Risque et progrès sont depuis toujours intimement liés. De Prométhée à Frankenstein, en passant par Icare et Faust, tous les grands mythes soulignent la relation complexe qui les unit; tous font de l'homme un aventurier qui ne progresse qu'en se mettant en danger. S'éprouver face à l'autre, choisir sa destinée, penser par soi-même: chacun prend des risques pour se connaître et s'épanouir. Sur le plan collectif, l'Histoire aura justifié les utopies et les voyages les plus fous. Mais après Hiroshima et Tchernobyl, et à l'heure du clonage et des OGM, la méfiance est de mise: faut-il se garder du progrès comme de l'enfer? faut-il lui adjoindre un "principe de précaution"? Et si le risque demeurait la meilleure garantie de notre liberté...Richement illustrée, l'anthologie réunit textes littéraires, essais, articles de presse et chansons pour préparer l'épreuve de "culture générale et expression" du BTS.
Date de parution
08/09/2006
Poids
155g
Largeur
125mm
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EAN
9782080722584
Titre
Risque et progrès
Auteur
Bussière Marc, Destaing Jérôme, Labaune Philippe
Editeur
FLAMMARION
Largeur
125
Poids
155
Date de parution
20060908
Nombre de pages
0,00 €
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Nouvel An, 14 Juillet, fête de la Musique, Noël, Mardi gras, fin du Ramadan... Les occasions de se réunir pour célébrer un événement, un cycle du calendrier, sont nombreuses et les déclinaisons de la fête multiples. Mais la fête inscrit toujours une rupture dans le quotidien. Décors, costumes, danse... elle le métamorphose. Si la fête fascine, c'est aussi parce qu'elle est le lieu de tous les excès, de tous les débordements. Pourtant, certains lui reprochent son manque de spontanéité et déplorent les cadres qu'on lui impose. La fête servirait mêmedes intérêts politiques! Une chose est sûre: partout de nouvelles manifestations apparaissent, qui tentent de redéfinir l'espace festif. Richement illustrée, l'anthologie réunit textes littéraires, articles de presse, essais et chanson pour préparer l'épreuve de "culture générale et expression" du BTS.
Aller droit au but": tel paraît être le mot d'ordre de nos sociétés modernes. A l'heure du TGV, d'Internet et du GPS, le détour est perçu comme une perte de temps, une errance inutile, voire une fuite. A bien des égards, il est pourtant essentiel à notre humaine condition. En effet, l'individu peut-il se construire et s'enrichir s'il ne sait pas s'éloigner des chemins balisés? Le général d'armée parvient-il à tromper son adversaire s'il ne maîtrise pas la feinte? Et l'amoureux réussit-il à séduire sans artifices? Bien plus, peut-on apprécier la vie sans prendre le temps de goûter ses plaisirs? Et si le détour était finalement le meilleur moyen de ne pas se perdre...
Webcams, appareils photo numériques, blogs, chaînes télévisées multiples, univers virtuels plus vrais que nature... Jamais les moyens de se donner à voir ou de représenter le monde n ont été aussi divers, jamais les images n ont été aussi nombreuses. On s en abreuve, elles nous informent et semblent enrichir à l infini notre connaissance de l homme et du monde. Mais la méfiance est permise : quelle réalité nous montrent-elles ? Le monde ou sa mise en scène ? Quelle influence exercent-elles sur nos esprits ? Ne sont-elles pas un instrument de pouvoir et de domination dont se servent les uns aux dépens des autres ? Si l on n échappe pas aux images, il est essentiel de savoir les décrypter...De La Bruyère à Amélie Nothomb, en passant par Roland Barthes, Guy Debord ou Pierre Bourdieu, l anthologie, richement illustrée, prépare à l épreuve d examen de « Culture générale et expression » des BTS.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.