Nous partageons l'ordinaire de nos vies avec les animaux. Par choix, des chiens et des chats habitent nos maisons ; de fait, insectes, pigeons et rats résident en ville... Il serait aisé d'oublier ceux que nous mangeons, ceux dont nous revêtons la peau, ceux encore sur lesquels ont été testés les produits d'entretien et les médicaments que nous utilisons. Nous préférons souvent ignorer qu'il a fallu interrompre une vie pour pouvoir bénéficier des produits finis que nous en tirons. D'ailleurs, la mise à mort d'animaux est parfois insoupçonnable et contre-intuitive - comment deviner la présence de gélatine de porc dans un sorbet ? - ou reste imperceptible car elle n'est qu'une étape dans un processus de fabrication, comme c'est le cas pour toutes les substances testées sur les animaux. A travers l'étude de gestes apparemment insignifiants ou de pratiques à grande échelle - l'élevage industriel et l'expérimentation animale -, l'auteur nous pousse à nous interroger : que nous apprennent ces pratiques ? Sont-elles justifiables ? justes ? Pourquoi la reconnaissance par le droit du caractère sensible des animaux provoque-t-elle de tels débats ?
Nombre de pages
109
Date de parution
12/03/2015
Poids
168g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782283028209
Titre
La cause des animaux. Pour un destin commun
Auteur
Burgat Florence
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
130
Poids
168
Date de parution
20150312
Nombre de pages
109,00 €
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Résumé : La révision bienvenue et nécessaire de l'anthropocentrisme se paye aujourd'hui d'une tendance à la confusion et à l'indistinction. Ce règne de l'indistinction franchit avec les plantes aimantes et souffrantes une limite que rien n'autorise à franchir. Les plantes ne souffrent pas ; la souffrance est une expérience vécue par un corps propre. Et elles ne meurent qu'en un sens très relatif. Théophraste, déjà, remarque qu'un "olivier qui avait été un jour complétement brûlé reprit vie tout entier, corps d'arbre et frondaison". Or, mourir en un sens relatif n'est pas mourir, car la mort est la fin absolue et irréversible de tous les possibles. Un animal, ou un humain, est soit vivant soit mort. L'inépuisable variété des plantes, la beauté de la moindre fleur sauvage au bord des routes, la magie de ce qui sourd d'une graine sèche, offrent l'image d'une vie tranquille, une vie qui ne meurt pas. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie. Eblouis par les découvertes sur la communication chez les végétaux, nous avons tendance à tout penser sur le même plan. Florence Burgat propose une phénoménologie de la vie végétale qui met au jour la différence radicale entre ce mode d'être et le vivre animal et humain.
Les quantités de viande, de lait et d'?ufs produites se sont accrues de façon spectaculaire au cours des cinquante dernières années. L'élevage traditionnel a cédé le pas à de grandes usines spécialisées, engendrant une profonde mutation des conditions de vie des animaux : environnement artificiel caractérisé par l'enfermement, l'augmentation de la taille du troupeau, la réduction de la surface au sol et la rupture précoce des liens sociaux. Simultanément, l'alimentation des animaux a été uniformisée et adaptée aux besoins de production. De nombreuses manipulations, éventuellement associées à des transports, viennent ponctuer l'existence d'animaux qui, en dehors de ces épisodes, sont, pour la plupart d'entre eux, maintenus en claustration jusqu'à l'abattage. La course à la productivité et la sélection génétique sur la base des performances zootechniques n'ont cependant pas altéré ce qui caractérise avant tout l'animal, à savoir d'être vivant et sensible. Comment dès lors escamoter la question de la légitimité des traitements auxquels il est soumis en élevage industriel ? Cet ouvrage collectif met au jour les conceptions de l'animal qui sous-tendent un tel système et interroge la nature des recherches conduites au titre du bien-être animal. Aux côtés des aspects factuels, il apporte un éclairage sur les principales questions juridiques, éthiques et philosophiques qui entourent le statut des animaux.
Ce livre traite des animaux eux-mêmes et de la manière dont la grande pensée, philosophique et juridique, de l'Occident les a présentés pour mieux les escamoter. Il apparaît comme une descente au labyrinthe que constitue la pensée impensée de l'animal, mais une descente sans garde-fou. La force de ce livre dérangeant et sincère, c'est que son auteur, sans aucun esprit partisan, s'engage tout entière dans sa réflexion et qu'elle n'entend pas seulement analyser, mais aussi juger, ce en quoi elle accomplit la véritable tâche de la critique. Le cri des bêtes, la crise de la communauté, les crimes contre l'humanité... À lire Florence Burgat on s'apercevra que s'exprime, ici et là, une détresse unique, un seul malentendu. Elle nous fait découvrir combien des moyens de projection et d'abjection ont été et sont encore mis en oeuvre par les philosophes, par les prêtres, par les politiques, par les garants de la tradition comme par les défenseurs du progrès pour supprimer cet animal, d'autant plus présent dans l'homme que celui-ci veut faire l'ange.
Pendant des siècles, étudier était le meilleur investissement possible. Ce monde-là est mort. L'intelligence devient gratuite et infiniment disponible. Les études, telles qu'on les connaît, sont devenues contre-productives. Ce livre est un appel au sursaut. En exposant les effets destructeurs de la révolution cognitive en cours et en proposant des chemins pour apprendre autrement, il répond à la question fondamentale : que nos enfants devront-ils apprendre demain ? Ne faites plus d'études n'est pas un pamphlet contre le savoir. Il invite à se préparer à une société où l'apprentissage sera une activité exigeante, permanente et profondément personnelle.