Le souverain et le marché. Théories contemporaines de l'impérialisme
Bürbaumer Benjamin
AMSTERDAM
18,00 €
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EAN :9782354802080
Le récit d'une mondialisation apaisée ou heureuse qui s'était affirmé à la fin du XXe siècle s'est épuisé : depuis les années 2000, l'impérialisme est de nouveau "sur toutes les lèvres", comme l'écrivait déjà Hobson en 1902. L'exacerbation des logiques expansionnistes observée depuis la fin de la guerre froide a conduit à la reformulation d'une série de questions et d'hypothèses incontournables pour qui souhaite comprendre les relations internationales : les Etats modernes sont-ils nécessairement sous la domination de l'un d'entre eux, qui organise non pas seulement sa propre économie, mais le capitalisme dans son ensemble ? Ou bien peut-on envisager l'existence d'une coalition supranationale qui organise le capitalisme au niveau mondial, instaurant une lutte des classes globale ? A moins que les Etats les plus puissants ne soient dans l'incapacité d'organiser le capitalisme mondial de façon collective, la dynamique du capital se heurtant notamment à la permanence de souverainetés territoriales, nourrissant des rivalités et des conflits qui ne cessent de menacer la stabilité du système dans son ensemble. Explorant les réponses apportées à ces questions par certains courants théoriques anglo-saxons encore peu connus en France, cet ouvrage propose à la fois une introduction éclairante à certaines thématiques centrales de l'étude des relations internationales et des analyse novatrices de leurs développements récents.
Nombre de pages
213
Date de parution
20/11/2020
Poids
280g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782354802080
Titre
Le souverain et le marché. Théories contemporaines de l'impérialisme
Auteur
Bürbaumer Benjamin
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
136
Poids
280
Date de parution
20201120
Nombre de pages
213,00 €
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Résumé : Tensions géopolitiques, guerre commerciale, Nouvelles Routes de la soie, course à l'armement dans l'Indopacifique, bataille des semi conducteurs... La montée en puissance de la Chine inquiète, et sa rivalité avec les Etats-Unis atteint un point de bascule qui bouleverse les équilibres mondiaux. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ? Si le constat est clair, l'analyse fait cruellement défaut. Tels des somnambules, nous avançons sans vraiment comprendre la déstabilisation du monde qui se joue pourtant sous nos yeux. Dans cette tempête, il est nécessaire de retrouver une boussole. Par l'analyse économico-politique, ce livre élucide les ressorts profonds et les enjeux existentiels de l'affrontement entre les deux superpuissances : c'est le capitalisme lui-même qui mine la mondialisation et entraîne la fragmentation actuelle. En devenant capitaliste, la Chine s'est vue contrainte de défier ce qui a permis son essor, à savoir une mondialisation pensée, organisée, contrôlée par et pour les Etats-Unis. Cette contradiction l'a amenée à tailler des croupières aux multinationales américaines via une réorganisation sino-centrée du marché mondial, en créant de nouvelles infrastructures technologiques, monétaires et physiques qui court-circuitent la supervision américaine. Cette démarche place Pékin sur les rails d'une confrontation directe avec les Etats-Unis qui va redessiner notre monde. Ce livre, grâce aux clés de compréhension inédites qu'il propose, nous aide à en prendre toute la mesure.
Bürbaumer Benjamin ; Cukier Alexis ; Rosato Marlèn
Face à une Europe toujours plus austéritaire et antidémocratique, la gauche ne peut compter sur une réforme impossible de ses institutions et doit se préparer à une rupture radicale avec le carcan néolibéral imposé par les traités de l'Union européenne et par l'Union économique et monétaire. C'est la thèse que défend cet ouvrage collectif, issu des recherches d'un réseau européen universitaire et militant. A partir d'une analyse détaillée des politiques conduites en Europe depuis la crise économique de 2008, ce livre examine les causes et les conséquences de la crise politique des institutions européennes, ainsi que les effets inégalitaires de l'intégration économique et monétaire pour le centre et les périphéries (de l'Est et du Sud) de l'Europe. Il propose des solutions concrètes en ce qui concerne notamment la dette, l'euro et l'emploi, afin d'opposer à la situation actuelle des alternatives réalistes, démocratiques et solidaires.
