Bien qu'il ait écrit une vingtaine de livres ? les textes dont une traduction est ici proposée sont extraits de trois d'entre eux ? Rafael Cadenas, né en 1930 à Barquisimeto (Venezuela), n'est pas un poète. C'est un lutteur. Ou si c'est un poète c'est un poète de ring. Cet homme ne cesse de se battre [?] Armé jusqu'aux dents de toutes sortes de mots coupants, comiques, solides parce qu'élevés à la dure et nourris frugalement, l'homme est soutenu par sa seule faiblesse. Il n'écrit pas pour la dissimuler, mais au contraire pour l'exhiber et, d'un trait, la décocher vers une cible, plantée à quelques pas seulement, dont la silhouette nous est familière, écrit Daniel Bourdon (dont nous avons publié Les gardiens du territoire et La dispersion) en présentation de cette anthologie qu'il a établie et traduite. C'est la première publication en France du poète vénézuélien.
Nombre de pages
65
Date de parution
06/10/2003
Poids
154g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782851945952
Titre
Fausses manoeuvres
Auteur
Cadenas Rafael
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
145
Poids
154
Date de parution
20031006
Nombre de pages
65,00 €
Disponibilité
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Cadenas Rafael ; Montejo Eugenio ; Crespo Luis Alb
Cette anthologie bilingue offre une sélection, une traduction et une présentation des textes de trois des plus grands poètes que le XXe siècle ait donné au Venezuela, donnant ainsi accès à leurs oeuvres au lectorat français. La poésie - « intranquille », sans concession ni séduction - de Rafael Cadenas est traversée par une acerbe lucidité qui dit à la fois l'espoir qui fonde l'aventure du poème et l'amertume qui résulte de cette chasse impossible et cependant inéluctable. Pour sa part, la poésie de Eugenio Montejo est celle d'une célébration - celle de la présence du monde et au monde, toujours évanescente - et celle d'une tentative pour la fixer en mots, la sauver du fugitif, tout en sachant que la lumière du bonheur est frappée par l'ombre de la perte. Quant à celle de Luís-Alberto Crespo, elle procède d'une poétique de l'éclat. Les images ne fleurissent qu'une fois, dans l'éblouissement et la stupeur, puis laissent de nouveau le silence retomber sur le vide.
L'ouvrage indispensable pour réussir le semestre 3 de votre DUT TC. Le cours de toutes les matières du semestre 3 du DUT TC traité dans des fiches claires et synthétiques. Des exercices accompagnés de leurs corrigés pour vérifier la bonne acquisition des connaissances. Des conseils méthodologiques. L'intégralité de votre livre avec une simple connexion Internet ! Pour en savoir plus: www.nathan.fr/livre-en-ligne.
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux confins de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !
Jaccottet Philippe ; Thomas Henri ; Blanc Philippe
Philippe Jaccottet est né en Suisse à Moudon en 1925. En 1941 il rencontre Gustave Roud qui lui fait découvrir Novalis et Hölderlin. Agé de vingt ans, il voyage en Italie, rencontre Ungaretti, puis en France où il séjourne, à Paris de 1946 à 1952. Dépassant l'existentialisme comme le surréalisme, Jaccottet instaure un clacissisme plus concret. En 1953, il s'établit en Provence à Grignan avec sa femme, peintre, et ses deux enfants, au moment où paraît son premier grand recueil : L'effraie et autres poésies. On lui doit, en marge d'une ?uvre poétique abondante, de nombreuses traductions : Ungaretti ou Musil dont il a rendu accessible au lecteur français la quasi-totalité de l??uvre. Henri Thomas est né en 1912. Proche de Gide et du groupe de la NRF, il noue très tôt de solides amitiés littéraires. Il publie en 1940 son premier roman, Le seau à charbon, puis l'année suivante son premier recueil poétique, Travaux d'aveugle. Après quelques années à Londres, John Perkins, prix Médicis en 1960, puis, Le promontoire, prix Femina en 1961, lui assureront une certaine notoriété. L'année 1965 marque le début d'une période sombre. Devenu veuf il ne publie que de minces plaquettes avant de renouer, en 1985, avec une intense activité créatrice. La correspondance de ces deux figures majeures de la poésie est le filigrane d'un demi siècle d'histoire littéraire. Débutée en 1949 elle ne prend fin qu'en 1993 avec la mort d'Henri Thomas. Réunis par le même souci d'équilibre entre ?délice et supplice de vivre?, entre angoisse et splendeur, c'est d'abord la poésie qui est au centre de leurs échanges : la littérature est le seul grand sujet de cette réflexion vivante.