lieu" . Pensé comme un outil de compréhension de l'histoire, une expérience dans un laboratoire - forcément clandestin -, le genre de l'uchronie invite à se poser la question interdite : "Et si... ? " En dix hypothèses, de la bataille de Charles Martel contre les Arabes à Poitiers en 732 aux élections américaines qui virent la victoire de George W. Bush en 2000, sans oublier la défaite de Waterloo, les affrontements aux issues inattendues de Rossbach dans la Saxe de 1757 et de Midway lors de la guerre du Pacifique, ou encore l'assassinat de l'archiduc François- Ferdinand qui plongea l'Europe dans un conflit meurtrier, Thierry Camous explore, en s'appuyant sur les recherches historiques les plus récentes, les divergences non advenues d'événements clés du passé, leurs conséquences potentielles et les mondes qu'elles auraient pu faire naître... Thierry Camous est professeur agrégé à Nice et docteur en histoire ancienne. Il est notamment l'auteur de La Violence de masse dans l'histoire. Etat, libéralisme, religion (PUF, 2010) et Tarquin le Superbe, roi maudit des Etrusques (Payot, 2014).
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine