L'Asie Mineure dans l'Antiquité : échanges, populations et territoires. Regards actuels sur une péni
Bru Hadrien ; Kirbihler François ; Lebreton Stépha
PU RENNES
24,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753507760
Asie Mineure et Anatolie sont deux termes qui prêtent volontiers à la rêverie. Ils sont d'ailleurs traditionnellement associés à la fascination de l'Orient dans l'imaginaire occidental, d'autant mieux quand ces termes se rapportent à l'Antiquité. Et de fait, en invoquant ces noms, nous avons déjà mis un pied sur le continent asiatique. On comprend alors que l'Asie Mineure peut être considérée comme un espace transitoire entre un monde égéen classique et un orient plus lointain. Et c'est ainsi que la péninsule anatolienne fut longtemps regardée dans les études anciennes. Pourtant, l'Asie Mineure est aussi un monde en soi, complexe, varié et digne d'intérêt pour elle-même. C'est dans cet esprit que s'est tenu le colloque de Tours consacré à cet espace géographique dans l'Antiquité, dont nous rapportons les actes dans ce volume. Les contributions du colloque international qui s'est tenu à l'université de Tours les 21 et 22 octobre 2005 peuvent se résumer en quatre axes à la fois distincts et complémentaires. Il s'agit tout d'abord d'évaluer les manières de penser, de décrire et de représenter l'Asie Mineure dans l'Antiquité en s'attachant essentiellement aux sources littéraires disponibles. Le second axe invite les participants à approcher les notions de gestion, de contrôle et d'appropriation des espaces anatoliens à une échelle plus régionale, du Taurus pisidien à l'Euphrate, en passant par les littoraux du Pont-Euxin. Ensuite l'étude historique et archéologique de plusieurs cités (Sagalassos, Antioche de Pisidie, Parion, Ephèse, Sinope) permet d'aborder la question des rapports entre les populations et leurs territoires, et d'insister sur la variété d'échanges culturels toujours renouvelés. Dans cette perspective, les chercheurs réunis choisissent enfin de présenter certains aspects religieux, linguistiques, économiques et culturels, lesquels conduisent à s'interroger sur les rapports entre les particularismes anatoliens et les manifestations de l'hellénisme, en privilégiant une approche historique ouverte, inscrite dans la longue durée.
Nombre de pages
483
Date de parution
06/05/2009
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753507760
Titre
L'Asie Mineure dans l'Antiquité : échanges, populations et territoires. Regards actuels sur une péni
Auteur
Bru Hadrien ; Kirbihler François ; Lebreton Stépha
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20090506
Nombre de pages
483,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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