
L'Etat global
A l'ère des migrations permanentes, dues à des pressions économiques, culturelles, militaires ou climatiques, l'Etat devient de plus en plus un lieu transitoire, temporaire, et ses habitants sont de plus en plus des apatrides. Qu'est-ce que les philosophes contemporains peuvent nous dire sur ce phénomène qui concerne aussi bien les Palestiniens que les membres de l'Union européenne ? Comment peut-on encore avoir le sentiment d'appartenir à une nation ? Qui exerce le pouvoir aujourd'hui ? Avons-nous toujours le droit d'avoir des droits ? Et que signifie, par exemple, le fait de chanter l'hymne américain en espagnol ? . . Judith Butler, professeure de rhétorique et de littérature comparée à l'Université de Californie à Berkeley, est notamment l'auteure du célèbre Trouble dans le genre : le féminisme et la subversion de l'identité. Gayatri Chakravorty Spivak, professeure de littérature anglaise et comparée à l'Université Columbia à New York, pionnière des études postcoloniales, est notamment l'auteure du classique ln Other Worlds, à paraître aux Éditions Payot.
| Nombre de pages | 107 |
|---|---|
| Date de parution | 12/09/2007 |
| Poids | 114g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782228902212 |
|---|---|
| Titre | L'Etat global |
| Auteur | Butler Judith ; Chakravorty Spivak Gayatri |
| Editeur | PAYOT |
| Largeur | 120 |
| Poids | 114 |
| Date de parution | 20070912 |
| Nombre de pages | 107,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ce qui fait une vie (VO ukrainien). Essais sur la violence, la guerre et le deuil
Butler JudithImpression à la demandeCOMMANDER15,00 € -

Deux lectures du jeune Marx
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; HaseldeJudith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,00 € -

Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du sexe
Butler Judith ; Nordmann CharlotteJudith Butler opère dans Ces corps qui comptent une reformulation de ses vues sur le genre en répondant aux interprètes de son précédent livre, qui y voyaient l'expression d'un volontarisme (on pourrait "performer" son genre comme on joue un rôle au théâtre, on pourrait en changer comme de chemise) et d'un idéalisme (le genre ne serait qu'une pure construction culturelle ou discursive, il n'y aurait pas de réalité ou de substrat corporel derrière le genre). Selon l'auteure, la prise en compte de la matérialité des corps n'implique pas la saisie effective d'une réalité pure, naturelle, derrière le genre: le sexe est un présupposé nécessaire du genre, mais nous n'avons et n'aurons jamais accès au réel du sexe que médiatement, à travers nos schèmes culturels. Autrement dit, le sexe, comme le genre, constitue une catégorie normative, une norme culturelle, donc historique, régissant la matérialisation du corps. Il importe dans cette perspective de souligner que le concept de matière a une histoire, et qu'en cette histoire sont sédimentés des discours sur la différence sexuelle. Or, si certains corps (par exemple les corps blancs, mâles et hétérosexuels) sont valorisés par cette norme, d'autres (par exemple les corps lesbiens ou noirs) sont produits comme abjects, rejetés dans un dehors invivable parce qu'ils ne se conforment pas aux normes. A travers une reprise critique du concept foucaldien de "contrainte productive', Judith Butler va, loin de tout volontarisme, s'efforcer de ressaisir la façon dont les corps, informés par des normes culturelles, peuvent défaire ces normes et devenir le lieu d'une puissance d'agir transformatrice. Cette réflexion sur la matérialité des corps et les limites discursives du sexe est donc indissociablement épistémologique et politique. Biographie de l'auteur Judith Butler enseigne à l'université de Californie (Berkeley). Elle est entre autres l'auteure de Trouble dans le genre (La Découverte), du Pouvoir des mots (Editions Amsterdam), d'Humain, inhumain: le travail critique des normes (entretiens, Editions Amsterdam) et de Défaire le genre (Editions Amsterdam)."EpuiséVOIR PRODUIT24,40 € -

Défaire le genre
Butler Judith ; Cervulle MaximeFaire" son genre implique parfois de défaire les normes dominantes de l'existence sociale. La politique de la subversion qu'esquisse Judith Butler ouvre moins la perspective d'une abolition du genre que celle d'un monde dans lequel le genre serait "défait", dans lequel les normes du genre joueraient autrement, tout autrement. Que le genre puisse être défait présuppose en effet qu'il est un "faire" susceptible de transformations et non une structure figée et immuable. Ce livre, retour critique sur les analyses développées par l'auteure dans Trouble dans le genre, s'inscrit dans une démarche indissociablement théorique et pratique: il s'agit, en s'appuyant sur les théories féministe et queer, de faire la genèse de la production du genre et de travailler à défaire l'emprise des formes de normalisation qui rendent certaines vies invivables, ou difficilement vivables, en les excluant du domaine du possible et du pensable. Par cette critique des normes qui gouvernent le genre, avec plus ou moins de succès, il s'agit ici dégager les conditions de la perpétuation ou de la production de formes de vie plus vivables, plus désirables et moins soumises à la violence. Judith Butler s'attache notamment dans les présents essais à mettre en évidence les contradictions auxquelles sont confrontés ceux et celles qui s'efforcent de penser et transformer le genre. Défaire le genre manifeste en particulier le souci de la façon dont les luttes pour la reconnaissance et l'égalité sont susceptibles, pour ainsi dire malgré elles, de contribuer à l'invisibilisation et à l'exclusion de certain-e-s. Sans prétendre toujours dépasser ces contradictions, ce livre semble en définitive suggérer la possibilité de leur traitement politique: "La tâche de tous ces mouvements me paraît être de distinguer entre les normes et les conventions qui permettent aux gens de respirer, désirer, aimer et vivre, et les normes et les conventions qui restreignent ou minent les conditions de la vie elle-même. La critique des normes de genre doit se situer dans le contexte des vies telles qu'elles sont vécues et doit être guidée par la question de savoir ce qui permet de maximiser les chances d'une vie vivable et de minimiser la possibilité d'une vie insupportable ou même d'une mort sociale ou littérale".EpuiséVOIR PRODUIT17,00 €
Du même éditeur
-

Une histoire de tout, ou presque ...
Bryson Bill ; Bouillot FrançoisePosez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.EpuiséVOIR PRODUIT11,50 € -

Le fétichisme dans l'amour
Binet AlfredPourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER7,65 € -

Les parents ne sont pas responsables des névroses de leurs enfants
Bergler EdmundRésumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).EpuiséVOIR PRODUIT10,65 € -

Psychopathologie de la vie quotidienne
Freud Sigmund - Jankélévitch SergeOublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER9,95 €
