Le prestige de la langue grecque parcourt tel un fil rouge tout le Moyen Âge. Lorsque les quatre Pères fondateurs de l'abbaye de Lérins choisissent des pseudonymes orientaux, Macaire, Sérapion, Paphnuce et Macaire, c'est pour se parer des atours d'une origine orientale, porteuse, dès ce Ve siècle, d'un label d'ascétisme. Ce prestige est tout autant celui de la langue du Nouveau Testament que des auteurs qui avaient écrit dans cette langue, les Pères pour l'essentiel. Ancienne terre byzantine, espace de contact entre chrétiens d'Orient et d'Occident, l'Italie occupe une place particulière dans la réception européenne médiévale de la mémoire des Pères grecs. Loin de faire l'histoire linéaire d'une (re)découverte des Pères grecs et cappadociens, trouvant son acmé dans un humanisme qui serait le parangon et l'avènement de la modernité, cet ouvrage envisage la superposition des strates mémorielles, des traductions, des circulations, fortuites et provoquées, des appropriations et des usages des Pères orientaux jusqu'aux humanistes qui en tirèrent arguments pour mieux légitimer le mouvement dont ils se voulaient porteurs et pour lequel ils présentaient comme une restauration ce qui était un héritage millénaire. Ont contribué à cet ouvrage : Guillaume Bady, Bernadette Cabouret, Emanuela Colombi, Maria Corsi, Michele Cutino, Carlo Delcorno, Isabelle Fabre, Camille Gerzaguet, Stéphane Gioanni, Patrick Henriet, Marie-Céline Isaïa, Alessandra Malquori, Annick Peters-Custot, Marie Piccoli-Wentzo, Gian Luca Potestà, Filippo Ronconi, Camille Rouxpetel, Peter Van Deun.
Nombre de pages
394
Date de parution
10/09/2020
Poids
528g
Largeur
140mm
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EAN
9782204136501
Titre
La réception des Pères grecs et orientaux en Italie au Moyen Age (Ve-XVe siècle). Textes en français
On peut choisir d'étudier l'Empire romain par le biais des événements généraux et des vicissitudes militaires ou politiques, on peut faire l'histoire des grands hommes en suivant des sources antiques qui les ont privilégiés. Mais on peut aussi s'intéresser aux composantes anonymes de la société qui a incarné cette histoire. Les femmes et les hommes qui ont peuplé villes et campagnes de l'Orient romain sont ici présentés en une période particulière, celle de l'Antiquité tardive. Pourquoi l'Antiquité tardive ? C'est une époque de bouleversements et de profonds remaniements : le gouvernement impérial devient un dominat, l'Etat impose des contraintes qui sont vivement ressenties et l'économie se transforme, la séparation est consommée entre l'Orient et l'Occident et le christianisme modifie les comportements, les pensées, bref paraît irriguer et informer la société. Ce sont tous les acteurs de cette évolution aux rythmes contrastés, sur fond de relative prospérité générale, que l'on veut convoquer. Ces femmes et ces hommes se confrontent ou s'associent selon les cas, solidaires ou étrangers, puissants ou misérables, mais tous participent à la construction d'une société et d'un système qui, issus de l'empire romain, s'avèrent suffisamment stables pour fonder peu à peu l'Empire byzantin.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...