Morts d'inanition. Famine et exclusions en France sous l'Occupation
Bueltzingsloewen Isabelle von ; Bonnet Ludivine ;
PU RENNES
20,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753501362
Pour la plupart des Français qui l'ont vécue, la période de l'Occupation évoque en premier lieu l'immense difficulté à vivre au quotidien. La pénurie des produits de première nécessité, soumis à un rationnement de plus en plus sévère, oblige nombre d'entre eux à élaborer de véritables stratégies de survie. La faim, dont le spectre avait cessé de hanter les imaginaires, redevient une expérience largement partagée et structure bien des existences recentrées sur la satisfaction au jour le jour des besoins vitaux. Or si les historiens admettent que les difficultés de ravitaillement et les " privations " ont joué un grand rôle dans la montée des oppositions au régime de Vichy, ils ne se sont guère intéressés aux victimes de la " famine lente ". Difficiles à dénombrer, celles-ci ne sont pas prises en compte dans les statistiques des victimes du conflit. C'est à cette lacune que remédie cet ouvrage qui tente d'identifier tous ceux qui, dans la France occupée, sont morts de faim, de froid mais aussi de pathologies afférentes à la dénutrition (tuberculose en particulier). Parce que, trop isolés ou trop fragiles, ils n'avaient pas les moyens financiers, physiques et/ou psychiques de remporter cette épuisante " course aux calories " à laquelle il fallait se livrer pour survivre. Les auteurs se penchent sur le sort des " pensionnaires " de collectivités, hospitalières (hospices de vieillards, hôpitaux généraux, sanatoriums) et non-hospitalières (prisons, camps d'internement), en mettant l'accent sur celui des aliénés internés dans les hôpitaux psychiatriques qui ont payé le plus lourd tribut à la sous-alimentation. Ils analysent également le devenir des groupes socialement et biologiquement les plus vulnérables de la population des grandes villes et les ripostes, sélectives, mises en ?uvre par les autorités pour atténuer les effets des restrictions sur la santé publique.
Nombre de pages
305
Date de parution
08/12/2005
Poids
501g
Largeur
154mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753501362
Titre
Morts d'inanition. Famine et exclusions en France sous l'Occupation
Auteur
Bueltzingsloewen Isabelle von ; Bonnet Ludivine ;
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
501
Date de parution
20051208
Nombre de pages
305,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Sous l'Occupation, 45 000 malades mentaux sont morts derrière les murs des hôpitaux psychiatriques français. Morts de faim et de froid. Ont-ils été exterminés par le régime de Vichy qui aurait fait siens les préceptes eugénistes d'un Alexis Carrel ? Les psychiatres ont-ils été complices de ce " génocide des fous " ? C'est ce que les militants d'un devoir de mémoire mal compris martèlent avec force depuis deux décennies. Pour en finir avec la polémique, une historienne a mené l'enquête. Des années de recherche dans les archives lui ont été nécessaires pour reconstituer le scénario dramatique qui a conduit à l'hécatombe et pour donner enfin une place dans la mémoire collective à des victimes " transparentes ". L'Hécatombe des fous a reçu le prix Jean Finot de l'Académie des sciences morales et politiques, le prix Pierre Simon Éthique et Société, la médaille d'or de la Société française d'histoire des hôpitaux et le prix de l'Évolution psychiatrique.
La psychiatrie hors de l'asile Pour une nouvelle histoire de la folie à l'époque contemporaine Coordonné par Isabelle von Bueltzingsloewen Marie Derrien - Les colonies familiales d'aliénés en France Marianna Scarfone - L'accueil familial thérapeutique : une expérience italienne Hervé Guillemain - Patients, institutions et techniques psychiatriques en France Gwenaëlle Legoullon - L'expérience des appartements thérapeutiques Isabelle von Bueltzingsloewen - Antoine A. , "patient stabilisé sur un mode déficitaire" PROJECTIONS D'EUROPE Eric Schnakenbourg - La géographie des diplomates à l'époque moderne. La construction de l'idéologie royale en France Benjamin Deruelle - La lèse-majesté dans le discours monarchique à la noblesse (1560-1598) COMPTES RENDUS
Sous l'Occupation, 45 000 malades mentaux sont morts dans les hôpitaux psychiatriques français. Morts de faim. Les a-t-on laissé mourir? Ont-ils étéexterminés par le régime de Vichy? Les psychiatres ont-ils été complices? Alexis Carrel a-t-il été impliqué dans le drame? C'est ce que, aujourd'hui, les partisans d'un devoir de mémoire mal compris martèlent avec force. Pour la première fois, une historienne mène l'enquête. Des années de recherche, dans des archives recelant des témoignages parfois insoutenables, lui ont été nécessaires pour reconstituer ce qui est passé et en livrer une interprétation. Au lecteur de se prononcer sur les responsabilités engagées dans la tragédie.
Le terme de vulnérabilité est aujourd'hui devenu omniprésent dans les discours scientifiques, politiques et médiatiques, comme hier celui d'exclusion. Stigmatisé par certains sociologues comme " mot-valise " ou pour son emprunt aux politiques publiques, regardé avec méfiance par les historiens qui réfutent par principe l'anachronisme, il mérite pourtant d'être pris au sérieux : car les termes sont des analyseurs des temps, et celui-ci recèle de surcroît d'importantes potentialités. Réunissant principalement des historiens et sociologues, cet ouvrage invite donc à réfléchir au terme en articulant questions sanitaires et sociales. Trois thématiques sont en particulier abordées. D'une part, un questionnement sur l'opérationnalité du concept, avec des contributions de philosophes, historiens, sociologues et juristes. D'autre part, la reconstitution de parcours de grande vulnérabilité (maladie psychiatrique, Alzheimer, cancer, vie à la rue...) et l'analyse de leurs accompagnements, des aidants familiaux et professionnels aux thérapeutes. Enfin, l'évolution les politiques et dispositifs publics de traitement de la vulnérabilité sur un long XXe siècle, sous des prismes catégoriels : chômeurs, personnes âgées, adolescents difficiles, sans domicile fixe. En définitive, il s'agit moins de se faire les hérauts du terme de vulnérabilité que de tenter de le solidifier, ne serait-ce qu'a minima, au service de deux types d'usages opératoires : d'une part, aux niveaux micro- et méso-sociologiques, mieux comprendre les fragilités médico-sociales dans leur dimension processuelle et pluri-dimensionnelle, ainsi que les incertitudes inhérentes à l'accompagnement; d'autre part, au niveau macro-sociologique, permettre de (re)penser les renouvellements des politiques publiques et de la conception contemporaine du lien social.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.