Pensées critiques sur le sport. Hommage d'un homme-foule
Caillat Michel
L'HARMATTAN
11,00 €
Epuisé
EAN :9782738490339
Nous avons écrit l'Anti-OEdipe à deux. Comme chacun de nous était plusieurs, ça faisait beaucoup de monde. " Ainsi s'ouvre joliment le livre de Gilles Deleuze et Félix Guattari, " Mille Plateaux ". Si ces " Pensées critiques sur le sport " existent, c'est parce que, comme nous tous, Michel Caillat s'est nourri des travaux et recherches d'un grand nombre d'intellectuels, ces gens dont la vie est consacrée aux activités de l'esprit. Grâce à eux, nous pouvons être critiques au sens originel et grec du terme Kritikos (= apte à juger), c'est-à-dire capables de porter un jugement raisonné sur un phénomène de masse qui sature l'espace et le temps, et étouffe trop souvent la réflexion. Grâce à eux, nous avons développé l'indispensable esprit critique qui permet de douter de l'authenticité d'une parole. Or, le sport n'est pas ce qu'il dit être. Depuis ses origines, il est en crise, et il vient d'entrer dans la phase... critique de sa maladie congénitale. Ce recueil d'aphorismes se veut donc d'une part, un regard lucide et acéré sur le sport, " fait social total " enfermé dans de faux débats ; d'autre part, un hommage à celles et ceux qui, chaque jour, nous aident à mieux réfléchir. A mieux penser. Au fil de cet ouvrage se fondera la certitude qu'on ne peut pas être un sportif ou un non-sportif innocemment.
Nombre de pages
110
Date de parution
15/04/2000
Poids
162g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738490339
Titre
Pensées critiques sur le sport. Hommage d'un homme-foule
ISBN
2738490336
Auteur
Caillat Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
162
Date de parution
20000415
Nombre de pages
110,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La confusion entretenue sur la définition même du mot permet aujourd'hui encore de faire croire que le sport a toujours existé. Rien n'est plus faux. Né avec le capitalisme industriel à la fin du 19ème siècle, il s'est progressivement institutionnalisé et développé au cours des cent dernières années pour devenir le plus grand spectacle de masse du monde. Secoué depuis ses origines par l'intrusion de l'argent, de la politique et de la violence, il fait face, de nos jours, à une crise profonde de son identité. Alors que toutes les autres institutions sont ouvertement mises en question, le sport échappe à tout vrai débat sur ses fonctions et sur ses valeurs. Le consensus sportif repose sur une mythologie née avec la doctrine philosophico-religieuse du rénovateur des jeux Olympiques, Pierre de Coubertin. L'esprit sportif apparaît comme un leurre tant est grand le fossé entre les idéaux proclamés et les réalités de la pratique. Ce livre, qui se veut outil pédagogique, s'efforce de retracer l'histoire de la pratique corporelle aujourd'hui dominante. Il constitue une analyse en profondeur du phénomène sportif et une contribution essentielle à la critique du sport.
Un journaliste conservateur au balcon de l'Europe. A la libération, René Payot, directeur du Journal de Genève, est reçu comme un véritable résistant à Besançon, Annecy et Paris. Il reçoit la Légion d'Honneur, des médailles et d'autres témoignages de reconnaissance. Dans plusieurs villes françaises, des places ou des rues portent son nom. Cinquante ans plus tard, celui-ci n'est pas oublié parmi les anciens du maquis. Qu'a donc pu faire ce ressortissant d'un pays neutre pendant la guerre pour mériter pareille popularité en France et en Belgique ... Depuis octobre 1941, René Payot s'est adressé aux auditeurs depuis les modestes intallations de Radio-Genève chaque vendredi soir à 19 heures 25 pour leur donner son point de vue sur l'évolution du conflit. S'exprimant en français, il donnait la priorité aux événements affectant la France. C'est ainsi que les gens qui l'écoutaient ont pu l'entendre commenter quelques grands épisodes de la guerre : La contre-offensive soviétique de l'hiver 1941-1942, les succès japonais, le procès des responsables de la défaite de 1940 organisé par Pétain à Riom, le retour de Laval au pouvoir en 1942, le STO, le débarquement allié en Afrique du Nord et l'occupation de la zone libre, Stalingrad... Au moment où l'Italie s'effondre, en été 1943, son audience est devenue considérable et le public puise dans les chroniques de René Payot l'espérance de la fin du cauchemar. Mais ces gens qui captent sa voix claire, au ton tranchant où perce parfois un trait d'ironie, dans le secret d'un grenier ou d'une pièce retirée, qui sont-ils ? Que connaissent-ils de ce personnage ? Quel souvenir en ont-il conservé ... Le portrait politique de René Payot que dresse ce livre surprendra plus d'un lecteur, tant il semble ne pas correspondre au mythe qui s'est édifié autour du chroniqueur genevois. Au fil des pages, on découvrira un homme profondément attaché aux valeurs les plus conservatrices, un chantre de la " révolution nationale ", admirateur de Pétain et hostile à de Gaulle, ce diviseur des Français et qui aura, au moment de Munich, reconnu en Mussolini " un grand Européen ". L'ouvrage donne quelques pistes pour comprendre le parcours d'un homme qui a reçu - successivement -, des distinctions aussi bien de la part du maréchal Pétain que du général de Gaulle. En replaçant dans leur contexte les analyses du chroniqueur genevois, il livre surtout quelques clés sur son public, dont René Payot a été le brillant porte-parole : Bourgeois conservateurs, serviteurs du maréchal et patriotes, ils doutent de la validité de leurs choix durant l'hiver 1942-1943, avant de basculer dans une résistance plus ou moins active durant l'année 1943 et de rallier les rangs du gaullisme.
Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que ton sait ou croit savoir Biographie: Michel Caillat est professeur d'économie et de droit, et responsable du Centre d'Analyse Critique du Sport (CACS). Il montre en quoi l'Olympisme est un pur idéalisme et démontre que le sport n'est pas un jeu mais un phénomène social aux multiples implications politiques, économiques et idéologiques
Il ne suffit pas de dire "le sport je m?en moque, ça ne m?intéresse pas" pour lui échapper. Imperceptiblement, insidieusement, il s?impose même aux individus les plus imperméables aux récits fabuleux, aux exploits héroïques et aux épreuves de légende. Consciemment ou inconsciemment, le sport est dans toutes les têtes. Curieusement, alors même qu?il colonise notre quotidien, il reste une terre inconnue et véhicule de nombreuses idées reçues : Le sport favorise l?intégration, La violence du sport est un bon exutoire, Il y a trop d?argent dans le sport, Le sport soigne les maux de la société... L?occassion ici de faire le tri et de décrypter l?une des passions de notre société contemporaine, à la fois pratique individuelle et identité collective.