Nous prêtons beaucoup à la nature : la mort, les droits, parfois même les enfants peuvent être qualifiés de naturels". On l'invoque pour tout et son contraire : tantôt pour réunir et intégrer ("tous les goûts sont dans la nature"), tantôt pour dénoncer ce qui serait contre nature"; tantôt pour justifier la guerre (la "loi de la jungle" coïnciderait avec "l'état de nature"), tantôt la paix (au nom de la nature sociale de l'homme). Et que dire du présupposé positif à partir duquel on pense d'ordinaire le naturel par opposition à l'artificiel ? Il est pourtant des artifices salutaires et des catastrophes naturelles... Quelle est la place de l'homme dans la nature et sa part de liberté ? Au nom de quoi l'homme serait-il possesseur de la nature ? Au carrefour de la physique et de la métaphysique, de la science et de la théologie, la notion n'a pas fini de nourrir les controverses, aujourd'hui relancées par la préoccupation écologique. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur la nature, de Platon à Deleuze, en passant par Aristote, Epicure, Lucrèce, Cicéron, Galilée, Hobbes, Descartes, Pascal, Spinoza, Leibniz, Hume, Rousseau, Kant, Hegel, Nietzsche, Husserl, Bergson, Koyré, Jonas ou encore Levinas.
Nombre de pages
247
Date de parution
06/11/2013
Poids
182g
Largeur
108mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782081307971
Titre
La nature
Auteur
Burbage Frank
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
182
Date de parution
20131106
Nombre de pages
247,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Docteur en philosophie, Franck Burbage est professeur Khâgne et prépas scientifiques au Lycée Fénelon (Paris). Il est membre du Comité de rédaction des Cahiers philosophiques et coresponsable de l'Université populaire du dix-huitième arrondissement de Paris (www.up18.org).
Nous prêtons beaucoup à la nature : la mort, les droits, parfois même les enfants peuvent être qualifiés de "naturels". On l'invoque pour tout et son contraire : tantôt pour réunir et intégrer ("tous les goûts sont dans la nature"), tantôt pour dénoncer ce qui serait "contre nature" ; tantôt pour justifier la guerre (la "loi de la jungle" coïnciderait avec "l'état de nature"), tantôt la paix (au nom de la nature sociale de l'homme). Et que dire du présupposé positif à partir duquel on pense d'ordinaire le naturel par opposition à l'artificiel ? Il est pourtant des artifices salutaires et des catastrophes naturelles... Quelle est la place de l'homme dans la nature et sa part de liberté ? Au nom de quoi l'homme serait-il possesseur de la nature ? Au carrefour de la physique et de la métaphysique, de la science et de la théologie, la notion n'a pas fini de nourrir les controverses, aujourd'hui relancées par la préoccupation écologique. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur la nature, de Platon à Deleuze, en passant par Aristote, Épicure, Lucrèce, Cicéron, Galilée, Hobbes, Descartes, Pascal, Spinoza, Leibniz, Hume, Rousseau, Kant, Hegel, Nietzsche, Husserl, Bergson, Koyré, Jonas ou encore Levinas.
Leibniz est l'un des inventeurs du calcul infinitésimal. Quel est le sens de cette invention ? N'est-elle qu'un épisode marquant de l'histoire des mathématiques, ou bien le point d'ancrage pour une philosophie nouvelle, qui ferait de la compréhension rationnelle de l'infini sa préoccupation principale ... Passant outre les réserves de ses contemporains, Leibniz a rêvé d'un " système " qui permettrait d'articuler les enseignements parfois contradictoires de la théologie, de la physique, des mathématiques. L'entreprise est audacieuse, elle est risquée aussi : une " science de l'infini " est-elle possible ...
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.