Le Cimétière de Sion. De Yad Vashem à Chatila-Gaza
Cabral Tristan
L'HARMATTAN
14,00 €
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EAN :9782296123656
En 1974, grâce à Pierre Drachline, son premier recueil Ouvrez le feu (Editions Plasma) sonne comme un coup de tonnerre dans le paysage quelque peu figé de la poésie française. Xavier Grall parlera d'un Goncourt de la poésie et François Bott, du Monde, écrira : " C'est l'un des seuls vrais romantiques de notre époque " (Journées infimes, p114). Plusieurs fois emprisonné en France et dans les Andes, il sera interné par sa famille de 2003 à 2005. Le Cimetière de Sion est son 14e ouvrage, sans doute le plus essentiel et le plus pathétique. La famille du poète vit à la fois à Jérusalem et à Beyrouth. Mais là où il se sent le mieux, c'est à Ramallah, la ville de son ami Mahmoud Darwich, disparu le 8 août dernier. Le Cimetière de Sion nous crie que la mer sera de plus en plus rouge, si Ismaël et Isarel ne se réconcilient pas. Un avertissement, à la fois superbe et terrible, quelques mois après le massacre de Gaza ! Comme son frère, Gabriel Celaya (Poésie urgente), Cabral vit la poésie au quotidien, "comme une arme du futur".
Nombre de pages
134
Date de parution
25/05/2010
Poids
170g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296123656
Titre
Le Cimétière de Sion. De Yad Vashem à Chatila-Gaza
Auteur
Cabral Tristan
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
170
Date de parution
20100525
Nombre de pages
134,00 €
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Alejandra, / C'est peut-être aujourd'hui / Notre dernier tango, / Notre dernière milonga ; / Ici, on exécute même le dimanche ; / Alors, / Donne-moi la main pour traverser la semaine".
L'oeuvre poétique de Tristan Cabral est hantée, depuis la publication de son premier recueil Ouvrez le feu! en 1974, par l'emprise psychiatrique sur des hommes orphelins d'eux-mêmes. Les poètes voient les situations et les drames avant de les vivre. Tristan Cabral a rejoint, après un incident sur la voie publique, ses hantises. Interné en clinique, il écoute les voix des absents, des excusés, et nous restitue ici une beauté couleur d'hommes.
Enfant illégitime de la Seconde Guerre mondiale, j'ai voulu montrer en suivant le Danube de sa source à son embouchure sur la mer Noire que le monde lui-même ne cesse de naître et de renaître d'une guerre permanente qui ne cessera jamais, que d'autres Ben Laden viendront comme ils sont déjà venus, et qu'une telle apocalypse ne prendra fin qu'avec l'Homme lui-même. Pourtant, un enfant viendra vêtu de paix et de lumière. On l'appellera alors l'enfant du Transylvanien. " T. C.
Tristan Cabral a toujours mis son coeur en concordance avec celui des "suicidés de la société", des réfractaires, des élus qui érigent leur solitude en "barricade mystérieuse". Il se veut, une fois de plus, le témoin vigilant de la déshumanité ambiante. Face aux modernes barbares, il oppose ses mots mis à nu. Ces nouveaux poèmes, au lyrisme toujours aussi flamboyant, à la lisibilité immédiate, frappent par leur présence douloureuse au monde.