Le duo d'artistes espagnols Angel Albarrán et Anna Cabrera entretiennent une relation particulière avec la nature. Source d'inspiration, sujet photographique ou décor presque irréel, elle est toujours, d'une manière ou d'une autre, présente dans leurs images. Comme un fil conducteur dans leur production, les arbres sont souvent représentés : l'ombre d'une branche, le dessin d'un feuillage devenu abstrait ou encore une silhouette tortueuse au centre du cadre. Seulement l'arbre n'est pas le seul sujet de cet ouvrage. Il s'agit pour eux d'explorer plus largement la relation que l'homme entretient avec la nature. " Nous partons du principe que la compréhension de l'homme passe par celle de la nature, non pas telle qu'elle est, mais plutôt comme nous sommes. En restant attentifs et observateurs, nous pouvons percevoir les deux, car nous sommes à la fois témoins et faisons l'objet d'une observation. ", précisent-ils. Cela se fait avec l'aide de la littérature, et notamment les écrits d'Hermann Hess, qui partage cette pensée et ce que les artistes expriment. Les photographes mêlent à la manière d'un peintre un équilibre si caractéristique des couleurs à une technicité du tirage hors norme, qui est devenue l'une de leurs marques de fabrique. La feuille d'or vient rehausser les couleurs vives, quand une trace argentée ne souligne pas un reflet, pour nous plonger dans des paysages oniriques et hors du temps. Loin d'idéaliser cette nature, les photographes s'attachent à magnifier l'existant, en nous emmenant dans un voyage chromatique unique qu'eux seuls sont capables d'inventer.
Date de parution
19/10/2023
Poids
1 152g
Largeur
222mm
Plus d'informations
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EAN
9782365113656
Titre
A l'écoute des arbres
Auteur
Cabrera Anna ; Albarrán Angel ; Renault Nelly
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
222
Poids
1152
Date de parution
20231019
Nombre de pages
0,00 €
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Cabrera Infante Guillermo ; Bensoussan Albert ; Ma
Un après-midi de pluie, un homme et une femme déjeunent dans un restaurant du centre-ville de La Havane: une scène d'ouverture commune pour ces nouvelles, point de départ de trois histoires d'amour qui sont autant de portraits de Cuba. En un brillant exercice de style, Cuba aux multiples visages: l'île des rites africains et des tambours sacrés, l'île des hôtels de luxe, l'île de l'utopie communiste et des persécutions politiques.
Somme culturelle qui rassemble tous les types urbains de La Havane nocturne et dépravée, ce livre est avant tout le roman du langage. Les trois tigres des Tropiques pas si tristes sont, en fait, quatre comme nos Mousquetaires : Silvestre l'écrivain, Arsenio Cué l'acteur, Códac le photographe et Eribó le joueur de bongo, qui gravitent autour d'un personnage emblématique, Bustrófedon - qui est aussi le boustrophédon, ou écriture grecque ancienne qui se lisait alternativement de gauche à droite et inversement -, que l'on ne perçoit pratiquement que comme une voix. Naturellement ce livre est aussi une histoire, ou plutôt un tissu d'histoires. Les débuts dans la vie de chacun des principaux personnages sont ainsi présentés comme autant de nouvelles indépendantes, mais tous ces personnages évoluent dans le même monde : La Havane d'avant la Révolution, métropole nocturne, monde trouble, humide, torride, déliquescent, clos sur lui-même, avec ses bars, ses night-clubs, et leur faune d'entraîneuses, de prostituées, d'homosexuels, de musiciens, de chanteuses - telle l'énorme et géniale Estrella, poignante Moby Dick de cette mer des Sargasses. Un même délire détruit les personnages de cette Babel.
Résumé : Les récits de Guillermo Cabrera Infante réunis dans ce volume constituent une sorte de chronique de la vie quotidienne à Cuba sous la dictature de Batista. Utilisant ses souvenirs personnels, l'auteur nous offre une description de la société de son pays. Chaque récit est précédé et suivi d'une vignette : tel est le nom de ces résumés brefs, percutants, que Guillermo Cabrera Infante offre au lecteur dans un style volontairement dépouillé de tout pittoresque, de toute note subjective. Grâce à ces vignettes, l'auteur nous reporte brusquement au niveau de l'horreur dans laquelle vivaient, se débattaient, mouraient de mort violente les Cubains avant la révolution fidéliste. Le livre du conteur cubain, mieux que tous les reportages, mieux que tous les récits de voyage, permettra au lecteur de saisir les raisons de la profonde colère qui poussa le peuple de la plus grande des îles de la mer des Caraïbes à triompher de la tyrannie et à défendre les conquêtes de sa Révolution.
