Victor Müller (1830-1871) a vécu de 1851 à 1858 à Paris. Il y a travaillé chez Ary Scheffer, chez Couture. Il a, "la boîte à peinture sur le dos", découvert la forêt de Fontainebleau et les peintres de Barbizon. Il a connu Courbet, dont on décèle l'influence dans sa production dès 1855. Il sera plus tard l'un de ceux qui introduiront dans les pays allemands une véritable "courbetomanie". Les lettres inédites ici publiées, accompagnées d'une riche iconographie, sont conservées au Städel Museum de Francfort. Elles constituent un document rare, passionnant à plusieurs titres : l'historien de l'art y lira tout l'enthousiasme du jeune artiste, mais sa perplexité aussi dans un lieu où la peinture se joue ; le sociologue y trouvera les données chiffrées du coût de la vie à Paris, où pour l'artiste débutant la question d'argent est douloureuse, tant la capitale française est chère ; l'amateur découvrira le peintre en gestation, et tous, peut-être, s'amuseront des relations pleines de délicatesse et de difficulté qui lient le fils à sa mère. Cette correspondance nous rappelle aussi à quel point, avant les ostracismes de 1870, Paris était pour les artistes allemands une ville de liberté et de création.
Nombre de pages
427
Date de parution
20/11/2015
Poids
1 268g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782840509837
Titre
LETTRES PARISIENNES DU PEINTRE VICTOR MULLER
Auteur
Camion Arlette ; Hurst Simona
Editeur
SUP
Largeur
220
Poids
1268
Date de parution
20151120
Nombre de pages
427,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De la même façon qu'il existe une physique amusante, l'autrice voudrait pratiquer ici une sociologie amusante, sans prétention scientifique. Faisant le constat que la vie quotidienne a davantage changé depuis sa naissance que durant tout le siècle précédent, elle évoque des objets comme la balance romaine, le filet à crevettes, la couchette de seconde classe, les ventouses ou la gamelle de l'ouvrier, qui nous émeuvent comme les témoins oubliés du monde d'hier. Plutôt que de déplorer la disparition d'une réalité qui fut celle de son enfance, elle s'étonne, s'interroge et prend le parti de l'humour. L'ouvrage distraira agréablement les lecteurs. S'il soulève quelques questions, il n'a pour but que de provoquer un sourire tendre et désabusé. L'auteure souhaite qu'il procure un plaisir identique à celui que l'on prend à feuilleter les merveilleux anciens catalogues de Manufrance.
Elles ne furent ni héroïnes, ni puissantes mais elles savaient toutes ce qu'elles voulaient : ne pas se conformer à ce qu'on attendait d'elle ! Arlette Camion brosse le portrait de dix femmes très différentes mais unies dans une résistance discrète et tenace. A travers plus d'un millénaire, de 500 à 1600, d'Amalasonthe, fille de Théodoric le Grand, à Sofonisba Anguissola, première femme peintre célèbre, les stratégies diffèrent, mais le projet est le même. Si elles n'ont pas pu imposer définitivement le règne de la douceur et de la paix, elles ont réussi à ne pas obéir à l'ordre établi, celui de la violence et de la bêtise. Adoptant le parti de l'humour, voici une traversée moqueuse de onze siècles d'histoire européenne, aussi éclairante que divertissante.
Sans doute inspirée par l'étrangeté de son nom, l'auteure a passé une grande partie de sa vie en voyage. Les textes qu'elle propose ici sont des fragments de ce qu'elle en a rapporté : moins des connaissances ou des certitudes que des souvenirs. Souvenirs de lieux dont elle tente de saisir encore la saveur, de quelques rencontres singulières ou drôles, de traces de l'histoire, de grandes traversées ou de chambres d'hôtel, de déserts et de villes. La variété du monde s'est donnée dans ces endroits différents, parfois étranges ou cocasses, parfois emprunts de nostalgie ou de souffrance, et ces espaces qui se sont déposés dans sa mémoire ont fini par y dessiner une sorte de géographie sensible.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.