Si les historiens ont été plus enclins à traiter de l'antifascisme des exilés politiques, l'engagement de certains immigrés italiens au sein du fascisme a longtemps été occulté.Pourtant, au-delà des 2% d'Italiens de France qui ont endossé la chemise noire, un « fascisme diffus » s'est développé avec des formes d'imprégnations variées au service de la promotion d'une italianité idéologisée.Ainsi, les fasci essaiment-ils à travers le monde ? dont la moitié en France ?, tout comme les Case d'Italia (Maisons d'Italie), « oasis d'italianité, de foi fasciste et d'amour de la patrie ».Si le projet n'est pas d'étendre l'emprise totalitaire en dehors de la Péninsule, il s'agit de promouvoir l'idéologie fasciste au moyen d'une intense propagande relayée par la presse (La Nuova Italia), mais aussi l'action sociale et culturelle et le sport.Ce sont toutes ces formes que cet ouvrage, qui rassemble les meilleurs spécialistes, entend traiter ici, en résonnance avec la remontée contemporaine des périls, mais aussi au regard d'une mémoire collective de l'immigration italienne en France bien souvent idéalisée.
Nombre de pages
312
Date de parution
10/09/2026
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791031808710
Auteur
BUZZI PIERRE-LOUIS
Editeur
CAVALIER BLEU
Largeur
140
Date de parution
20260910
Nombre de pages
312,00 €
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Dans ce petit livre très dense, composé avec le concours d'un compagnon de jeunesse, le célèbre dessinateur satirique américain narre ses années d'enfance et d'adolescence à Bucarest entre les deux guerres et l'éveil de ses instincts artistiques, son séjour en Italie, d'abord étudiant, puis assigné à résidence par les autorités fascistes au début du conflit, avant de recevoir l'autorisation d'émigrer aux États-Unis. Dans une deuxième partie, il décrit ses impressions de l'Amérique dans les années quarante, lorsqu'il découvre, avec l??il critique et fasciné d'un artiste européen immigré, les paysages, les architectures, la civilisation du nouveau-monde. Il consacre la troisième partie, sans doute la plus importante aux yeux des amateurs, à des réflexions sur l'art, surtout sur le rôle que jouent pour lui les ombres et les reflets, si bien exprimés dans ses dessins, et analyse pour nous sa manière de composer. Au fil des pages, on trouvera un tableau touchant de la petite bourgeoisie juive en Roumanie avant guerre, des anecdotes amusantes sur les restaurants américains et sur la vie mondaine à Washington à l'époque, et aussi des maximes teintées d'humour sur des sujets variés. Un texte-clé pour les nombreux admirateurs de Saul Steinberg.
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