Havre des Saints est paru pour la première fois en Angleterre en 1980. On y retrouve les personnages équivoques des Garçons Sauvages (1971) et d'Exterminateur (1976) : vieux camés, gentlemen vicieux, jeunes homosexuels mexicains, agents de la CIA et du FBI, marins de navires coulés corps et biens, gangsters des années vingt, spécialistes de la guérilla et hordes de garçons superbes menaçant tous les ordres existants. L'action se déroule partout et nulle part : à Mexico comme à Marrakech, aux Indes Occidentales comme à San Fransisco. Lieu de tous les possibles, Havre des Saints s'ouvre et se referme, des mondes imaginaires jaillissent, fulgurants, puis s'évanouissent, des fantasmes traversent les phrases en un éclair.
Nombre de pages
296
Date de parution
19/11/1992
Poids
332g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782080609304
Titre
L'havre des saints
Auteur
Burroughs William Seward
Editeur
FLAMMARION
Largeur
130
Poids
332
Date de parution
19921119
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Havre des Saints est paru pour la première fois en Angleterre en 1980. On y retrouve les personnages équivoques des Garçons Sauvages (1971) et d'Exterminateur ( 1976): vieux camés, gentlemen vicieux, jeunes homosexuels mexicains, agents de la CIA et du FBI, marins de navires coulés corps et biens, gangsters des années vingt, spécialistes de la guérilla et hordes de garçons superbes menaçant tous les ordres existants. L'action se déroule partout et nulle part: à Mexico comme à Marrakech, aux Indes Occidentales comme à San Fransisco. Lieu de tous les possibles, Havre des Saints s'ouvre et se referme, des mondes imaginaires jaillissent, fulgurants, puis s'évanouissent, des fantasmes traversent les phrases en un éclair.
Né en 1914 au Etats-Unis, William S. Burroughs commence à écrire à l'âge trente-cinq ans à Mexico. Récit de cinq ans de dépendance aux opiacés. Junky marque son époque : c'est la première exploration "Live" de l'univers de la drogue, vu de l'intérieur. Plus tard drogue et homosexualité seront crûment abordés dans Le Festin nu, un livre dur, révolutionnaire et novateur dans son style, qui trouvera un éditeur à Paris en 1959, en anglais, grâce à Allen Ginsberg, l'ami de toujours. A cette époque d'ailleurs. Burroughs. Ginsberg et Jack Kerouac sont les chefs de files de la "Beat Generation", mouvement de révolte contre " l'American Way of life" des années cinquante et ses valeurs conservatrices et patriotiques. Le Festin nu sera le dernier livre à être condamné par la justice américaine, en 1965. Vers la fin de sa vie William S. Burroughs, perclus d'arthrite, n'arrive plus à taper à la machine. Ses proches ont l'idée de lui offrir des livres blancs. De novembre 1996 à la fin juillet 1997, quelques jours avant sa mort, il y consigne son journal intime. Notes éparses, idées nouvelles, citations, manifestations de colère ponctuées par un humour cinglant, tout s'y mêle pour tantôt convier le lecteur à l'angoisse de l'écrivain habité par la mort, tantôt le provoquer une dernière fois, car Burroughs sait bien que c'est son dernier rendez-vous littéraire. Ultimes paroles est donc un testament. William Burroughs évoque les années vécues à Paris, à New York ou à Mexico ; il questionne une vie de came et d'écriture, convoquant Shakespeare, Conrad, TrumanCapote et Yeats, ses compagnons de la Beat, ses amis et ses amants, et bien sûr, ses chats qui lui ont appris l'amour des animaux et, confesse-t-il, l'amour tout court. Il faut y voir un ultime effort pour décrypter et guérir le monde habité par les démons de l'écrivain : le mal, la Bêtise, la conspiration internationale du mensonge, les extra-terrestres et les mille-pattes cauchemardesques qui vous rongent la moelle "Dernière pirouette de l'éternel rebelle. Ultimes paroles est le testament d'un garçon sauvage."