Budry Paul ; Gerhard Yves ; Chessex Jacques ; Clém
FLORIDES HELVET
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EAN :9782940749461
Hardi : "qui ose sans se laisser intimider" . Mais aussi : autre surnom de Charles le Téméraire, qui décide en 1475 d'envahir le Pays de Vaud. De la geste des guerres de Bourgogne, Paul Budry extrait des épisodes restitués dans une perspective et sur un ton qui bouleversent les codes du récit historique. Dans le même esprit, il revisite des Scènes de la révolution française : "Ces journées - ce n'est pas trop tôt qu'on aurait le droit de se laver les coudes dans le sang des bonnes familles - furent pour le choeur populaire un régal de frissons, de chaleurs, de théâtre, pour tout dire un festin de sensibilité" . La prise de Jéricho, elle, s'attaque à un moment clé de l'Ancien Testament pour le récrire sur le mode parodique. Les autres textes du recueil - Le crucifix, Ci-gît Duchoux, Le pasteur de Praz-Riond et La vengeance de Madame Paccaud - viennent illustrer par d'autres exemples le talent virtuose et l'humour d'un écrivain au style inimitable. La présente édition reprend l'accompagnement critique conçu par Yves Gerhard pour la publication de ces textes, en 2009, aux Editions L'Age d'Homme, sur la base du tome I des Ouvres. Histoires - Artistes - Paysages de Paul Budry (Cahiers de la Renaissance vaudoise, Lausanne, 2000). Elle est également accompagnée d'une préface de Jacques Chessex, ainsi que d'illustrations de Charles Clément. Paul Budry (1883-1949) quitte le canton de Vaud et des études de théologie pour la Russie, puis Paris où il devient précepteur et assiste son frère, éditeur. Critique d'art, il organise en 1913 la première exposition cubiste à Lausanne ; animateur de revues (dont les Cahiers vaudois, qu'il fonde avec Edmond Gilliard en 1914), il a aussi été un chroniqueur apprécié, et a signé des récits dont la truculence et la liberté de ton ont fait date. Nommé en 1934 au poste de directeur de l'antenne lausannoise de l'Office national suisse du tourisme, il anime la revue La Suisse-die Schweiz. Il a insufflé au paysage intellectuel de Suisse romande un dynamisme et un esprit d'ouverture bénéfiques pour nombre d'artistes dont il était contemporain.
Nombre de pages
167
Date de parution
16/02/2024
Poids
164g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782940749461
Titre
Le Hardi chez les Vaudois. Et autres histoires
Auteur
Budry Paul ; Gerhard Yves ; Chessex Jacques ; Clém
Editeur
FLORIDES HELVET
Largeur
115
Poids
164
Date de parution
20240216
Nombre de pages
167,00 €
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Résumé : L'Allemagne, avant 1914. Didier Hessling, citoyen soumis, ambitieux, antisémite, ne jure que par l'Empereur Guillaume II. Directeur d'usine, il méprise ses ouvriers. Ce parfait zélateur de l'Empereur ne recule cependant devant aucune bassesse, aucun compromis, avec notables et militaires, pour nuire à ses concurrents. Spéculateur névrosé, ce pantin est surtout marié avec l'argent. Cette fresque tragi-comique dresse un constat accablant, prophétique : avec de tels sujets, l'Allemagne, idolâtre et mystique, se prépare au pire... Heinrich Mann, frère du grand Thomas, écrit comme on ricane, en provocateur et polémiste passionné. Le sujet l'installe dans le gotha de la littérature allemande du XXe siècle.
Brillant attaché d'ambassade dans les capitales européennes et habitué des monts-de-piété, danseur recherché aux bals de la cour à Vienne et à Berlin, laveur de vaisselle au Savoy à Rosario de Santa Fe (Argentine), courtisan et favori, amant de princesses et escroc au mariage, client de cour d'assises, vieux cheval de retour, étudiant incorporé à la Guestphalia de Heidelberg et immatriculé à la Légion étrangère, héros de plusieurs combats de la Grande Guerre et soutier anonyme à bord du Sylvia le lieutenant Bringolf avait tout d'un personnage de roman de Blaise Cendrars. C'est donc naturellement que ce dernier choisit son récit comme fer de lance de la collection "Les Têtes brûlées", aux Editions du Sans Pareil, en 1930. Bringolf est un héros selon le coeur du poète, qui ne se prive pas de "recomposer" la traduction, selon les termes de Charles-Albert Cingria.
