La santé au travail, entre savoirs et pouvoirs. 19e et 20e siècle
Bruno Anne-Sophie ; Geerkens Eric ; Hatzfeld Nicol
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753513501
L'importance croissante des questions de santé au travail appelle de multiples mises en perspective historiques. Les textes rassemblés dans ce livre traitent de la production des savoirs, de l'action des forces sociales et du jeu des institutions à l'égard de la santé des travailleurs, au cours de deux siècles d'industrialisation. Chacun de ces trois thèmes forme une partie du livre. La première porte donc sur les connaissances. Au cours de cette période s'élaborent des savoirs marqués par une tension entre progrès des connaissances et dénis des risques, sous divers arguments. Le passage de la connaissance à l'expertise traduit la pleine insertion de cette connaissance dans le jeu social. La seconde section étudie les politiques de santé au travail menées dans les entreprises. Qu'il s'agisse de la prévention ou de la place accordée aux activités médicales, la superposition des objectifs, faisant certes la part belle à la défense des intérêts patronaux, entraîne une complexité de pratiques. Entre autres facteurs, le secteur d'activité, la taille des entreprises et leur statut, public ou privé, éclairent les politiques suivies. La troisième partie s'attache au jeu de différents acteurs et institutions. À rebours de certaines visions courantes, plusieurs contributions montrent des syndicats s'engageant dans la défense de la santé des travailleurs, face à un patronat dont l'attitude varie selon les secteurs, les conjonctures et les risques concernés. Un prologue aborde la période dans une perspective transnationale. Partant d'une revue de la recherche dans différents pays, il réexamine les combinaisons nationales successives, en prenant en compte les dimensions politiques, économiques et sociales de la santé au travail. Il souligne de nombreuses régularités dans le jeu des acteurs, qui mettent en perspective les régimes de responsabilité ou d'assurances et leurs évolutions.
Nombre de pages
308
Date de parution
29/04/2011
Poids
401g
Largeur
167mm
Plus d'informations
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EAN
9782753513501
Titre
La santé au travail, entre savoirs et pouvoirs. 19e et 20e siècle
Auteur
Bruno Anne-Sophie ; Geerkens Eric ; Hatzfeld Nicol
Editeur
PU RENNES
Largeur
167
Poids
401
Date de parution
20110429
Nombre de pages
308,00 €
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Les étrangers ont longtemps été les grands oubliés des enquêtes en France. Depuis le retournement de conjoncture des années 1970 et 1'apparition du chômage de masse, les inégalités et l'intégration sur le marché du travail sont devenues des questions centrales du débat public. Véritable " mosaïque " multiculturelle héritée de la période coloniale, les migrants de Tunisie constituent un laboratoire hors du commun pour étudier les phénomènes de discrimination au travail, en raison notamment de la multiplicité des motivations qui amenèrent ces populations sur le sol français et de leurs parcours en Tunisie comme en France. Les Tunisiens connaissent-ils une plus faible mobilité sociale que les Français de Tunisie ? Leur trajectoire individuelle suit-elle les mêmes chemins que les actifs français ? Sont ils, parce qu'étrangers, voués aux emplois sous-qualifiés et pendant toute leur carrière ? A l'aide des méthodes statistiques les plus récentes, Anne-Sophie Bruno propose une nouvelle manière d'appréhender le marché du travail et les trajectoires socioprofessionnelles, et procède à une relecture historienne des théories économiques. En croisant l'étude de centaines de données employeurs-salariés avec des entretiens individuels, elle rappelle que les mécanismes sociaux mis en évidence par les statistiques s'incarnent de façon complexe dans des expériences de vie singulières, celles de César, Azzedine, Zouiza et les autres.
Ce numéro de la revue Histoire & Mesure propose cinq articles distribués selon deux axes qui structurent l'orientation scientifique. Le premier s'attache à présenter un usage raisonné des chiffres destinés à mesurer l'histoire et le second aux méthodes de traitement de données historiques. Philippe Garraud s'applique à croiser des données chiffrées des victoires aériennes remportées et des pertes de l'armée de l'Air en 1940 pour porter un nouvel éclairage au débat politique et militaire sur la représentation du rôle de l'armée de l'Air pendant la Campagne de France. Par une minutieuse étude de cas sur les usages de la rente constituées par deux familles au XVIIe siècle, Elle Haddad veut saisir le crédit nobiliaire à la fois dans l'économie domestique et dans les relations sociales dont il dépend. Enfin, Nicolas Buat entreprend une histoire des prix et des conjectures d'Ancien Régime à Paris en lien avec la flambée et l'effondrement du prix des matières premières entre 2006 et 2008, à la lumière des analyses des marchés financiers. Pour quantifier la nuisance lupine en Provence au XVIIe siècle, Eric Fabre expose une méthode de la mise en relation des " évènements loup " avec divers paramètres descripteurs du milieu (cadastres, enquêtes agricoles et démographiques). A partir d'un corpus de retraités tunisiens ayant travaillé dans la région parisienne de 1960 à 1980, Anne-Sophie Bruno propose l'emploi de méthodes d'analyse multi-niveaux, comme instrument pour affiner la réflexion sur les inégalités salariales, relançant ainsi le débat disciplinaire et scientifique sur le choix de méthodes.
Après tant d'études consacrées aux crises de subsistances et aux crises démographiques, de nombreux problèmes sont restés en suspens. Le lien entre les deux types de crises reste mystérieux, la relation labroussienne entre crise agricole et crise industrielle fait problème, la gamme des parades imaginées par les gouvernants pour les surmonter n'a pas été suffisamment explorée et le degré d'extension du phénomène à travers l'espace européen n'a pas été interrogé. Ce sont quelques-unes des questions que ce numéro d'Histoire et Mesure entend éclairer en parcourant quatre siècles, du XVIe au XIXe siècle.
Le thème du prix de la mort de ce numéro s'inscrit dans un champ traditionnel des sciences humaines, mais l'approche quantitative le situe dans la continuité des enquêtes initiées par les historiens dans les années 1960-1970. Ces six articles étudient les pratiques d'acteurs sociaux et de corps rapportées aux offres institutionnelles et économiques, en Europe de l'Antiquité au XXe siècle. En mobilisant des sources variées avec des instruments de mesure différents, ils restituent des gradations et des comparaisons exprimables en termes d'une économie de la mort et du deuil. Au-delà des choix individuels, ils rattachent les échelles locales de la mort aux disparités socio-économiques et politiques, aux rangs, aux hiérarchies et aux fortunes, afin de prendre la mesure des valeurs économiques qui circulent autour de la mort.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
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