Hirsch Joachim ; Bürbaumer Benjamin ; Billy Gérard
Loin d'avoir disparu, l'État est aujourd'hui omniprésent. Des subventions publiques record accordées aux entreprises privées pour la lutte contre les risques sanitaires, en passant par l'intensification des politiques répressives, l'atteinte aux droits fondamentaux et la multiplication des guerres et tensions commerciales, montre en effet que l'État est l'acteur pivot du monde contemporain. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que la critique de l'État connaisse un regain incontestable en France. Pourtant, ce renouveau critique fait l'économie d'une théorie de l'État permettant de saisir ces différentes facettes de l'intervention étatique de manière conjointe. C'est précisément ce vide que le présent ouvrage comble. Il offre au lecteur une boîte à outils intellectuelle indispensable pour identifier de manière critique les grandes tendances politico-économiques de notre temps et - fait rare - incite à penser de manière simultanée les événements nationaux et internationaux. Dans cette optique, Joachim Hirsch ne retrace pas seulement l'évolution de l'État moderne et du système interétatique depuis le début du 20e siècle. Il soumet surtout les idées majeures de la pensée politique à une critique cinglante et montre à quel point des catégories marxistes comme l'exploitation, le capital, la lutte des classes et l'impérialisme permettent de mieux comprendre notre quotidien. Un apport particulièrement novateur du livre réside dans l'argument que l'État moderne est capitaliste pour des raisons structurelles. Ainsi, il montre que - contrairement à une idée largement répandue en France, selon laquelle l'État serait simplement sous l'influence des lobbys - les politiques publiques sont favorables aux entreprises parce que les fondements mêmes de l'État sont ancrés dans le fonctionnement du capitalisme. Ce point illustre que la théorie n'est pas simplement un subterfuge réservé à l'amusement des intellectuels professionnels mais, au contraire, un guide pour l'action. Hirsch alerte en effet sur le fait que toute bifurcation écologique ou transformation sociale est condamnée à finir dans l'impasse si elle se contente de prendre le pouvoir d'État sans le dépasser.Notes Biographiques : Professeur de science politique à l'université Johann Wolfgang Goethe à Francfort. Il doit sa renommée internationale de sa contribution au développement de la théorie marxiste sur l'État. Maître de conférences à Sciences Po Bordeaux.
Rosdolsky Roman ; Billy Gérard ; Bürbaumer Benjami
Résumé : Le rêve de l'Europe supra-étatique va-t-il se briser sur la question nationale ? En Catalogne, en Ecosse, en Corse et au Pays basque, des peuples affirment leur droit à vivre un destin que la mondialisation capitaliste ne peut pas satisfaire. Plus à l'est, notamment en Ukraine et dans l'ex-Yougoslavie, la même question ébranle les dominations. Si le néolibéralisme unificateur bute sur ce renouveau de la question du droit des nations à disposer d'elles-mêmes, la gauche, radicale ou non, semble en peine pour offrir ses solutions. Circonstances qui ajoutent à la complexité de la question, toutes ces expressions nationalitaires ne sont pas portées par une vision émancipatrice. Pourtant, dès son essor, le mouvement ouvrier s'est emparé de cette question, notamment à la suite du Printemps des peuples de 1848. Parmi les principaux acteurs de la scène politique de l'époque, Friedrich Engels s'attache plus particulièrement à analyser la question nationale et produit le déconcertant concept de peuples "sans histoire", lesquels "n'ont pas été capables de constituer des Etats et n'ont plus suffisamment de force pour conquérir leur indépendance nationale" qu'il oppose aux nations "révolutionnaires". C'est cette thèse que réfute Roman Rosdolsky dans cet ouvrage resté inédit en français.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.