Broyer Anne-Lise ; Comment Nicolas ; Da Cunha Amau
FILIGRANES
27,00 €
Epuisé
EAN :9782350463742
Quatre photographes - Anne Lise Broyer, Nicolas Comment, Amaury da Cunha et Marie Maurel de Maillé - ont décidé de croiser leurs différentes pratiques, leurs différents regards sur le monde et la singularité de leurs parcours dans ce livre commun. Ce projet intitulé «Being Beauteous», d'après le titre d'un poème d'Arthur Rimbaud, évoque un rapport au monde qui n'est ni tout à fait ancré dans le réel, ni complètement tourné vers l'imaginaire. La photographie n'est pour eux ni une boîte à messages, ni une machine à fournir des preuves de la réalité. Ils font des images pour redonner à la question de l'errance toute sa richesse et sa poésie. Leurs photographies sont autant de petites histoires, de contes, de fragments de narration qui, au sein de ce projet collectif, donnent naissance à de nouvelles rencontres d'images, à de nouveaux récits photographiques, comme des «cadavres exquis» poétiques et sensibles.
Nombre de pages
120
Date de parution
08/10/2015
Poids
524g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782350463742
Titre
Being Beauteous
Auteur
Broyer Anne-Lise ; Comment Nicolas ; Da Cunha Amau
Editeur
FILIGRANES
Largeur
200
Poids
524
Date de parution
20151008
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Méditerranée. Est-ce la que l'on habitait ? est un voyage dans le temps (passe et présent) et dans les mémoires intimes et politiques autour de la Méditerranée. Les images d'Anne-Lise Broyer, au noir et blanc très doux, rejouent une histoire dont les rivages de cette mer portent l'empreinte. De la Tunisie au Liban, en passant par le Maroc, l'Algérie, la Turquie, la Palestine, la Grèce, l'Italie, la France, l'Égypte, la Lybie, la Syrie, l'Espagne et Israël, la photographe tente de rendre visible la blessure méditerranéenne. En prenant comme motif principal la ruine antique (ou moderne), en proposant des face à face avec des portrait d'habitants ou de migrants, photographiés comme des statues antiques, elle révèle le théâtre d'un drame migratoire. Sur fond de crise actuelle, la ruine est un arrêt sur image, une image dialectique qui, comme l'écrit Walter Benjamin, « est ce en quoi l'Autrefois rencontre le Maintenant ». Des poèmes d'écrivains contemporains de chaque pays accompagnent les photographies.
Avec Journal de l??il (Les Globes oculaires), Anne-Lise Broyer tente de faire l'expérience de la littérature par le regard. Comme s'il s'agissait, en photographiant, d'avancer dans sa vision comme on avance dans un livre... L'ouvrage se construit ici sur les pas de la vie et de l??uvre de Georges Bataille... Chaque image est un voyage se référant implicitement à l'écrivain, mais au-delà d'une seule volonté de documenter. L'approche d'Anne-Lise Broyer se veut aussi sensible, émotionnelle et intuitive. Elle rend compte de la puissance d'une écriture bataillienne, l'enjeu étant de fabriquer non pas des images qui illustreraient une pensée mais plutôt de trouver des images propices à produire de la pensée. Le livre accueille également les textes inédits, essai ou approche plus libre, de Léa Bismuth, Bertrand Schmitt, Mathilde Girard, Yannick Haenel et Muriel Pic.
Le temps est caché dans les plis d'une eur est le nouvel opus de l'artiste Anne-Lise Broyer. Poursuivant son expérience de la littérature par le regard, Anne-Lise Broyer, invitée à séjourner à Deauville et en Normandie dans le cadre d'une résidence-création, trace ici une ligne qui relie des livres, des auteurs entre eux (Duras, Flaubert, Proust, Sagan...) des moments de vie qui n'ont pas grand-chose en commun si ce n'est un territoire et le fait qu'ils constituent pour elle une réactivation de ses premiers émois littéraires. Dans un subtil maillage, Anne-Lise Broyer fait notamment revivre l'enfant qu'elle était, à distance du monde, mais aussi celui de L'été 80, perdu dans sa vision. Les Roches-Noires, le Grand-Hôtel de Cabourg côtoient les paysages de Madame Bovary. Les textes de Colette Fellous et Jean-Luc Germain fabriquent un écho aux images.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.