Vulnérabilités sanitaires et sociales. De l'histoire à la sociologie
Brodiez-Dolino Axelle ; Bueltzingsloewen Isabelle
PU RENNES
19,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753533363
Le terme de vulnérabilité est aujourd'hui devenu omniprésent dans les discours scientifiques, politiques et médiatiques, comme hier celui d'exclusion. Stigmatisé par certains sociologues comme " mot-valise " ou pour son emprunt aux politiques publiques, regardé avec méfiance par les historiens qui réfutent par principe l'anachronisme, il mérite pourtant d'être pris au sérieux : car les termes sont des analyseurs des temps, et celui-ci recèle de surcroît d'importantes potentialités. Réunissant principalement des historiens et sociologues, cet ouvrage invite donc à réfléchir au terme en articulant questions sanitaires et sociales. Trois thématiques sont en particulier abordées. D'une part, un questionnement sur l'opérationnalité du concept, avec des contributions de philosophes, historiens, sociologues et juristes. D'autre part, la reconstitution de parcours de grande vulnérabilité (maladie psychiatrique, Alzheimer, cancer, vie à la rue...) et l'analyse de leurs accompagnements, des aidants familiaux et professionnels aux thérapeutes. Enfin, l'évolution les politiques et dispositifs publics de traitement de la vulnérabilité sur un long XXe siècle, sous des prismes catégoriels : chômeurs, personnes âgées, adolescents difficiles, sans domicile fixe. En définitive, il s'agit moins de se faire les hérauts du terme de vulnérabilité que de tenter de le solidifier, ne serait-ce qu'a minima, au service de deux types d'usages opératoires : d'une part, aux niveaux micro- et méso-sociologiques, mieux comprendre les fragilités médico-sociales dans leur dimension processuelle et pluri-dimensionnelle, ainsi que les incertitudes inhérentes à l'accompagnement; d'autre part, au niveau macro-sociologique, permettre de (re)penser les renouvellements des politiques publiques et de la conception contemporaine du lien social.
Nombre de pages
280
Date de parution
20/05/2014
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753533363
Titre
Vulnérabilités sanitaires et sociales. De l'histoire à la sociologie
Auteur
Brodiez-Dolino Axelle ; Bueltzingsloewen Isabelle
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20140520
Nombre de pages
280,00 €
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Prophète des temps modernes, l'abbé Pierre incarne la révolte devant l'injustice et la précarité, alliant un savant mélange de religieux et de critique envers l'Eglise, et une constante oscillation entre le caritatif classique et le politique offensif. Quels furent son rôle et sa place au sein d'Emmaüs ? Comment la petite organisation de chiffonniers, née après-guerre dans les décharges de la région parisienne, est-elle devenue l'une des plus grandes ONG françaises ? Ce livre ouvre au lecteur les portes d'Emmaüs, encore confinée dans l'ombre de son fondateur et largement méconnue. Par son approche originale des pauvres, sa médiatisation précoce ou son expérience unique de la récupération, Emmaüs a renouvelé les pratiques de lutte contre la grande pauvreté, le mal-logement, le chômage, la rupture sociale ou encore l'endettement. Mais sait-on qu'Emmaüs est aussi depuis 1954 un mouvement international mobilisé sur la question de la faim dans le monde et porteur, par son ancrage religieux, d'une parole engagée ? C'est l'extraordinaire développement de l'humanitaire contemporain et une page importante de l'histoire sociale française qu'Axelle Brodiez-Dolino nous permet de (re)lire à travers deux histoires indissociables, celles d'Emmaüs et de l'abbé Pierre. C'est enfin un regard nouveau sur les recompositions et la vivacité des engagements militants.
Le logement social en France depuis 1950 à travers l'exemple du Foyer Notre-Dame des Sans-abri de Lyon. Encore trop peu abordée, la question des sans domiciles reste encore à l'heure actuelle un réel enjeu social et sociétal. Afin de faire le point sur la situation aujourd'hui en France, Axelle Brodiez-Dolino établit une histoire du sans-abrisme au sein de l'hexagone depuis 1950, à travers l'exemple de l'institution lyonnaise le Foyer Notre-Dame des Sans-abri.
Biographie de l'auteur Les recherches d Axelle Brodiez (CNRS) portent sur l'histoire des organisations humanitaires. Elle a publié Emmaüs et l'abbé Pierre (2009), ainsi que Le secours populaire français, 1945-2000 (2006).
L'histoire de la lutte associative d'ATD Quart Monde contre la pauvreté, depuis un bidonville parisien dans les années 1950 jusqu'à l'OnuQue peuvent les associations de solidarité, souvent présentées comme des bonnes consciences citoyennes, des pis-aller, des sous-traitantes de l'impuissance publique ? Certaines sont pourtant très puissantes : elles sont un levier fondamental d'innovations, de sensibilisation et d'avancées sociales, et notre protection sociale serait sans elles peu de chose. Cet ouvrage le démontre en suivant l'histoire d'ATD Quart Monde, créée en 1957 par scission d'Emmaüs dans un bidonville de la région parisienne et devenue internationale par des approches et des méthodes innovantes. Elle a joué un rôle clé dans l'édification de nombre de droits actuels, depuis le RMI/RSA jusqu'au logement opposable. Au niveau onusien, on lui doit la Journée mondiale de lutte contre la misère et l'approche de la grande pauvreté comme violation des droits de l'Homme. Une magnifique histoire, où l'on retrouve des figures majeures de l'engagement contre la pauvreté, comme Geneviève de Gaulle Anthonioz et le père Joseph Wresinski.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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