
Migrations et identités : l'exemple de l'Allemagne aux XIXe et XXe siècles
L'Allemagne a tardé à se considérer comme territoire d'immigration bien qu'elle le fût devenue depuis longtemps pour des raisons économiques. Depuis quelques années elle s'intéresse à ce problème au présent, mais également aux migrations intérieures et extérieures qu'elle a connues par le passé. Elle se replonge ainsi dans les mouvements humains dramatiques des 19e et 20e siècles. A partir des contributions de germanistes, d'historiens, d'un psychanalyste, d'un magistrat, d'un politologue, le présent ouvrage jette sur le phénomène migratoire des éclairages complémentaires, centrés sur l'Allemagne du point de vue thématique, mais qui atteignent une dimension beaucoup plus large. Volontaires ou contraintes, individuelles ou en groupe, les migrations étudiées apparaissent comme des ruptures qui conduisent, selon les cas, à des déracinements complets ou à des réenracinements effectifs qui ne dépendent pas de la seule capacité du migrant, mais aussi de l'attitude du pays d'accueil.
| Nombre de pages | 223 |
|---|---|
| Date de parution | 25/06/2009 |
| Poids | 420g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782757401057 |
|---|---|
| Titre | Migrations et identités : l'exemple de l'Allemagne aux XIXe et XXe siècles |
| Auteur | Cahn Jean-Paul ; Poloni Bernard |
| Editeur | PU SEPTENTRION |
| Largeur | 160 |
| Poids | 420 |
| Date de parution | 20090625 |
| Nombre de pages | 223,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Troisième Reich dans l'historiographie allemande. Lieux de pouvoir, rivalités de pouvoirs
Cahn Jean-Paul ; Martens Stefan ; Wegner BerndLe Troisième Reich intéresse encore et toujours les Français, mais les travaux des historiens allemands, rarement traduits, sont très peu connus. Leur production, nuancée et majoritairement sans complaisance, apporte pourtant beaucoup à la connaissance des dictatures - et, a contrario, aux menaces que les extrêmes font peser sur la démocratie. Les "lieux de pouvoir" dont se préoccupe le présent ouvrage ne portent pas sur les rivalités entre les figures de proue du nazisme, déjà bien connues, mais entre institutions. Apparaissent ainsi des escalades de zèle - notamment entre ministères et instances du NSDAP - c'est à qui servira le mieux le Führer. Mais, si ces rivalités servaient assez largement les intérêts d'Hitler, il arrivait qu'elles fussent grandement contre-productives, comme le montre celle qui mit en concurrence la marine, l'aviation et l'armée de terre au moment de la campagne de Russie. Les dysfonctionnements qui sont ici révélés entament sérieusement l'image d'un Reich monolithique et remarquablement organisé.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,00 € -

De la guerre juste à la paix juste. Aspects confessionnels de la construction de la paix dans l'espa
Cahn Jean-Paul ; Knopper Françoise ; Saint-Gille ACet ouvrage contribue, à partir d'études de cas empruntées au passé de la France et de l'Allemagne, à une réflexion sur les problèmes que pose la transition de la guerre à la paix. Il aborde la question: comment construire la paix? à partir d'un angle d'attaque qui fait la part belle à la dimension confessionnelle, dont on sait l'importance - et l'ambivalence - pour la représentation des conflits comme pour la construction de la paix dans l'espace germanique et, dans une moindre mesure, dans l'histoire de la nation française. Il retrace l'évolution qu'ont connue, au fil de quatre siècles, les réflexions sur la guerre et la paix en France et en Allemagne, et il analyse les causes intérieures et extérieures de la fragilité des paix. Un accent est d'abord mis sur les traités de paix de Westphalie qui ont comblé les lacunes de 1555 et offert des garanties juridiques fondamentales. Puis les auteurs montrent comment l'inadéquation s'est creusée, au XVIIIe et au XIXe siècle, entre les théoriciens de la paix et les chantres des conflits, l'adversaire devenant, d'hérétique ou rebelle, l'ennemi de la nation. Les divergences entre chrétiens pacifistes et adeptes d'une forte présence militaire ont alors incité certains protestants à distinguer de plus en plus la sphère privée de la sphère publique. Cette distinction se retrouvera même chez des résistants au Troisième Reich et sera également, pendant la Guerre froide, au coeur des débats entre adeptes ou détracteurs du réarmement. Biographie de l'auteur Jean-Paul Cahn, professeur de civilisation allemande à l'université de Paris IV - Sorbonne. Président du "Comité franco-allemand de Recherches sur l'Histoire de la France et de l'Allemagne aux XIXe et XXe siècles"; co-responsable avec Hartmut Kaelble de la Schriftenreihe des Deutsch-franzosischen Historikerkomitees section, Geschichte, Steiner Verlag, Stuttgart.Françoise Knopper, professeur de littérature et civilisation germaniques à l'université de Toulouse 2. Co-responsable de la collection "Interlangues civilisations" aux Presses universitaires du Mirail; directrice de l'EA 4151 Centre de Recherches et d'Études Germaniques (Toulouse 2); co-responsable du programme de formation recherche "Dire et construire la paix" (LIERA).Anne-Marie Saint-Gille, professeur de littérature et civilisation germaniques à l'université Lumière-Lyon 2. Vice-présidente de la Société des Études Germaniques (Paris) et membre du comité de lecture de la revue; membre du "comité de pilotage" du LIERA; directrice de la collection "Regards sur l'Allemagne" aux Presses universitaires de Lyon.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,00 € -

