Ce livre raconte la vie et la mort des huîtres, depuis le captage du naissain jusqu'à leur dégustation au naturel ou cuisinées. Il s'articule autour de l'histoire et de l'actualité de la famille Madec, qui a fait du nom "Prat-Ar-Coum - Yvon Made " une véritable légende qui se tisse depuis 1898 dans le nord du Finistère, sur les rives de l'Aber-Benoît. A la fois visionnaires et dotés de la sagesse de paysans de la mer, c'est une belle histoire d'hommes et de femmes qui est proposée dans ce livre, autour d'un métier dont on découvre la noblesse et les finesses. Le texte est illustré d'une trentaine de recettes d'ici et d'ailleurs, et par le témoignage de personnalités attachées à l'excellence de Prat-Ar-Coum, dont le chef Guy Savoy qui signe la préface. Pur produit du littoral nord du Finistère, Patrick Codour est à la fois enraciné et voyageur, gourmand et bavard. Pour lui, manger est une chose sérieuse qu'il ne faut pas trop prendre ou sérieux. Il a grandi tant près des rivages bretons que ceux de l'Afrique, pour ensuite bourlinguer vers différents ports d'attache, en particulier en Asie. Cuisinier amateur et passionné, mais aussi chroniqueur et auteur culinaire, il est l'auteur du blog Cuisine de la mer, et des livres Récits et recettes du ressac et L'Art de ficeler. Patrick a grandi sur les rives de l'Aber-Wrac'h, à portée de godille des parcs et des exploitations ostréicoles, où il travaillait durant ses vacances. Aujourd'hui établi au bord de l'Aber-Benoît, il est connaisseur et passionné de l'huître, de la mer à la table.
Nombre de pages
111
Date de parution
14/06/2019
Poids
501g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782919370092
Titre
Prat-Ar-Coum, l'huître des abers
Auteur
Cadour Patrick ; Dupont Laurent ; Savoy Guy
Editeur
EPURE
Largeur
140
Poids
501
Date de parution
20190614
Nombre de pages
111,00 €
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Vous ne regarderez plus une plage de la même façon après la lecture de ce livre. Les espèces et les saisons, les techniques de pêche responsable, comme la manière de parer et de cuisiner les animaux comestibles de l'estran, sont clairement expliquées, avec la verve décalée de l'auteur qui prône le gai savoir et l'émerveillement devant ces splendides présents de la nature.
Chaque repas est un voyage, chaque plat raconte une histoire. C?est en quelques mots l?argument de ce livre consacré à la cuisine du Bistrot du Port, à ces plats « canaille » élaborés à base de produits de la mer, ceux de matelots au long cours ou de pêcheurs. On se prend à naviguer sur toutes les mers du monde, entre récits érudits et humour tonique. On y trouve des boissons, des plats crus et marinés, des grillades et des fritures, des farcis et des mijotés, soit près de 150 recettes provenant de tous les coins du monde, illustrées d?histoires de mer et de marins, dans une approche à la fois authentique et décontractée. L?idée générale étant de se régaler avec les moyens du bord.Table des matières : Boit-sans-soif (Boissons) Grand pavois (Carpaccios et tartares) Calme plat (Marinades)Spaghettis au zaatar, olives de Kalamata Coup de tabac (Tartinades) Lapin de carène (Plats cuisinés) Ragouts en radoub (Plats mijotés) Du bain sur la planche (Grillades) Mer d?huile (Fritures) Multicoque de la bicoque (Coquilles et carapaces)
Dans mes veines ce n'est pas du sang qui coule, c'est l'eau, l'eau amère des océans houleux. ". . , écrivait le poète franco-marocain Jean-Bernard Venturini en 1939. Peut-être avait-il pris connaissance des travaux du naturaliste René Quinton qui a déterminé que la composition du plasma humain est très proche de celle de l'eau de mer. Il en a extrapolé des applications thérapeutiques et évolutionnistes qui ne sont pas mon propos, mais j'aime cette idée du rapport charnel que nous avons à l'océan. C'est dans l'eau que toute vie sur cette terre est née, eau douce ou salée.
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !