William Morris (1834-1896), penseur à la croisée du socialisme utopique et du marxisme, fut l'un des premiers à dénoncer les contradictions internes du capitalisme et les effets destructeurs de l'industrialisme. Son oeuvre est une ode à la convivialité, à l'épanouissement personnel et à l'émancipation collective à travers la réappropriation des activités créatrices. On reproche souvent à l'écologie de ne rien opposer de concret à la civilisation productiviste qu'elle combat. Toute la pensée de Morris repose sur l'idée qu'il faut réveiller les imaginations et mobiliser les forces révolutionnaires en montrant la possibilité d'un avenir commun désirable. Sa vision d'une société fondée sur le partage plutôt que la concurrence, l'égalité plutôt que la domination, la beauté plutôt que l'artifice, la qualité plutôt que le gaspillage reste une source d'inspiration inestimable pour tout projet de transformation sociale radicale.
Nombre de pages
101
Date de parution
09/10/2018
Poids
98g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782369352143
Titre
William Morris ou la vie belle et créatrice
Auteur
Bussy Florent
Editeur
CLANDESTIN
Largeur
110
Poids
98
Date de parution
20181009
Nombre de pages
101,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est en tant que morts en sursis que nous existons désormais". Infatigable pourfendeur de la bombe atomique, Günther Anders (1902-1992) qui préférait au titre de philosophe celui de "semeur de panique" , a fait des catastrophes de son siècle le point de départ de ses réflexions. Il a analysé le décalage périlleux, provoqué par la société industrielle, entre nos compétences techniques et nos facultés d'imagination. Alors que la technique rend infinie notre capacité de nuisance, notre aptitude à appréhender les conséquences de nos actes s'amoindrit ostensiblement. En soulignant le caractère visionnaire de son oeuvre, Florent Bussy nous rappelle que la peur est un instrument de lucidité et d'adaptation au présent face à l'imminence de catastrophes planétaires.
L'utopie a accompagné la modernité. Elle présente un idéal collectif ; non pas toujours, comme on lui reproche souvent, à la manière d'un monde parfait, clos sur lui-même et inaccessible, mais comme un ensemble de principes ou de pratiques désirables, permettant de faire un pas de côté par rapport à la réalité et de se libérer, au moins partiellement et provisoirement, de ses insuffisances. Elle a souvent été ambivalente, en faisant entrer la lumière et l'espérance dans l'obscurité politique, mais en contribuant aussi à produire de nouvelles ténèbres. Ses liens avec les régimes totalitaires et les expériences de radicalité demandent ainsi à être interrogés. C'est ce que propose de faire ce livre, animé de la certitude que l'utopie ne se réduit pas à l'essence qu'on souhaite fréquemment lui voir revêtir, à savoir un discours et des pratiques maximalistes et irréalistes, qui préparent les voies de la terreur et des lendemains qui déchantent. Avec la volonté du libéralisme de se constituer comme réalité totale, l'utopie est plus que jamais nécessaire, en instaurant un écart entre l'existant et l'idéal. En s'appuyant à la fois sur les textes et les pratiques, ce livre montre que l'utopie constitue un lien que les hommes peuvent nouer, par l'espérance et la lutte, pour dépasser les désillusions du réel et ne pas s'accommoder du monde comme il va, mais le rendre plus humain.
Ier décembre 1944, camp de Thiaroye, en périphérie de Dakar. Des tirailleurs sénégalais, faits prisonniers par les Allemands lors de la guerre et récemment rapatriés, réclament le paiement de leur solde. Un droit qui leur était promis depuis des mois. La réponse est sanglante et d'une violence inouïe : des centaines d'entre eux sont rassemblés sur une esplanade du camp, froidement mitraillés puis jetés dans des fosses communes. Pourtant, dès le lendemain, les autorités coloniales et militaires prétexteront une rébellion armée des tirailleurs et feront état de trente-cinq morts. Entre mensonge d'Etat et fraude scientifique, l'historienne Armelle Mabon mène depuis dix ans un véritable combat pour réhabiliter ces hommes et les faire reconnaître comme victimes d'un crime d'Etat. A l'heure des commémorations pour les quatre-vingts ans de ce massacre, ce livre est d'autant plus nécessaire que la France s'obstine à refuser de regarder en face de l'héritage raciste de la colonisation.
Méga-bassines, entrepôts logistiques, fermes-usines... Si les projets d'infrastructures polluantes se multiplient, nombreuses sont aussi les luttes qui s'y opposent en dénonçant leurs conséquences nocives. Contre des aménageurs guidés par la logique du profit, le recours au droit s'avère nécessaire et efficace. Mais l'outil juridique effraie et s'en saisir est complexe. Aussi, en suivant le déroulé typique d'un recours juridique, ce manuel illustré explore tous les cas possibles, présente les différents acteurs et les étapes clés afin que chacune et chacun, au sein d'un collectif ou non, puisse défendre un territoire menacé. Un livre illustré par Elsa Lecarpentier.
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