En quel sens peut-on parler de "modernités des troubadours", ces poètes lyriques du premier Moyen Age compositeurs de pièces écrites dans une langue superbe mais désormais difficile à comprendre ? Ils ne cessent pourtant de hanter la mémoire des poètes, des musiciens, des romanciers, par l'attrait de leur chant amoureux né en langue d'oc et qui marquera l'art d'aimer de l'Europe pour des siècles. Modernes donc ils le sont, par leur présence entêtée autant que par la perfection de leur art : fin'amor ? amour parfaite, amour de la langue et de la musique. Cet ouvrage étudie ce que les troubadours occitans ont inspiré à des oeuvres de différentes expressions artistiques, modernes et contemporaines. Elles trouvent parfois dans le plus ancien de quoi nourrir leur renouvellement. Le volume interroge aussi la correspondance entre le dire et le dit lorsque la forme canso est confrontée à l'épreuve de la transposition, de la réécriture, de la traduction dans une culture autre. Comment défaire le lien qui tient enveloppés les figures et les thèmes de la lyrique amoureuse avec leurs "mesures" en langue occitane ? Sans doute au prix d'une transcréation, gage de la fécondité de ce qui n'est qu'improprement tenu pour passé.
Arthur et ses chevaliers de la Table Ronde, Tristan et Yseut, mais aussi Jeanne d'Arc et Charles VII, le poète Villon sont autant de figures du passé médiéval dans lesquelles se reconnaît notre époque. Cet âge reculé se révèle être une source privilégiée d'inspiration avec laquelle les artistes engagent une relation à chaque fois renouvelée. Ainsi en est-il de la littérature des XIXe et XXe siècles, du Romantisme à l'Oulipo et en particulier la fantasy sous l'ombre tutélaire du grand Tolkien. Les supports d'un nouvel imaginaire médiéval sont multiples et fertiles, qu'il s'agisse de l'illustration inspirée de l'art des manuscrits, des études historiques scientifiques aux élucubrations fantaisistes et ésotériques. La chanson contemporaine, l'agencement des jardins ou bien les jeux de rôles, ces univers actuels nous proposent un jeu de miroir avec l'époque médiévale. Ce livre nous invite à un étrange et fécond dialogue entre les siècles.
Oeuvre dont il ne reste qu?un seul exemplaire, le manuscrit unique nécessite donc, pour les médiévistes, une adaptation et une façon. On peut même partir de l?affirmation que tout manuscrit médiéval est unique, en tant qu?objet d?art (objet-livre et recueil d?enluminures et version originale d?un texte (et ce jusqu?à l?invention de l?imprimerie). Comme le démontre cet ouvrage, l?unicité du livre est pour cette époque à la fois commune, le manuscrit dans sa forme même de copie est toujours unique et singulière, dans les questions de production, de lecture et de réception qu?elle continue indéfiniment de poser. Electron libre d?une hypothétique tradition, le manuscrit dit "unique", souvent mystérieux et problématique, ouvre la voie à une riche réflexion dont les textes rassemblés sont un reflet. Le manuscrit unique pose tout d?abord le problème de la réception : pourquoi une oeuvre nous est-elle parvenue dans un seul manuscrit ? Est-ce à dire que nous avons failli ne jamais la connaître (comme certaines oeuvres de Chrétien de Troyes dont nous ne connaissons que le titre ? Le manuscrit unique soulève corollairement des problèmes d?édition. L?objet livre médiéval, lorsqu?il est la source unique dont nous disposons, ne nous est pas forcément familier et demande un travail de lecture et d?interprétation spécifiques. C?est le problème de l?intertextualité que soulève pour finir le manuscrit unique. Comment lire ce texte sinon à la lumière d?autres oeuvres ? Les éditions de textes conservés dans un manuscrit unique s?attachent-elles généralement à retrouver les topoï du genre, à établir des comparaisons et des rapprochements avec des textes similaires et/ou contemporains.
Rome, 20 août 2000, messe de clôture des JMJ, saint Jean Paul Il s'adresse aux deux millions de jeunes présents en citant sainte Catherine de Sienne : "Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde." Une phrase en plein coeur. Qui suis-je ? Qui dois-je être ? Et surtout, que me manque-t-il pour mettre le feu au monde ? Ces questions, Nicolas Burle se les est posées et les a entendues dans la bouche de dizaines de jeunes qui s'interrogent sur leur foi et leur mission dans le monde. Et toi lecteur ? Que cherches-tu ? Que veux-tu pour ta vie ? Qui pourra répondre à tes questions ? Apprends que Dieu te réserve des surprises. Alors, si tu le veux bien, je t'invite à lire ce livre pendant huit jours, le temps d'une re-création. Et maintenant secoue-toi, sinon ta foi, elle décolle pas !
Pourquoi tant de bâillements, à l'église, parmi les adulescents, patents ou éternels ? Parce qu'à la différence des jeux-vidéos qu'ils affectionnent, il leur manque le mode d'emploi. Une initiation complète, sous la forme d'un guide facile, à la partie qui se joue durant la messe. Pratique et ludique ! Il y a trois types de chrétiens : ceux qui se sont tellement ennuyés à la messe qu'ils n'y vont plus. Ceux qui s'y ennuient encore et y vont de temps en temps. Et puis ceux qui ne s'y ennuient pas et sont tout heureux d'y venir. Mais quel est donc leur secret ? Peut-être ont-ils fait la même expérience que les deux disciples sur la route d'Emmaüs : une rencontre du Christ qui a changé leur vie. Un retournement complet. La preuve de ce que Dieu peut accomplir quand nous prenons le temps de marcher avec lui. Depuis 2 000 ans, le déroulé de la messe suit le parcours de ces deux disciples. Que nous soyons dix ou deux millions, avec le pape ou notre vieux curé, dans Saint-Pierre de Rome ou dans une chapelle de campagne, la messe célèbre toujours le même mystère raconté par saint Luc dans son évangile. Voici un guide pratique et ludique pour ne plus s'ennuyer le dimanche matin. Un concentré de spiritualité pour tous les dissipés de 7 à 99 ans.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.