Aelred de Rievaulx (1110-1167). De l'homme éclaté à l'être unifié - Essai de biographie existentiell
Burton Pierre-André
CERF
42,90 €
Epuisé
EAN :9782204090339
Témoin et acteur privilégié d'une période de profondes mutations tant pour l'Église du XIIe siècle que pour la société civile de son temps et la vie politique de son pays, Aelred de Rievaulx (1110-1167) ? que ses contemporains n'ont pas hésité à comparer à saint Bernard ? a été confronté, dans l'épaisseur de sa propre existence, aux principales lignes de fracture qui contribuèrent à faire de l'Angleterre du XIIe siècle une période particulièrement troublée et chaotique. Né à Hexham en Northumbrie, au Nord de l'Angleterre, en 1110, dans une famille où l'on était prêtre de père en fils depuis plusieurs générations, Aelred fut introduit dès 1124 à la cour royale d'Écosse où, très vite, il se lia d'amitié avec les fils du roi (surtout Waldef et Henri, le prince héritier, de 4 ans son cadet). Il y gagna également toute l'estime du roi David qui lui confia, sans doute vers 1130, la charge d'intendant général du royaume. Qu'est-ce donc qui a alors décidé ce jeune homme, doué et brillant, à renoncer, quatre années plus tard, à une carrière politique ou ecclésiastique (qui s'annonçait pourtant très prometteuse), pour entrer en 1134 à Rievaulx, ce monastère cistercien qui venait à peine d'être fondé (en 1132) par saint Bernard dans le Yorkshire ? De même, une fois devenu abbé de son monastère d'origine, qu'est-ce qui l'a poussé, surtout à partir de 1153, à s'engager dans la vie politique de son pays et à vouloir s'en faire l'historien ? C'est à ces deux questions principales, mais à bien d'autres encore, que la présente biographie d'Aelred (la première en français) s'efforce de répondre. Elle permet également de réévaluer positivement le sens et la portée de la « Vita Aelredi », récit hagiographique composé, peu de temps après la mort d'Aelred, par Walter Daniel qui fut son secrétaire et infirmier. Enfin, elle jette une lumière nouvelle sur l'importance de l'amitié spirituelle comme clef majeure pour l'interprétation de la vie et de la doctrine de celui qu'on a appelé le « docteur de l'amiti?.--St. Ailred, Abbot of Rievaulx (1110-1167) is a great monastic figure of the 12th century, regarded in England as another St. Bernard. This biography tells the story of Ailred through his works and his spiritual doctrine in the context of 12th century England, a time of crisis (the Gregorian reforms, in particular the suppression of marriage for the clergy, were difficult to enforce). It is worth noting the importance of Rievaulx Abbey, which housed more than 600 brothers at the time of Ailred's death. A counsellor to princes and kings, working to restore and encourage peace, Ailred is known for his mystic theology of history. A witness and privileged player in a period of profound change in the 12th century Church, as well as in secular society and the political life of his country at that time, Ailred (1110-1167) ? whose peers unhesitatingly compared him to Saint Bernard ? was, in the richness of his own experience, confronted with the major divisions that made 12th century England a particularly troubled and chaotic place. In 1110, Ailred was born in Hexham, Northumbria, into a family where the men had been priests from father to son for several generations. In 1124, he was introduced to the Scottish royal court where he very quickly struck up a friendship with the King's sons (especially Waldef and Henry, the crown prince, 4 years his junior). He also earned the respect of King David, who promoted him to general stewardship of the kingdom probably around 1130. We may well ask why this gifted and brilliant young man decided, four years later in 1132, to abandon a political or ecclesiastical career (and a very promising one at that) and enter Rievaulx, a Cistercian monastery recently founded (in 1132) by Saint Bernard in Yorkshire? And from 1153 onwards - when he became the abbot of his original monastery - what drove him to get involved the political life of his country, and strive to become its historian? The present biography of Ailred (the first in French) attempts to answer these two essential questions as well as many others. It also enables a positive re-evaluation of the meaning and influence of ?Vita Ailredi', a hagiographic account written shortly after Ailred's death by Walter Daniel, who was his secretary and nurse. Lastly, it casts new light on the importance of spiritual friendship as the main interpretative key to the life and doctrine of the man known as the ?doctor of friendship'.
On connaît les 86 sermons que saint Bernard a consacrés au commentaire du Cantique des Cantiques. Moins bien connu ? en tout cas jamais exploré ! ? est l'usage qu'Aelred a fait de ce même livret biblique dans ses oeuvres, qu'il s'agisse de ses traités de théologie mystique, de ses sermons liturgiques ou même de ses traités historiques. Le présent ouvrage s'efforce de montrer l'originalité du traitement que saint Aelred réserve à l'épithalame biblique. Il comporte deux études systématiques. La première est consacrée à l'art de l'exégèse biblique telle que le saint Abbé de Rievaulx la pratique. La seconde parcourt toute l'oeuvre d'Aelred pour y relever les occurrences où il exploite tel ou tel verset du Cantique et pour tenter de dégager la cohérence propre de l'herméneutique aelrédienne appliquée au Cantique. La lecture suivie de deux sermons liturgiques (un pour l'Epiphanie et un pour l'Assomption) offre, texte en mains, une illustration des éléments théoriques dégagés. L'ouvrage est complété par une bibliographie sélective et par un lexique des mots techniques.
Aussi loin que je me souvienne, le Musée royal de l'Afrique centrale a toujours fait partie de mon univers. Il me semblait indispensable de réaliser un travail de mémoire, un relevé par l'image des traces de notre passé colonial avant les grands travaux de rénovation de 2010. Mon regard est celui d'un visiteur qui l'a parcouru depuis une quarantaine d'années en gardant sa vision d'enfant. (...) Des images de masques, de statues, d'animaux et de pirogues reviennent inlassablement sous le regard perçant de l'homme-léopard. Jean-Dominique Burton. Avec 100 photographies en noir et blanc, à pleine page: statues animalières, pirogues, défenses et bois, animaux empaillés, masques, peintures, sagaies et boucliers, dioramas rétro et dramatiques, papillons épinglés, serpents en bocaux depuis 1937 et... l'homme-léopard. Le Musée royal de l'Afrique centrale est une commande du roi Léopold II à l'architecte Charles Girault. Il fut inauguré en 1910..Repères biographiques
Burton Kate ; Platts Brinley N. ; Leite Sandra ; T
Vitaminez votre capital confiance ! Vous arrive-t-il d'être admiratif face à une personne pleine d'assurance, résolument optimiste et mentalement forte ? Dans ces moments-là, vous dites-vous que vous ne serez jamais comme elle, que vous ne lui arrivez pas à la cheville ? Et si le meilleur était en vous et qu'il vous fallait un petit coup de pouce pour le voir ? Cet ouvrage vous offre toutes les clés pour vous débarrasser des croyances qui vous brident, vous découvrir, vous aimer... et croire en vous, enfin !
La programmation neuroliguistique en 200 notions clés illustrées !Que diriez-vous de découvrir dans un seul et même livre que votre inconscient est incapable de traiter des pensées négatives et que savoir déchiffrer le langage oculaire de votre interlocuteur vous permettra de déceler son état d'esprit ... C'est ce que vous proposent les Nuls avec ce tour d'horizon de la PNL en 200 notions clés illustrées, aussi variées que le traitement des phobies, le contrôle de sa mémoire, la définition d'ancres positives... et beaucoup d'autres !
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.