Rosshalde, c'est le nom du domaine quelque part en Allemagne où vivent tant bien que mal un peintre de grand talent, Johann Veraguth, son épouse, Adèle, et leur petit garçon, Pierre, avant la Première Guerre mondiale. L'enfant, sensible et fragile, source de conflit entre ses parents qui ne communiquent plus et se déchirent, finira par se laisser mourir. Ce drame va déterminer en grande partie le destin de Johann, l'obligeant à poser un regard lucide sur sa vie, à renoncer aux mirages de la jeunesse avec dans les mains son unique bien : sa valeur d'artiste.
Dans Boulevard des Philosophes, Georges Haldas brosse de son père, trente ans après sa mort, un portrait fondé sur ses propres sensations et souvenirs d'enfance. Par son implication personnelle, le narrateur fait ainsi, indirectement, son propre portrait. La figure paternelle, par ailleurs, est forcément en lien avec notre propre découverte du monde : mieux vaut alors, selon l'auteur, comprendre le père plutôt que le tuer, si on veut savoir qui on est et pouvoir se situer parmi les hommes. La remémoration minutieuse de "l'homme mon père" tourne progressivement à la transfiguration : au terme de Boulevard des Philosophes, le père est devenu en quelque sorte le frère du narrateur - mais aussi celui du lecteur. Georges Haldas (1917-2010) est né à Genève d'un père grec et d'une mère suisse. Poète, essayiste, scénariste, critique littéraire, il est surtout l'auteur d'une suite de chroniques qui donnent accès à son regard particulier sur le monde et développent ses interrogations sur les aspects les plus variés de l'existence humaine. Il est considéré comme l'un des maîtres de la littérature personnelle du XXe siècle.
Morte au début de la vingtaine, la poétesse Alice de Chambrier n'en est pas moins une figure majeure pour quiconque s'intéresse à l'histoire du romantisme et à ses retombées hors de France. Les sujets abordés par Alice de Chambrier témoignent, dans leur variété, de l'attention qu'elle porte à l'effervescence thématique et formelle qui caractérise la littérature de son temps : elle s'essaie aussi bien au poème épique qu'au poème philosophique ; elle explore le registre lyrique ; elle accorde son attention aux manifestations de la nature ou à la méditation métaphysique. Elle apparaît ainsi comme une des dernières incarnations du mouvement romantique, au moment où le naturalisme commence à s'affirmer, et comme un cas unique dans le paysage littéraire de Suisse romande.
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .
Résumé : À l'aube de la quarantaine, Anne Cuneo, alors maman d'une petite fille de neuf ans, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie qui pourrait lui être fatale. Elle-même a perdu son père alors qu'elle n'était qu'une enfant, et a toujours regretté de ne pas l'avoir mieux connu ; elle décide donc de raconter sa jeunesse et de retracer son cheminement intérieur afin que sa fille, si un jour elle en éprouve le besoin, puisse comprendre cette mère qui risque de s'en aller trop tôt. Remontant aux sources de son éveil à la conscience, l'auteure évoque sa vie en Lombardie dans une famille de la bourgeoisie italienne, puis sa condition d'immigrée en Suisse, revenant sur un parcours marqué par les brimades de la discrimination mais aussi par la conquête de l'émancipation. Anne Cuneo (1936-2015), née à Paris de parents italiens, a passé son enfance en Lombardie d'où elle a émigré en Suisse avec sa mère et son frère. Après des études de lettres à Lausanne, Londres et Florence, elle travaille comme journaliste et traductrice. Elle a écrit plusieurs récits autobiographiques, des romans historiques et policiers, des études sur le cinéma et le théâtre, ainsi qu'une quinzaine de pièces. Lauréate du Prix Schiller en 1979 pour l'ensemble de son oeuvre, Anne Cuneo compte parmi les écrivains les plus populaires de Suisse romande.