Dans le tourbillon des années 1935 à 1955, Henri Calet compose une somme impressionnante de textes : chroniques, romans, nouvelles, critiques littéraires ou artistiques, pièces radiophoniques, scénarios, reportages... Il trace ainsi son sillon d'écrivain à la fois faussement léger et légèrement désespéré, adepte de l'utilisation du « je » et de « l'humour gris ». À travers des entretiens accordés aux radios et journaux entre 1935 et 1955 et réunis ici pour la première fois, c'est un Calet méconnu que nous révèle l'impressionnant travail de Michel P. Schmitt, non le Calet des livres, mais celui du métier. Nous voici plongés dans l'ombre de son oeuvre et de ses doutes. L'ouvrage, conçu de manière chronologique, entremêle finement les textes rassemblés par Michel P. Schmitt, la biographie de Calet, le contexte historique et littéraire de l'époque. Ce travail est introduit par un magnifique texte de l'écrivain Joseph Ponthus et complété par un inventaire exhaustif des oeuvres, des articles et des entretiens donnés par Calet.Notes Biographiques : Joseph Ponthus, auteur du très remarqué À la ligne : feuillets d'usine (La Table ronde, 2019 ; Folio, 2020), signe l'introduction de cet ouvrage. Grand admirateur d'Henri Calet, il partage avec lui l'ambition d'être l'écrivain des invisibles. L'édition du présent ouvrage a été établie par Michel P. Schmitt, professeur émérite de littérature française à l'Université Lumière Lyon 2, spécialiste des évolutions du champ littéraire des années 1930-1960. Il a dirigé le numéro « Henri Calet » de la revue Europe (2002) et a publié nombre de textes inédits de l'auteur dans les recueils De ma lucarne (Gallimard, coll. L'Imaginaire, 2014), Paris à la maraude (Éditions des Cendres/Enssib, 2018), Mes Impressions d'Afrique (Presses Universitaires de Lyon, 2019).
Nombre de pages
251
Date de parution
11/03/2021
Poids
352g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782729712327
Titre
Je ne sais écrire que ma vie
Auteur
Calet Henri ; Schmitt Michel-P ; Ponthus Joseph
Editeur
PU LYON
Largeur
140
Poids
352
Date de parution
20210311
Nombre de pages
251,00 €
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Henri Calet est mort en 1956, à l'âge de cinquante-deux ans, d'une crise cardiaque. Peau d'Ours sont les notes qu'il avait prises de 1951 à sa mort, en vue d'un roman qu'il n'eut pas le temps d'écrire et qui devait porter ce titre. "A la mort de Calet. Peau d'Ours se composait d'un amas de papiers de différente nature", écrit l'amie à qui il les avait remis en murmurant : "C'est ce que j'ai de plus précieux." Ce dossier contenait "un nombre important de petites feuilles de toutes dimensions, sur lesquelles Calet avait noté ses réflexions, ses observations, et aussi ses amusements et ses chagrins". On y trouvait également des lettres et quelques articles, et enfin "un relevé de ses agendas depuis la fin de l'année 1949 - document très révélateur de la façon dont Calet s'inspirait, dans ses romans, de sa vie intime". Il avait commencé à classer par personnages une partie de ces feuillets... Ne disait-il pas lui-même que son oeuvre était "une sorte d'herbier où je place, j'insère des personnages entrevus, séchés" ? "Calet disparu, que faire de ce projet de roman ?... Le souffle discret de ce dur combat avec la vie, puis avec la mort, méritait d'être entendu... Ces pages, dans leur nudité qui laisse apparaître le grain même de la vie, ont semblé à quelques-uns d'une signification irremplaçable." Irremplaçable : voilà exactement le mot qui vient à l'esprit en lisant ce livre. Personne d'autre que Calet ne pouvait dire ces choses, grandes ou petites, d'une manière plus simple, ni plus bouleversante. Et nulle part Calet n'a peut-être imposé plus fermement la personnalité de son art que dans cette Peau d'Ours, au titre si tragiquement prophétique.
C'est l'histoire d'un homme qui regarde sa ville et sa vie du haut de ses quarante ans. Tout au long de cette description de Paris, du Paris de 1905 à celui de 1948, et à chaque évocation de souvenir, on entend au fond de soi-même les refrains nostalgiques des chansons populaires. C'est en effet le Paris populaire, et en particulier le XIVè arrondissement, qu'Henri Calet nous raconte, le Paris des petits métiers, des grands immeubles sombres, des rues sans grâce, le Paris des misères patiemment supportées, des joies pleinement goûtées, le grand Paris goguenard, à la fois courageux et flemmard, qui ne s'étonne de rien et s'émeut si facilement.Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1948.
Monique Wittig pense dans Le Chantier littéraire ce qui est au centre de sa pratique: le travail de l'écrivain vu comme fabricateur de chevaux de Troie. L'analyse fait une part importante à la nouvelle critique et au Nouveau Roman, et rend à Nathalie Sarraute, un éclatant hommage. Pour Wittig, toute oeuvre littéraire importante est une machine de guerre. Elle se produit en territoire hostile, où elle apparaît d'abord étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l'emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs, là où elle pourra accomplir son travail de minage des conventions littéraires et sociales. Le chantier littéraire et le combat politique, sont chez Monique Wittig indissociables.
Les barrages sont parmi les constructions humaines les plus importantes, à la fois par leurs dimensions parfois exceptionnelles et par leur utilité sociale. Ils sont notamment indispensables à l'alimentation en eau et à l'irrigation et ils concourent, de façon importante, à la production d'énergie. Leur maintenance, leur surveillance constituent en outre des enjeux majeurs pour la sécurité des populations. Cet ouvrage présente les différents types de barrages, leur conception générale, leur dimensionnement et les pathologies les plus fréquemment rencontrées. Cette typologie ne doit pas faire oublier la spécificité de chaque ouvrage par le lien très intime qu'il a avec ses fondations, l'importance du site... qui font de chaque barrage un ouvrage unique.