La Grèce d'à côté. Réel et imaginaire en miroir en Grèce antique
Brulé Pierre
PU RENNES
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EAN :9782753504950
Les Athéniens avaient fait le voeu de sacrifier tous les ans autant d'animaux que d'ennemis tués si la déesse donnait au peuple la victoire. Ils se contentèrent de 500 chèvres qu'ils sacrifiaient chaque année à Artémis en exécution de ce voeu fait avant la bataille de Marathon. La chèvre et Artémis? Ce couple symboliserait à lui seul une des raisons d'être de ce livre. Mises en regard, et chacune pour ce qu'elle est, elles figurent le concret et l'imaginaire, en miroir. De son côté, la chèvre, policée et sauvage, offre une voie, détournée peut-être, mais si adéquate, pour entrer en pensée, en matière et en territoires grecs. Ni d'ici d'ailleurs. Ni de l'ager ni du saltus. Contiguë des deux mondes matériel et idéel. Celle qui boit le vent, respire par les oreilles et amplifie les messages du dieu est si proche du divin, et des fillettes; si proche d'Artémis.. Par les textes rassemblés ici, ce livre porte sur cette Grèce d'à côté un regard attentif, amoureux, autant que possible compréhensif . Ni la pensée, ni les actes, ni la matière ne sont étudiés pour eux-mêmes. Et, au-delà des thèmes traités (démographie, genre, corps, mythes, cultes, polythéisme, parenté), il n'est pas impossible que le lecteur perçoive des proximités singulières d'un thème à l'autre, surprenantes, voire étranges, d'autres sens que ceux que nos taxinomies habituelles cloisonnent.Pierre Brulé est professeur d'histoire grecque à l'université Rennes 2 et fondateur du Crescam.
Nombre de pages
541
Date de parution
20/09/2007
Poids
880g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753504950
Titre
La Grèce d'à côté. Réel et imaginaire en miroir en Grèce antique
Auteur
Brulé Pierre
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
880
Date de parution
20070920
Nombre de pages
541,00 €
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Contemplez chaque jour, dans sa réalité, la puissance de la cité, aimez-la, et quand elle vous semblera grande, dites-vous que les hommes qui ont acquis cela montraient de l'audace, discernaient leur devoir et, dans l'action, observaient l'honneur "... La fidélité, voilà ce que Périclès réclame de ses concitoyens. Pierre Brulé s'attache à décrire cette relation de l'individu à la cité et de la cité à l'individu, d'Athènes à Périclès, à travers guerres et paix, dans ce Ve siècle av. J.-C. où s'élaborent les fondements de la démocratie.
Comment peut-on être grec à l'époque d'Homère ou d'Alexandre? Certainement pas comme on est aujourd'hui français, américain ou italien. Les Grecs ne se pensaient pas comme nous nous pensons. Pas plus qu'ils ne pensaient l'univers comme nous le pensons, ni leur cité, leur politique ou leurs rapports humains. C'est à l'autopsie d'une culture que nous convie Pierre Brulé, l'autopsie d'une culture lointaine, menée à l'aide d'une matière vivante: des textes d'une actualité et d'une modernité étonnantes (niveau **), qui ne nous donnent pas seulement à voir le monde des Grecs, mais à le comprendre de l'intérieur.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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