La guerre civile espagnole : le conflit dépasse largement le cadre de l'Espagne des années 1936-1939. Car même si cette guerre est typiquement espagnole, elle est l'expression d'un affrontement plus ancien. En toile de fond, ce sont deux conceptions du monde et de l'homme qui se font face, issues des révolutions française et russe. En Espagne, la guerra civil va faire des centaines de milliers de morts et provoquer l'exode de milliers de personnes principalement en France. Au sortir de cette lutte fratricide, les maîtres militaires et politiques de l'Espagne ont-ils vraiment gagné la guerre ? Roberto Buería Julián naît en 1938. Les avions italiens larguent leurs bombes en pleine retirada, sur un convoi de réfugiés rouges. On descend sa mère d'un des camions pour qu'elle accouche ; elle remontera dans le camion suivant... Toute sa vie, Roberto Buería Julián va interroger les causes du conflit. Il fouille les archives, interroge des dizaines de témoins, républicains comme franquistes, rassemble des articles et des photos, entend les souffrances de familles épuisées. Puissance, amertume : "Le choc des deux Espagne" restitue le portrait d'une Espagne certes déchirée, mais aussi manipulée... Un livre que Roberto Buería Julián a écrit d'abord pour ses enfants, afin "qu'ils ne suivent pas le troupeau, le nez dans la poussière et dans les crottes de ceux qui marchent devant". Un témoignage destiné à tous ceux qui partagent la même ambition.
Nombre de pages
352
Date de parution
22/06/2007
Poids
584g
Plus d'informations
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EAN
9782916043128
Titre
Le choc des deux Espagne
Auteur
Bueria Juliàn Roberto
Editeur
HUGUES CHIVRE
Largeur
0
Poids
584
Date de parution
20070622
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
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Londres. 1876. Sur les confortables fauteuils clubs de L'Athenaeum, Lord Rollins ne se doute pas que le paquet qu'il vient de recevoir contient sa mort, sous la forme d'un cobra qui va le mordre a la gorge. Il n'imagine pas non plus que son ami, un certain Adrien Mugrave, un riche bourgeois surnomme "le juge sans terre" depuis qu'il a distribue les terres de son père a ses paysans, n'est peut-être pas pour rien dans cet assassinat...
C'est son ami de longue date, Bertrand, qui incita l'auteur à prendre son bâton, mais ce n'est que plus tard que Jean-François suivit le chemin en mémoire de son ami décédé. Trois textes s'entremêlent, qui tissent ce récit d'un pèlerinage : le journal du pèlerin, le regard du narrateur et les réflexions toujours amicales d'un guide, d'un ange-gardien qui chemine aux côtés de Jean-François. Peut-être est-ce Bertrand qui interpelle son ami marcheur et nous dit la poésie de l'instant (l'ombre portée du pèlerin sur le chemin, le champ d'arums sauvages), mais nous montre également la laideur des paysages défigurés par l'homme ? Dans cet entrelacs de voix, il y a le ressassement de l'écriture comme métaphore de la marche. Mais à l'image du chemin, le texte sait être aussi alerte, joyeux et ne manque ni d'humour ni de jeux de langue. On découvre au fil du récit le goût de l'auteur pour la musique (il a dans son sac à dos un harmonica dont il joue dans les églises...), la littérature et les arts en général." Partir pour Compostelle et revenir neuf, franchir à pied une distance qui se voit de la lune." Au retour d'un voyage extraordinaire et banal, l'auteur questionne ce premier pas répété deux millions de fois et qui met l'exploit à la portée de tous.