Les passages et galeries de Prague se distinguent de leurs homologues de France, d'Angleterre ou d'Italie, à la fois par leur typologie et leur histoire: ils ` sont beaucoup plus anciens ou beaucoup plus récents. Cryptes de passage du Moyen Âge ou utopies familières du début du XXè siècle, ils portent toujours une part du lustre dont leurs concepteurs les ont parés.Les vieux passages, Durchhäuser ou "maisons de traverse", tels qu'on les trouve aussi à Lubeck, Vienne ou Leipzig, sont d'abord une pièce de l'urbanisme médiéval. Privés ou semi-publics, ils ne répondent à aucun plan préalable et existèrent dans un premier temps grâce à la tolérance des habitants avant de devenir un véritable système de communication. Lieux d'une sociabilité mouvante où public et privé se commettent l'un avec l'autre, ils recoupent l'entrelacs serré des rues jusque dans les quartiers Renaissance ou de l'époque baroque.Au début du XXè siècle, dans la Nouvelle-Ville, se développent à l'intérieur des Méstské Palâce d'autres passages, des galeries à l'architecture souvent audacieuse. De 1907 à 1935, elles sont une soixantaine à percer - principalement le long de la place Venceslas et de Na prikopè. Espaces polyvalents avant la lettre, très appréciées des Praguois, elles prennent part à la vie socio-culturelle par les théâtres, cinémas, salles de spectacle qu'elles abritent. L'atmosphère animée des galeries n'ayant pas résisté à l'époque stalinienne, il fallut attendre les années 80 pour les voir retrouver leur destination première.
Nombre de pages
176
Date de parution
19/11/1993
Poids
950g
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EAN
9782909283104
Titre
Prague, passages et galeries
Auteur
INSTITUT FRANCAIS D'
Editeur
NORMA
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0
Poids
950
Date de parution
19931119
Nombre de pages
176,00 €
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Les articles présentés dans ce dossier des Cahiers de la sécurité et de la justice analysent les points forts et les points faibles ainsi que quelques évolutions notables au sein des forces de sécurité intérieure. Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times New Roman", serif ; } La question du lien des forces de sécurité avec les citoyens qu'ils ont mission de protéger se pose de manière permanente tout en évoluant en fonction d'événements survenus dans l'espace public. Cette évolution qui s'impose aux forces de sécurité intérieure les place en même temps dans une situation plus difficile qu'elle ne l'est pour d'autres services de l'Etat. Elles expérimentent des approches et des modalités nouvelles de contact avec la population et avec les partenaires du policier et du gendarme. Parfois, les moyens manquent, le découragement guette et les policiers ont souvent le sentiment de reprendre le lendemain ce qu'ils avaient fait la veille, et de rejouer ainsi malgré eux au quotidien le mythe de Sisyphe.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.