Allemagne 1945-1961. De la "catastrophe" à la construction du Mur
Cahn Jean-Paul ; Pfeil UlrichEn 1945, l'Allemagne est en ruine. Après une "guerre totale", le pays est occupé par les quatre Alliés et doit retrouver sa place parmi les peuples civilisés. En 1949 la Guerre froide conduit à la division de l'Allemagne. En 1961, le Mur de Berlin devient réalité pour tout un peuple et le symbole de l'Europe divisé en deux blocs. Au coeur de ce conflit global s'accentue la rivalité entre la RFA à l'Ouest et la RDA à l'Est, deux pays qui, dans leur affrontement politique, social et culturel, ne cessent de se comparer l'un à l'autre et prétendent chacune incarner la nation dans son entier. Sans passer sous silence les points qui séparent les deux Allemagnes, cet ouvrage se propose de mettre l'accent sur deux entités certes structurellement antithétiques et politiquement rivales, mais qui restent à bien des égards tributaires l'une de l'autre. Premier à présenter en France cette approche intégrée de l'histoire allemande, ce livre expose les résultats de la recherche récente dans des domaines choisis, afin de faire découvrir aux lecteurs l'Allemagne des années 1950 dans sa diversité et ses contradictions. Cet ouvrage comprend une bibliographie choisie et une chronologie qui en font un manuel accessible à tous ceux qui s'intéressent à l'Allemagne. Biographie de l'auteur Jean-Paul Cahn, professeur de civilisation allemande à l'université de Paris IV. Ulrich Pfeil, professeur de civilisation allemande à l'université Jean Monnet, Saint-Etienne et chercheur associé à l'institut historique allemand de Paris.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Allemagne 1961-1974. De la construction du Mur à l'Ostpolitik
Cahn Jean-Paul ; Pfeil UlrichDans la nuit du 12 au 13 août 1961, le régime est-allemand érigea un mur dans l'ancienne capitale du Reich pour endiguer l'hémorragie de ses citoyens vers la RFA. Des familles furent déchirées et, au moment de sa destruction, en 1989, ce mur avait tué une centaine de personnes. Sa construction sembla cimenter l'ordre binaire de la Guerre froide et la division de l'Allemagne, mais il fut surtout la césure la plus profonde de l'histoire allemande entre 1945/49 et 1989/90. Cependant après quelques mois de colère et d'indignation, les nouvelles réalités provoquèrent une réorientation au sein de la classe politique occidentale, incitant Bonn à redéfinir ses rapports avec l'" autre Allemagne ". Celle-ci poursuivit ses efforts en vue de s'affirmer aux plans intérieur et extérieur. Le Mur mit fin à la crise de Berlin dans sa phase spectaculaire, mais il n'atténua guère la rivalité entre les deux Allemagnes qui s'installèrent à des degrés divers et de manière différente dans la division déclenchant un long processus de démarcation. Au début des années 1970, force était de constater que les divergences allaient croissant entre les projets politiques des uns et des autres, l'incompatibilité des structures sociales et les contrastes dans les usages linguistiques constituaient des frontières invisibles, tout comme les représentations culturelles qui se caractérisaient par des approches concurrentes. Ces éloignements politiques, sociétaux et culturels se trouvent à l'origine de l'Ostpolitik de Willy Brandt, lequel considéra que les deux États allemands ne pouvaient pas être étrangers l'un pour l'autre, si bien que leurs relations ne pouvaient que revêtir un caractère particulier. A partir des résultats de la recherche récente, cet ouvrage se propose d'analyser les spécificités d'une histoire intégrée des deux Allemagne caractérisée tout à la fois par des interdépendances et des démarcations.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Etre père. Une histoire plurielle de la paternité (XVe-XXe siècle)
Berthiaud Emmanuelle ; Boitel Isaure (dir.)Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Envois & Dédicaces
Farasse GérardEnvois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Soren Kierkegaard. Pensée et problèmes de l'éthique
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; ColetteCet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

Allemagne d'aujourd'hui N° 254, octobre-décembre 2025 : Du nouveau dans les relations culturelles fr
UMLAUF/COLINFace à de nombreuses crises internationales et à des évolutions dangereuses - citons ici seulement la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient ainsi que la montée générale du populisme de droite, du nationalisme et des régimes autoritaires en Europe et dans le monde - la diplomatie culturelle française et allemande, portée par des instruments et institutions différents comme l'Institut français et le Goethe-Institut, se voit confrontée à de nouveaux enjeux et défis. Quels sont les nouveaux instruments, quels les échecs et les succès ?PRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER18,00 €