Salgado Sebastião ; Orsenna Erik ; Séclier Philipp
Résumé : Oiseaux du bout du monde : des îles Galápagos, aux forêts du Mato Grosso au Brésil, des hauts plateaux éthiopiens jusqu'aux terres glacées et volcaniques de la péninsule antarctique, les images de Sebastiao Salgado nous immergent dans une nature puissamment lyrique, envisagée comme un lieu d'expérience esthétique. Ciels, lumières, végétations, terres au relief minéral sont autant d'écrins où vivent fous de Bassan, ibis, aras, vautours ou encore manchots. Les oiseaux de Salgado donnent à voir un monde originel, un couple d'albatros aux sourcils noirs se love tendrement l'un contre l'autre, un duo de labbes antarctiques entame une danse rituelle, un hocco de Blumenbach pose hiératiquement avec un membre de la tribu des Korubo - un des derniers peuples à vivre en quasi-autarcie en Amazonie -, des flamants des Caraïbes se mirent dans un paysage d'éden, un groupe de manchots opère des glissades sur un iceberg, tandis que de l'autre côté du globe, pour la fête du Condor, un père et son fils se vêtent d'ailes symboliques, tels deux Icare des temps premiers. Vols suspendus, toutes rémiges déployées, silhouettes en équilibre gracieux sur une ligne de frondaison, colonies organisées en conciliabules sur une langue glaciaire ou encore oiseau niché à l'abri du vent et dont les ailes se font corolle : le peuple des oiseaux que nous offre les images de Salgado fascine par sa beauté et sa diversité.
La Collection du Grand Prix du jury de la Photographie 7L présente l'histoire de la photographie par le prisme d'une nouvelle génération d'artistes, lauréats du prix remis lors du Festival international de mode, de photographie et d'accessoires - Hyères de la villa Noailles. Chaque volume se compose d'un entretien entre le photographe lauréat et le président du jury, d'un corpus visuel, d'un texte fictionnel l'interprétant librement, et d'un essai d'un spécialiste de l'histoire du médium, qui recontextualise l'oeuvre. Chaque exemplaire est accompagné d'un tirage en édition limitée.
En 2017, l'écrivain Jean-Philippe Toussaint rencontre l'éditeur Xavier Barral. Toussaint lui fait part de son désir de réaliser un livre de photos, l'idée étant de concevoir un livre introuvable - comme il le dit lui-même - composé avec les images prises par l'écrivain. " Un jour, j'ai pensé que je pourrais faire un livre avec mes photos. J'ai pensé alors que ce livre existait déjà, qu'il existait virtuellement, qu'il existait en puissance au coeur de mes photos. Ce livre, je ne devais pas l'écrire, je devais le découvrir. Je devais me replonger dans les milliers de photos que j'avais faites dans ma vie et exhumer le livre de photos qui s'y trouvait enfoui. Ce ne serait pas une création, ce serait une archéologie. Mais, si j'avais la conviction qu'un livre - un livre caché, un livre encore inatteignable - se trouvait au coeur de mes photos, j'avais aussi l'intuition que je ne parviendrais pas à l'atteindre moi-même, que j'avais besoin d'un regard extérieur pour le découvrir. " En 2017, l'écrivain Jean-Philippe Toussaint rencontre l'éditeur Xavier Barral. Toussaint lui fait part de son désir de réaliser un livre de photos, l'idée étant de concevoir un livre introuvable - comme il le dit lui-même - composé avec les images prises par l'écrivain. Rassemblées dans une valise, les images parviennent sur le bureau de Xavier Barral. Puis Xavier décède, la maison d'édition continue son chemin et la valise avec elle. La valise est là, il faut à présent l'ouvrir et commencer à esquisser une histoire visuelle et intuitive. Rangés dans des enveloppes en papier kraft et dans des cartons à dessins, plus ou moins classés par thème - Venise, Tokyo, Chine, New York... -, tirages couleur et noir et blanc, planches-contact et bandes de négatifs nous plongent dans l'imaginaire de l'écrivain. Après une première ébauche - amorcer un récit subjectif -, Jean-Philippe Toussaint se saisit de l'histoire et complète les images de la valise d'autres plus anciennes et personnelles. Le livre se compose peu à peu au fil de 36 poses... Considéré comme un écrivain très visuel - " dès mes premiers romans, j'ai toujours imaginé visuellement les scènes " - Toussaint a conçu ici un ouvrage où mots et images se font l'écho les uns des autres et tissent ensemble une oeuvre qui parle du regard. Un entretien mené avec Philippe Séclier, qui revient sur la relation de l'auteur avec l'image et ses échos dans l'écriture, clôt l'ouvrage.