Quelle critique artiste ? Pour une fonction critique de l'art à l'âge contemporain
Caillet Aline ; Blocher Sylvie
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782296056602
Si l'on en croit les historiens, les critiques d'art et les philosophes, L'art ne pourrait plus à l'âge contemporain assumer une fonction critique: intégration institutionnelle de l'art, récupération par le capitalisme des valeurs et postures alternatives prônées par l'art des années 60/70, fin des grands récits... Autant d'évolutions qui ajourneraient une fois pour toute le projet d'un art critique, conçu comme praxis, à visée émancipatrice, porté par la modernité. Ce constat de clôture constitue, bien au contraire, le nouveau point de départ à partir duquel un art critique doit être repensé. Tel est l'essence même d'une critique artiste qui ajuste son désir de riposte au contexte et excelle clans l'art du contre. Ce qu'invalide le contexte contemporain, c'est une forme d'art, de nature praxique, enferrée dans des postures esthétiques et politiques solidaires d'une certaine conception de la modernité et du projet d'émancipation ou d'autonomisation du sujet fondé sur la connaissance et la prise de conscience. L'art critique n'est ni caduc ni obsolète, il doit simplement analyser le cadre dans lequel il s'inscrit et repenser ses formes, ce que Le présent ouvrage esquisse au travers d'un parcours croisé, entre théories esthétiques et pratiques artistiques contemporaines. Biographie: Aline Caillet est docteur en philosophie. Elle a collaboré à différentes revues d'art contemporain, catalogues d'expositions et à des ouvrages collectifs (Lieux et non-Lieux de l'art actuel, Montréal, 2005/ 0e l'art contextuel aux pratiques documentaires, La Lettre volée, 2007). Elle enseigne l'esthétique à l'Université Paris Est (LISAA, EA 4120).
Nombre de pages
141
Date de parution
20/05/2008
Poids
170g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296056602
Titre
Quelle critique artiste ? Pour une fonction critique de l'art à l'âge contemporain
Auteur
Caillet Aline ; Blocher Sylvie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
170
Date de parution
20080520
Nombre de pages
141,00 €
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Depuis une dizaine d'années, on observe du côté des pratiques documentaires un renouveau qui affecte leur mode de production, d'effectuation et de diffusion. Le documentaire filmique est devenu une pratique hybride qui mêle cinéma, théâtre, vidéo et performance, marquant ses distances avec la prise directe. Construisant des situations et générant de nouvelles expériences, il s'affranchit souvent de la relation authentique au réel qu'il devrait pourtant garantir. De tels bouleversements impactent sa théorisation esthétique qui, pour l'essentiel, procède des seules études cinématographiques et limite le fait documentaire à la seule captation du réel. C'est pourquoi il apparaît nécessaire de dessiner les contours de ce que pourrait être une esthétique du documentaire pour les arts visuels, à même d'intégrer ces nouveaux processus d'effectuation (détour par la fiction, recours à des modes performatifs tels que le re-enactment, retour de la narration, approche expérimentale), d'interroger leur légitimité et leur valeur de vérité et d'examiner leur portée critique. En recourant aux méthodes et outils offerts par la philosophie pragmatiste, et en s'appuyant sur une tradition critique qui a toujours pris le parti du réel contre les mystifications de toutes sortes, cet ouvrage tente, à travers la notion de dispositif critique, d'en comprendre les enjeux à la fois artistiques, épistémologiques et politiques, dans un parcours croisé entre théorie et pratique.
Résumé : Les pratiques artistiques de l'enquête se sont multipliées ces vingt dernières années, en arts visuels comme en littérature. Empiétant sur le terrain des sciences humaines et sociales, dont elles viennent expérimenter, mimer, mais aussi souvent contester, les procédures et méthodes, elles suscitent une interrogation tant du côté de l'esthétique que de l'épistémologie. Dans quelle mesure les dispositifs d'enquêtes, initiés par les artistes, peuvent-ils ? Une démarche artistique - littéraire, documentaire, plastique - peut-elle produire un savoir, dissident, alternatif, et modéliser de nouvelles manières de fabriquer de la connaissance dans le champ des humanités ? Au travers d'une étude différenciée des différentes formes d'enquête, cet ouvrage qui pointe les enjeux autour de ces formes hybrides, instaure un dialogue entre art et sciences, tout en ouvrant le débat sur ses enjeux publics et critiques.
La notion de genre est mise en regard du concept de sexe, dont on défend la pertinence politique et d'égalité comme horizon d'une émancipation, d'un bien vivre-ensemble. De nombreux champs sont couverts, de la philosophie politique aux arts contemporains en passant par la théorie littéraire ou la muséologie. Les rapports entre sexe et genre sont remis en perspective historique des anciens Grecs à la pensée politique contemporaine. Parole est ici donnée à Geneviève Fraisse, ainsi qu'à de jeunes talents.
Longtemps restreint au seul champ cinématographique (et, dans une moindre mesure, photographique), le terme "documentaire" connaît depuis une quinzaine d'années au moins un usage multiple et proliférant, pouvant s'appliquer à des médiums aussi divers que la littérature, la bande dessinée, le théâtre ou la danse. Parallèlement, les arts visuels se sont emparés de l'objet et de la forme "document", y voyant l'un des lieux possibles de renégociation de leur rapport à l'histoire, à la politique et, tout simplement, au réel. Qu'est-ce qui de l'art se trouve transformé, déplacé et mis en tension par cette promotion et cet élargissement du modèle documentaire ? En quoi l'art y demeure-t-il distinct du journalisme, du reportage ou de l'enquête historique ou sociologique ? Dans quelle mesure les procédures artistiques, selon la liberté et l'inquiétude qui les caractérisent, viennent-elles bouleverser notre rapport ordinaire à la référence, à l'information et à la construction de la vérité ? C'est ce champ de réflexion que cet ouvrage entend ouvrir à travers l'hypothèse d'un "art documentaire", compris comme un lieu où des problématiques communes, des stratégies et des manières de faire entrent en écho et s'éclairent réciproquement. Il rassemble des contributions d'auteurs français et étrangers, universitaires comme artistes, et vise à décloisonner la réflexion sur le documentaire à travers une multiplicité d'approches disciplinaires.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.