Cet ouvrage fait revivre un quartier important, turbulent et méconnu du Paris au temps de Robespierre : sur la rive gauche de la Seine, avec ses 65 000 habitants, le faubourg Saint-Marcel, siège de la célèbre manufacture des Gobelins, espace d'artisanat, mais aussi de misère et de pauvreté, fut un formidable centre d'agitation et de mobilisation révolutionnaire. L'exploitation systématique et minutieuse de sources souvent inédites permet la restitution des sociabilités et des comportements politiques vécus au quotidien, depuis la crise finale de l'Ancien Régime jusqu'aux jours les plus sombres de la Terreur. Magistral modèle de " micro-histoire ", l'ouvrage monumental de Haim Burstin nous donne à voir les rythmes et les pulsations d'une révolution saisie sur le vif, elle s'inscrit au c'ur de la société des plus humbles, artisans, compagnons, man?uvres, gagne-deniers, qui ont accès pour la première fois à la citoyenneté et font ainsi leurs premiers pas dans le militantisme. On entendra ainsi les voix éclatées d'une société en révolution qui invente, jour après jour, des formes inédites d'expression et d'action politique. Depuis longtemps délaissé par l'historiographie, le Paris populaire de la Révolution retrouve ici sa place centrale dans la grande mutation qui édifie les fondements de la France contemporaine.
Date de parution
22/02/2005
Poids
1 434g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782876733701
Titre
UNE REVOLUTION A L'OEUVRE
Auteur
BURSTIN HAIM
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
1434
Date de parution
20050222
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Du 14 juillet 1789 jusqu'à la chute de Robespierre, la France a vécu au rythme des journées qui ont scandé l'histoire de la Révolution. Mais derrière ces dates, que se passait-il concrètement sur le terrain ? Qui étaient les acteurs de ce drame sans cesse recommencé? En somme, est-on révolutionnaire, ou bien le devient-on, et comment ? Et quand une fois on s'est inscrit dans cette dynamique de l'insurrection, est-il si facile d'en sortir ? Dans le détail, au plus près des événements, s'appuyant sur les témoignages des contemporains et s'arrêtant aux personnalités les plus obscures, Hahn Burstin s'attache à comprendre ce qui relève, dans le mouvement révolutionnaire, de l'entraînement, de la théâtralisation, de l'amour de soi-même, voire de la passion politique... Mais cette approche permet aussi un nouvel éclairage sur certains des grands enjeux historiographiques liés à la Révolution française. Haim Burstin signe une préface inédite pour la deuxième édition de cet ouvrage, devenu une référence incontournable dans l'étude des périodes de crises historiques.
Du 14 juillet 1789 jusqu'à la chute de Robespierre, la France a vécu au rythme des journées qui ont scandé l'histoire de la Révolution. Mais derrière ces dates, que se passait-il concrètement sur le terrain, qui étaient les acteurs de ce drame sans cesse recommencé? En somme, est-on révolutionnaire, ou bien le devient-on, et comment? Et quand une fois on s'est inscrit dans cette dynamique de l insurrection, est-il si facile d en sortir? Dans le détail, avec un souci de la précision dans le récit des événements, s'appuyant sur les témoignages des contemporains et s arrêtant aux personnalités les plus obscures, Haïm Burstin s'attache à comprendre ce qui relève de l'entraînement, de la théâtralisation, de l'amour de soi-même, éventuellement de la passion sadique...
Qui étaient les sans-culottes ? Aux approches sociologiques qui, depuis cinquante ans, ont vainement tenté d'en faire une classe sociale, Haïm Burstin oppose ici une lecture politique. Il montre comment, à la jonction de la révolution d'en haut (celle des élites jacobines) et de la révolution d'en bas (celle des quartiers populaires), a surgi la ?gure emblématique du militant sans-culotte et comment, dans un monde bouleversé, des acteurs sociaux très divers ont pu y trouver une nouvelle identité. Retraçant les destins individuels de personnages hauts en couleur et brossant avec les méthodes ?nes de la microhistoire un tableau vivant du Paris révolutionnaire, ce livre n'offre pas seulement une approche renouvelée d'un problème majeur pour l'historiographie de la Révolution française : c'est aussi une généalogie du militantisme comme forme originale, spéci?que et moderne de comportement politique. Haim Burstin est professeur à l'Université de Milan (Italie). Il a notamment publié Une révolution à l'oeuvre : le faubourg Saint-Marcel (1789-1794).
Courir, courir... Au rythme de cette épreuve hallucinante qu'est l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, Alain Bustin nous questionne sur notre propre cheminement. Est-ce le résultat ou la quête qui importe? Le but ou le chemin? À quoi bon souffrir? Et qu'est-ce que l'échec? Qu'est-ce que l'amour? Ici, pas de réponse à l'emporte-pièce, mais un questionnement sous-jacent qui mène le lecteur à apprécier la richesse de chaque moment de vie. Un roman original et profond ancré dans le cadre prestigieux des Alpes où un père et son fils apprennent à se connaître et renouent une relation distendue. Passionné de montagne, marathonien et trailer aguerri, Alain Bustin se consacre aujourd'hui à l'écriture. Son expérience des grandes courses de montagne l'a poussé à créer des personnages qui évoluent dans ces épreuves hors normes. La Course de lumière est son deuxième roman.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...