Mariage et métissage dans les sociétés coloniales. Amériques, Afrique et îles de l'océan Indien (XVI
Brunet Guy
P.I.E. P. LANG
103,15 €
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EAN :9783034316057
La conquête de vastes empires coloniaux par les puissances européennes, suivie par des mouvements migratoires d'ampleur variable selon les territoires et les époques, a donné naissance à de nouvelles sociétés. Les principaux groupes humains, indigènes, sous différentes appellations, colons d'origine européenne et leurs descendants, et parfois esclaves arrachés au continent africain, se sont mélangés parfois rapidement et avec une forte intensité, parfois plus tardivement ou marginalement. Les unions, officialisées par des mariages ou restées consensuelles, provoqué l'apparition de nouvelles générations métisses et ainsi qu'un phénomène de créolisation. L'effectif de chacun de ces groupes humains, et l'existence éventuelle de barrières entre eux, ont produit des degrés de métissage très divers que les administrateurs des sociétés coloniales ont tenté de classifier. Les seize textes réunis dans cet ouvrage abordent la manière dont les populations se sont mélangées, ainsi que la position des métis dans les nouvelles sociétés. Ces questions sont abordées dans une perspective de long terme, du XVIe au XXe siècle, et à propos de nombreux territoires, du Canada à la Bolivie, des Antilles à Madagascar, de l'Algérie à l'Angola. The conquest of large colonial empires by European powers, followed by migratory flows, more or less important depending on places and periods, gave birth to new societies. The most important human groups, indigenous, European born settlers and their descendants, and sometimes slaves snatched from the African continent, mixed, more or less early, more or less intensely. Unions, legally registered or not, and misgeneration lead to the appearance of mixed-blood generations and to a process of creolisation. The numerical strength of these human groups, and the existence of barriers between them, produced various degrees of misgeneration that the authorities of the colonial societies tried to identify and to classify. The sixteen texts gathered in this book study the way that these populations got mixed, and the place of mixed-blood people in the new societies. These issues are tackled in a long-term perspective, about various territories, from Canada to Bolivia, from the French West Indies to Madagascar, from Algeria to Angola.
Nombre de pages
357
Date de parution
16/10/2002
Poids
546g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9783034316057
Titre
Mariage et métissage dans les sociétés coloniales. Amériques, Afrique et îles de l'océan Indien (XVI
Auteur
Brunet Guy
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
225
Poids
546
Date de parution
20021016
Nombre de pages
357,00 €
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Les enfants abandonnés et les enfants assistés ont marqué par leur présence et par leur nombre les sociétés urbaines du XIXe siècle. Anonymes ou réputés porteurs de "vices" héréditaires, ils sont restés par de nombreux aspects en marge de la société et de la famille. Les femmes qui leur ont donné naissance, appelées à cette époque de manière péjorative "filles-mères", sont encore très mal connues des historiens, souvent réduites à quelques stéréotypes. Elles ne semblent exister et ne retenir l'attention que lors de l'accouchement "illégitime", sans que leur vie antérieure ou postérieure soit prise en considération. Guy Brunet nous propose de suivre le déroulement du parcours de ces "filles-mères" et de leurs enfants, à travers les étapes marquantes de leur vie. Seule cette approche biographique est susceptible de rendre compte de la position sociale des unes et des autres. L'auteur utilise de nombreuses sources, et notamment l'importante documentation produite par les Hospices Civils de Lyon. Cette puissante institution recueillait chaque année 2 000 nouveaux enfants lors du paroxysme du phénomène d'abandon. Peuplée de près de 300 000 habitants sous le Second Empire, deuxième ville du pays, comptant des populations ouvrières remuantes, Lyon est un terrain d'observation privilégié pour cette étude d'histoire sociale. Biographie: Guy Brunet est professeur à l'Université Lyon 2, où il enseigne la démographie et l'histoire des populations. Membre du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (CNRS UMR 5190), il est l'auteur de plusieurs articles sur la question des enfants assistés, et a co-dirigé avec J.P. Bardet la publication de l'ouvrage Noms et destins des sans famille (PUPS, 2007).
Comme bien d'autres régions rurales, le plateau de Millevaches, situé au cur du Limousin, a connu de profondes mutations économiques et sociales au cours du XXe siècle. Après le cataclysme de la première guerre mondiale, le mouvement d'émigration saisonnière autrefois important s'est estompé, laissant place à un violent exode rural. La vie des familles s'en est trouvée bouleversée. L'environnement a été transformé avec la plantation intensive de conifères et la construction de barrages dans les années 1960. Région dépeuplée, le plateau connaît depuis quelques décennies l'arrivée de nouveaux habitants qui peinent parfois à s'intégrer.
Au coeur de la région Limousin, le plateau de Millevaches possède une forte identité. Des traits anciens liés au mode de vie et à l'organisation familiale se sont maintenus jusqu'au début du XXe siècle. Au cours de la période 1870-1914 la pauvreté des sols contraignait une grande partie des hommes à émigrer plusieurs mois par an pour ramener de l'argent permettant le maintien des exploitations agricoles. Selon leur commune de résidence, les activités professionnelles (maçons, scieurs de long, cochers...) et les lieux de destination des hommes différaient. Mais ces équilibres économiques et sociaux étaient fragiles et cette société a connu des évolutions notables au cours de cette période.
La Méditerranée coule au milieu de la France, comme la Seine coule au milieu de Paris. " Ce slogan colonialiste en vigueur sous la Troisième République souligne la continuité entre la métropole et le territoire algérien. Mais la proximité était-elle aussi forte ? Comment la vie se déroulait-elle sur la rive sud de la Méditerranée ? Français, étrangers et Israélites vivaient-ils de la même manière et exerçaient-ils les mêmes métiers ? Quels étaient les liens des uns et des autres avec la métropole, et que les uns et les autres connaissaient-ils de celle-ci ? Le suivi des parcours de vie de ces hommes, des années 1870 au début du XXe siècle, permet de percevoir des réalités contrastées et des clivages internes à cette société coloniale.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.