L'Ecriture du réel. Baudelaire et le réalisme scriptural
Buchs Arnaud
GALILEE
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EAN :9782718609843
Le milieu du XIXe siècle est marqué par une crise de la réalité, qui va notamment se cristalliser autour de l'émergence du daguerréotype, puis de la photographie, qui donnera l'illusion d'une reproductibilité mécanique et industrielle du réel. Cette crise de la réalité est avant tout une crise de l'image, et une oeuvre, une écriture en particulier ? celle de Baudelaire ? va en incarner tous les enjeux, qui dépassent de beaucoup ce que l'on appelle communément le "réalisme". L'esthétique du regard de Baudelaire peut d'une part se lire comme l'une des plus virulentes critiques de ce "réalisme" mimétique qui nous empêche de voir, en deçà ou au-delà de ces images que nous montrent tant d'oeuvres, romans, tableaux, ou photographies, ce qui est littéralement à l'amure dans l'écriture de l'image. Or c'est précisément dans cette critique du "réalisme" mal entendu (notamment représenté, aux yeux de Baudelaire, par une certaine peinture de Courbet) que va d'autre part prendre forme le réalisme au sens où je l'entends, comme l'avènement impensé du réel ? impensé parce qu'il surgit et se révèle dans et par l'oeuvre même. L'écriture de Baudelaire, dans cette double perspective, va littéralement achever la réalité, dans les deux sens du verbe : mettre un terme à son ancienne acception ? comme une donnée reproductible, déjà là ? et par le même geste l'accomplir dans son sens "moderne" ? comme un événement à venir, inséparable de sa mise en oeuvre.
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Nombre de pages
150
Date de parution
25/04/2019
Poids
242g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782718609843
Titre
L'ECRITURE DU REEL - BAUDELAIRE ET LE REALISME SCRIPTURAL
Auteur
Buchs Arnaud
Editeur
GALILEE
Largeur
135
Poids
242
Date de parution
20190425
Nombre de pages
150,00 €
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Présentation de l'éditeur La peinture traverse toute l'oeuvre de Diderot, et pourtant elle demeure insaisissable. Elle surgit régulièrement au détour d'une digression, puis sa trace se perd rapidement, avant de ressurgir au moment où l'on ne s'y attend plus. Diderot aime s'en détacher pour mieux y revenir, comme malgré lui. Les essais réunis ici montrent, à trois moments bien distincts, que la peinture est en fait essentielle à l'écriture et à l'esthétique de Diderot. Ces trois essais n'ont aucune visée totalisante ou synthétique ; ils proposent au contraire un regard oblique sur une oeuvre foisonnante où l'essentiel n'est jamais là où l'on croit l'avoir vu.
Esthétique et Modernité : ces deux termes veulent-ils encore dire quelque chose, à une époque où l'on ne cesse de parler de la fin de l'art ? Dans cet essai, Arnaud Buchs aborde la question à nouveaux frais. A partir de Diderot et de Baudelaire, il montre combien l'esthétique repose toujours, fondamentalement, sur une poétique. Il ne peut en effet y avoir de véritable discours critique sur les oeuvres d'art sans une réflexion sur le pouvoir et les limites du langage, les différents régimes rhétoriques et le recours aux fictions. L'écriture du regard tend dès lors à se confondre avec une description du langage, comme s'il fallait d'abord impérativement voir les mots pour réussir ensuite à percevoir et comprendre la réalité dans laquelle il nous enferme. Selon Arnaud Buchs, de la Lettre sur les sourds et muets aux Ecrits sur l'art se dessine, en filigrane, un horizon de pensée la Modernité dont nous n'avons pas fini, aujourd'hui, de mesurer la profondeur. Faut-il en conclure que pour inventer l'esthétique de la Modernité, Baudelaire devait d'abord oublier Diderot ?
Sécheresse, aridité, pénurie en eau, sont des termes parfois présentés comme synonymes. Questionnant cette apparente évidence, l'auteur focalise son analyse sur la notion de pénurie en eau et oppose aux travaux centrés sur la rareté physique des ressources en eau une approche qui place les usages de l'eau au coeur de l'explication. Tiré d'une thèse de doctorat, cet ouvrage propose un examen des principaux indicateurs de pénurie (notamment celui de "stress hydrique") et conduit à caractériser la pénurie comme un phénomène à la dimension anthropique prononcée : il est en grande partie socialement construit, géographiquement et historiquement situé. L'analyse historique de l'évolution du mode d'usage de l'eau de part et d'autre de la Méditerranée révèle des similitudes quant à la manière de se représenter l'eau comme une simple ressource dont l'abondance ne serait limitée que par le dynamisme des infrastructures hydrauliques (barrages, forages, usines de dessalement, etc.). Par le biais d'une approche en économie institutionnaliste, historique et pragmatique qui restitue les justifications à l'origine des règles d'usage de l'eau, l'auteur propose des éléments de compréhension de l'avènement d'une pénurie en eau au Maroc et en Espagne et discute les solutions proposées pour tenter d'y faire face et qui participeraient de l'émergence d'un nouveau mode d'usage de l'eau.