Ce roman sonne comme l'hymne d'une réussite arrachée au néant. L'auteur nous dépeint, avec acuité, l'itinéraire d'un homme parti de presque rien, porté par une volonté tenace, mais jamais seul. Autour de lui gravite toute une fresque invisible et puissante : croyances traditionnelles, mythes anciens, forces mystiques et présences tutélaires semblent conspirer pour accompagner, parfois éprouver son ascension. L'exode rural, la polygamie et ses conséquences, la déception, la détermination et l'engagement constant pour un avenir meilleur, revêtent le héros de ce roman, du manteau d'un archétype des temps modernes. A travers la finesse de ses écrits, Abou Dany CAMARA nous plonge dans un récit émouvant, où l'histoire individuelle se met à dialoguer avec l'histoire collective. Le parcours épique de Tanoundy se confond avec les pulsations sociopolitiques de la Guinée contemporaine, exprimant ses soubresauts, ses espérances, ses contradictions. Cette oeuvre est l'expression d'une profondeur symbolique rare, où le réel et l'invisible sont en osmose sans jamais se contredire. Elle est un miroir, et parfois même une prophétie discrète, de l'évolution du pays.
Nombre de pages
164
Date de parution
02/04/2026
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336604442
Auteur
Camara Abou Dany ; Keïta Mohamed Salifou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260402
Nombre de pages
164,00 €
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Ma nomination en 2007, aux fonctions de Préfet survint dans un contexte de crise sans précédent en Guinée : des émeutes violentes, des manifestations sociopolitiques d'ampleur et des mutineries militaires secouèrent le pays, ébranlant le pouvoir du Président Lansana Conté. Face à cette insurrection populaire et sous la pression de la communauté internationale, la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) négocia des mesures fortes : la nomination d'un nouveau Premier ministre, la recomposition du Gouvernement et le remplacement intégral des administrateurs territoriaux. Ce récit plonge au coeur de ces bouleversements, entre espoir renaissant et incertitudes sur l'avenir d'une nation en quête de stabilité.
A cause de l'absence prolongée d'un état en Guinée, depuis l'indépendance en 1958 jusqu'à l'élection d'un président démocratiquement élu en 2010 (52 ans), les populations se sont habituées à l'anarchie et au laisser aller. Avec le temps, l'anarchie se transforma en tradition. Les gouvernants, entrainés par la marée, mélangèrent vitesse et précipitation pour lutter contre la corruption sans au préalable lutter contre l'impunité. Ils ont pensé pouvoir éradiquer la corruption en mettant dans le même carquois impunité et droit de l'homme. Pour déployer une gouvernance qui puisse donner la délivrance pour une telle société, il faut tenir dans une main le marteau et dans l'autre le sucre, se servant plus du marteau que du sucre. Avec les mal informations, les rumeurs, l'impunité, la longue absence de l'état, soutenues par le silence et l'engourdissement de la justice, le pays s'est retrouvé dans un méphistophélique cercle vicieux qui ne peut être brisé qu'avec une stratégie, telle que nous le proposons dans les chapitres qui suivent.
Cet ouvrage, République de Guinée : la paix est possible, fait le point sur la situation socio-politique en Guinée tout en proposant des solutions pour une bonne cohabitation des différentes ethnies qui la composent. L'auteur met un accent particulier sur les inégalités sociales au Fouta Djallon (Moyenne Guinée), notamment entre populations roundées et margas.
Ce roman nous plonge dans la société africaine traditionnelle. Il accuse la tradition de Yekenet pour rendre audible la voix des filles victimes de l'excision, du mariage précoce et forcé et de violences conjugales. Il dénonce l'injustice dont est victime la femme africaine et loue la bravoure de cette composante sociale qui malgré les coups, reste debout pour affronter la vie. Ce roman est un message à l'égard des sociétés où la place de la femme se résume au foyer pour les tâches ménagères. Il met en exergue l'importance de la scolarisation des filles et la relativise avec le niveau de développement d'une société. Il considère la couche féminine comme l'unité de mesure de la construction d'une nation.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...