Les études yiddish ont connu, ces dernières années, un regain d'intérêt certain. Rompant avec une vision confinée de la culture yiddish, cet ouvrage offre des travaux récents de chercheurs israéliens et français qui témoignent de la vitalité de ce champ de savoir.Ces recherches, notamment celles sur la littérature yiddish ancienne ou les traditions orales, constituent des apports notables à la connaissance de la culture juive. Le yiddish est analysé dans le contexte plurilingue et multiculturel de la société ashkénaze, comme l'attestent les articles sur la littérature des Juifs éclairés au XIXe siècle ou sur la Pologne entre les deux guerres, sur les relations entre les mouvements d'avant-garde juifs et la culture européenne ou sur la littérature yiddish en Union soviétique.En privilégiant les phénomènes de porosité culturelle, de fusion linguistique, d'influences sociales, de transferts entre le monde juif et la culture globale, ces contributions veulent également enrichir les principaux domaines des sciences humaines, tels le folklore, l'histoire littéraire, l'anthropologie ou la sociologie de la culture.Jean BAUMGARTEN, directeur de recherche au CNRS, est l'auteur d'ouvrages et d'articles sur la langue, la littérature, la culture yiddish et la société ashkénaze traditionnelle.David BUNIS, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem, est l'auteur d'ouvrages et d'articles sur la linguistique des langues juives et le judezmo.
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Date de parution
01/01/1999
Poids
150g
Largeur
150mm
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EAN
9782271057280
Titre
LE YIDDISH. Langue, culture, société
Auteur
Bunis David ; Baumgarten Jean
Editeur
CNRS EDITIONS
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150
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150
Date de parution
19990101
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Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires, mais au coeur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Normand Baillargeon, philosophe, professeur à l'université du Québec à Montréal, et auteur d'un Petit cours d'autodéfense intellectuelle paru chez Lux en 2007.Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, fut l'un des pères fondateurs des relations publiques . Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.
Résumé : Le nom de Jean Cavaillès évoque pour les uns le héros de la Résistance, le combattant intrépide fusillé à 40 ans par les Allemands, pour les autres le philosophe brillant qui a proposé une conception neuve de la pensée logique. Cet homme ne fait pourtant qu'un, l'unité de la pensée abstraite et de l'action concrète s'arrimant chez lui dans une même disposition éthique, disposition à prendre des risques, à vivre le risque théorique ou pratique comme la solution exigée par un problème rationnellement posé. Or ce chemin qui va de la position d'un problème théorique à l'invention de sa solution, le philosophe Cavaillès se demande s'il est nécessaire ou contingent. L'apparition de la théorie des ensembles de Cantor par exemple est-elle le fruit nécessaire du développement de la mathématique ou bien un événement contingent qui aurait non seulement pu ne pas se produire mais se produire selon une autre modalité ? Mais si plusieurs mathématiques différentes peuvent coexister, n'est-ce pas le modèle le plus rigoureux du savoir qui perd d'un coup son unité et sa nécessité ? Le problème de Cavaillès est de trouver comment d'un univers ancien peut sortir un nouvel univers, comment on peut allier la continuité de la démarche rationnelle et la rupture des concepts. Ce sont les voies utilisées par Cavaillès pour résoudre cette question que le livre d'Hourya Benis Sinaceur dégage avec une grande clarté. Loin de perdre le lecteur profane dans des considérations mathématiques et logiques qui le dépasseraient, l'auteur s'emploie à cerner l'originalité de la pensée philosophique de Cavaillès, en montrant comment il fait jouer les unes contre les autres les sources philosophiques auxquelles il puise pour construire une histoire du sens absolument singulière, irréductible à l'une ou l'autre des philosophies qui l'alimentent pourtant. Entre Frege et Bolzano du côté d'une conception objectiviste des idées, et Hegel et Husserl du côté d'une logique subjectiviste, c'est-à-dire de la conscience, Cavaillès tisse une "voie moyenne" : une dialectique matérielle (du contenu) sans sujet.
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet
. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
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Depuis 80 ans, les Européens ont changé d'ère : ils construisent un nouvel Etat commun bien à eux avec leurs Etats nationaux indépendants et souverains. Cet Etat attire : depuis sa fondation par o pays en 1950, 22 pays ont souhaité y participer et l'intégrer ; un seul a souhaité, après des années de vie partagée, le quitter. Adoptant une perspective géohistorique, dans cet essai vif et documenté, Sylvain Kahn revient sur cette histoire longue des Européens d'aujourd'hui, héritiers d'Etats d'origine et de nature multiples : empires, royaumes, Cités, républiques, fédérations, territoires en butte à l'expansion de leurs voisins... L'auteur nous montre ainsi une Union qui invente une vie politique et son territoire, une sorte d'Etat qui, s'il n'a pas tous les attributs de la puissance, propose une nouvelle forme d'Etat, supranational, collectif et léger. Un Etat européen qui mutualise la souveraineté tout en favorisant la liberté de ses pays membres. Un nouvel Etat capable d'apporter, en un temps très bref, des réponses concrètes au Brexit, au Covid et à la guerre de la Russie en Ukraine.
Ce livre s'ouvre sur la décennie du Centenaire de la Révolution. Jusqu'alors, l'histoire de la Révolution avait été l'affaire de polygraphes, de romanciers ou de poètes, soucieux de faire valoir une lecture politique de l'événement. Avec la Troisième République, des historiens de métier voulurent en faire une science. Si la consolidation de la république est allée de pair avec une institutionnalisation des savoirs scientifiques sur l'époque révolutionnaire, certains historiens ne sont pas restés indifférents aux questions les plus brûlantes de leur temps. Les débats sur la "question sociale" et les origines du socialisme se trouvèrent ainsi projetés au coeur de leurs recherches, en dialogue avec des historiens de l'Empire russe qui furent les premiers à étudier le transfert massif de propriétés sous la Révolution et l'avènement de la bourgeoisie. L'auteur révèle comment la Première Guerre mondiale, puis les années d'entre-deux-guerres donnèrent une nouvelle dimension aux luttes idéologiques et historiographiques sur la Révolution, en lien avec l'histoire longue du pacifisme, du nationalisme et du communisme. Il propose une réflexion plus large sur les articulations entre le travail de l'historien et les appels du temps présent.