Figures du mensonge littéraire. Etudes sur l'écriture au XXe siècle
Brown Llewellyn
L'HARMATTAN
36,50 €
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EAN :9782747582414
Mensonge ! " ce qualificatif retentit comme un jugement manifestement négatif, dénonçant un comportement de ruse ou de calcul qui demeure condamnable par comparaison avec son contraire, la vérité, vertu qui serait exigible en tout lieu. Cependant, au cours du XXe siècle, nombreux sont les écrivains qui ont rencontré une défaillance radicale située au cœur du langage, un point d'opacité qui ôte aux représentations leur crédibilité, qui leur confère un caractère de fausseté. Pour certains, ce défaut est omniprésent, au point d'imposer la perception que les mots mentent dans la mesure même où ils signifient, dissimulant mal l'absence qui fonde le langage et la solitude qui en résulte. Même l'injonction de livrer la vérité apparaît comme un leurre, inapte à donner une assise à aux représentations et à traiter la dimension imprescriptible du désir. Ce constat engage, alors, les fondements mêmes de la création littéraire : loin de se résigner, chaque auteur se voit dans l'obligation vitale d'inventer son propre " mensonge vrai " dans un effort pour tromper l'innommable et se construire un monde enfin consistant. Ce livre propose une approche du thème du mensonge chez certains écrivains parmi les plus innovants de notre temps : Giono, chez qui l'exaltation du sublime poétique et de la toute-puissance du mensonge trouve sa mesure dans l'invention du conteur ; Genet, tenaillé par l'omniprésence du simulacre qui recouvre la vérité fantasmatique de l'assassinat, et qui conclut son rouvre par un témoignage vrai ; Proust, chez qui les ruses persécutrices du menteur et de l'inquisiteur trouvent leur point d'achoppement dans une absence radicale de vérité, rendue opérante dans la création littéraire ; Aragon qui, dans l'absence d'une reconnaissance paternelle, trouve barrée la voie vers le vrai, et pour qui l'écriture apporte une suppléance ; Duras, dont les personnages s'affrontent à l'impossibilité de nommer un instant de ravissement, abîme qui prête son éclat à la mise en forme fictionnelle ; Jabès, dont l'écriture inscrit un indicible qui ne supporte que les prête-noms de Dieu et du Livre ; Sarraute qui, trouvant dans la vérité transgressive une première réponse au leurre de la beauté, recourt au non-vrai des tropismes qui marque le caractère irréductiblement équivoque du langage. La singularité de la construction élaborée par chacun de ces auteurs - et qui engage l'ensemble de leur création littéraire - ressort dans l'étude détaillée qui lui est consacrée : le lecteur est invité à se laisser guider par sa curiosité.
Nombre de pages
422
Date de parution
02/04/2005
Poids
550g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782747582414
Titre
Figures du mensonge littéraire. Etudes sur l'écriture au XXe siècle
ISBN
2747582418
Auteur
Brown Llewellyn
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
550
Date de parution
20050402
Nombre de pages
422,00 €
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Résumé : Comment une rencontre amoureuse peut-elle marquer notre vie à tout jamais, bouleversant les cadres d'une existence et la réorientant pour le mieux ? Ces pages, qui composent le portrait d'une femme, cherchent à répondre à cette question. Une femme décidée à faire face à ce qui, en elle, touchait à l'insupportable, et qui sut en faire une force de désir. Une femme qui releva le défi de sa singularité pour que son lien avec les autres devienne oeuvre de création, dans sa détermination à réveiller l'inédit en chaque personne qu'elle rencontrait. Témoignage donc d'une vie dans sa dimension à la fois exemplaire et énigmatique. Histoire aussi d'une tragédie, qui fit jour quand ce pari sur l'existence atteignit son point de renversement, et que l'irréductible force de destruction réclama son dû, à la faveur d'une brèche dans la confiance à laquelle la vie de cette femme demeurait suspendue. Moment qui laisse au narrateur, qui eut le privilège de partager cette vie, la responsabilité de dire, saisi par l'urgence d'extraire un savoir d'un amour qui était à la fois réciproque et fondé sur un impossible. Livre donc où l'anecdote s'efface devant une indispensable méditation, et qui cherche à faire entendre, avec le plus de justesse possible, la voix de celle qui n'est plus.
Le thème de la destruction touche à un point névralgique de la création de Marguerite Duras, exprimant le rapport subjectif de l'auteur à une terrifiante dimension inhérente au langage. Celle-ci lui offre un socle à partir duquel elle fait oeuvre, donnant ainsi à l'écriture sa portée réelle.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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