Le nom de Jean Cavaillès évoque pour les uns le héros de la Résistance, le combattant intrépide fusillé à 40 ans par les Allemands, pour les autres le philosophe brillant qui a proposé une conception neuve de la pensée logique. Cet homme ne fait pourtant qu'un, l'unité de la pensée abstraite et de l'action concrète s'arrimant chez lui dans une même disposition éthique, disposition à prendre des risques, à vivre le risque théorique ou pratique comme la solution exigée par un problème rationnellement posé. Or ce chemin qui va de la position d'un problème théorique à l'invention de sa solution, le philosophe Cavaillès se demande s'il est nécessaire ou contingent. L'apparition de la théorie des ensembles de Cantor par exemple est-elle le fruit nécessaire du développement de la mathématique ou bien un événement contingent qui aurait non seulement pu ne pas se produire mais se produire selon une autre modalité ? Mais si plusieurs mathématiques différentes peuvent coexister, n'est-ce pas le modèle le plus rigoureux du savoir qui perd d'un coup son unité et sa nécessité ? Le problème de Cavaillès est de trouver comment d'un univers ancien peut sortir un nouvel univers, comment on peut allier la continuité de la démarche rationnelle et la rupture des concepts. Ce sont les voies utilisées par Cavaillès pour résoudre cette question que le livre d'Hourya Benis Sinaceur dégage avec une grande clarté. Loin de perdre le lecteur profane dans des considérations mathématiques et logiques qui le dépasseraient, l'auteur s'emploie à cerner l'originalité de la pensée philosophique de Cavaillès, en montrant comment il fait jouer les unes contre les autres les sources philosophiques auxquelles il puise pour construire une histoire du sens absolument singulière, irréductible à l'une ou l'autre des philosophies qui l'alimentent pourtant. Entre Frege et Bolzano du côté d'une conception objectiviste des idées, et Hegel et Husserl du côté d'une logique subjectiviste, c'est-à-dire de la conscience, Cavaillès tisse une "voie moyenne" : une dialectique matérielle (du contenu) sans sujet.
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Nombre de pages
270
Date de parution
19/11/2013
Poids
282g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251760759
Titre
Cavaillès
Auteur
Benis Sinaceur Hourya
Editeur
BELLES LETTRES
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125
Poids
282
Date de parution
20131119
Nombre de pages
270,00 €
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Devereux Georges ; La Barre Weston ; Benis Sinaceu
Toute science du comportement est entravée par l'angoisse que provoque le chevauchement du sujet d'étude et de l'observateur, une angoisse qui déforme la perception et l'interprétation des données, et produit des résistances de contre-transfert. Considérées comme fondamentales et caractéristiques des sciences du comportement, ces "perturbations" sont capables de produire des prises de conscience mieux que tout autre type de données. Le savant doit donc cesser de mettre exclusivement en valeur la manipulation du sujet, et chercher à se comprendre lui-même en tant qu'observateur. En ce sens, chaque expérience menée sur un rat est aussi une expérience pratiquée sur l'observateur, dont les angoisses et les manoeuvres de parade peuvent jeter plus de lumière sur la nature du comportement en général que ne le peut l'observation des rats, ou celle d'êtres humains.
Devereux Georges ; La Barre Weston ; Benis Sinaceu
Toute science du comportement est entravée par l'angoisse que provoque le chevauchement du sujet d'étude et de l'observateur, une angoisse qui déforme la perception et l'interprétation des données, et produit des résistances de contre-transfert. Considérées comme fondamentales et caractéristiques des sciences du comportement, ces "perturbations" sont capables de produire des prises de conscience mieux que tout autre type de données. Le savant doit donc cesser de mettre exclusivement en valeur la manipulation du sujet, et chercher à se comprendre lui-même en tant qu'observateur. En ce sens, chaque expérience menée sur un rat est aussi une expérience pratiquée sur l'observateur, dont les angoisses et les manoeuvres de parade peuvent jeter plus de lumière sur la nature du comportement en général que ne le peut l'observation des rats - ou celle d'êtres humains.
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Décembre 1937 : l'armée japonaise, lancée dans une guerre d'expansion coloniale en Chine, prend Nankin, capitale du régime nationaliste du Guomindang. Six semaines durant, la ville est livrée aux soldats nippons, qui se déchaînent dans un massacre d'une cruauté sans précédent. En 1946, suite à la défaite du Japon, la justice des vainqueurs tentera tant bien que mal de déterminer les responsabilités et de punir les coupables lors de deux procès, l'un à Tokyo sous l'égide des alliés, l'autre à Nankin voulu par Tchang Kaï-chek. Aujourd'hui encore, le nombre de victimes n'est pas connu avec précision, les estimations allant de quatre-vingt-dix mille à trois cent mille. Et les plaies ouvertes en 1937 sont loin d'être refermées. Si le souvenir de Nankin a été habilement instrumentalisé par les dirigeants chinois, qui n'hésitent pas à en exagérer l'ampleur, il est à l'inverse allégrement nié par des "historiens" révisionnistes japonais auxquels les nouvelles générations accordent une audience croissante. Aux provocations de l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, Pékin a longtemps répliqué en entretenant des sentiments xénophobes chez les Chinois, les manifestations spectaculaires et "spontanées" répondant aux dérapages lourds de sens des dirigeants nippons. Ce livre interroge deux mémoires distinctes qui, entre propagande et tabou, s'affrontent. Par la rencontre des victimes et des bourreaux, les analyses des plus grands spécialistes chinois et japonais, la confrontation de documents d'archives inédits et une enquête de terrain, de la Chine au Japon, Michaël Prazan s'efforce d'éclairer l'événement plutôt que de jeter l'anathème. Une plongée au coeur d'une histoire qui, aujourd'hui encore, menace l'équilibre de la région.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
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