Tchernobyl par la preuve. Vivre avec le désastre et après
Brown Kate ; Béru Marie-Anne de ; Weis Cédric
ACTES SUD
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EAN :9782330144135
Après dix ans de fouilles intenses dans les archives - en ex-URSS, en Europe et aux Etats-Unis -, d'entretiens et d'enquêtes de terrain - en Russie, en Ukraine et en Biélorussie, et ce jusque dans la zone d'exclusion -, l'historienne américaine Kate Brown nous révèle l'ampleur non seulement de la catastrophe, mais aussi des actions entreprises pour dissimuler la vérité et convaincre la communauté internationale et l'opinion publique de l'innocuité des retombées radioactives. Ses découvertes mettent en lumière les conséquences irréversibles de la radioactivité anthropique sur le vivant, et nous confrontent, jusqu'à la sidération, à ce que nous ont légué des décennies d'accidents et d'essais nucléaires en tout genre. Premier grand travail scientifique sur Tchernobyl. Un ouvrage sans équivale4e de couverture : En 2011, "quand la centrale de Fukushima a été frappée de plein fouet par un tsunami, les dirigeants japonais ont réagi de manière étrangement similaire à celle des leaders soviétiques en 1986. Ils ont massivement sous-estimé l'ampleur de la catastrophe - la fusion de trois réacteurs -, ils ont envoyé des pompiers sans équipement de protection dans des champs de radioactivité très élevés et n'ont intentionnellement pas informé la population des niveaux de radiation". Puis ils ont dissimulé l'ampleur de la catastrophe, comme les dirigeants soviétiques l'ont fait pendant quelques années.Kate Brown est la première historienne occidentale à avoir travaillé dans les archives du ministère soviétique de la Santé. Après dix ans de fouilles - elle a obtenu la déclassification de nombreux dossiers -, d'entretiens et d'enquête de terrain en Russie, en Ukraine et en Biélorussie (jusque dans la Zone d'exclusion), elle nous donne à voir l'étendue du désastre, mais aussi les actions entreprises pour dissimuler la vérité et convaincre la communauté internationale et l'opinion publique de l'innocuité des retombées radioactives. Car les efforts déployés pour dénaturer l'histoire ne s'arrêtent pas aux frontières de l'URSS : plusieurs États occidentaux, des agences de l'ONU, des diplomates internationaux et des scientifiques associés à l'industrie nucléaire ont éludé, voire nié l'existence d'une catastrophe sanitaire de grande échelle.Cette enquête révèle ou confirme les mensonges et les collusions, mais relate aussi le quotidien des survivants. Elle met en lumière les conséquences irréversibles de la radioactivité artificielle sur l'ensemble du vivant, la spécificité des faibles doses accumulées, et nous confronte, jusqu'à la sidération, à ce que nous ont légué des décennies d'accidents et d'essais nucléaires en tout genre. Quoi que l'avenir nous réserve, nous ne pouvons plus continuer à faire l'économie d'un honnête et véritable guide de survie - en cas de nouveau désastre.Notes Biographiques : Kate Brown est historienne, professeur de science, technologie et société au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Boston). Spécialiste d'histoire environnementale, elle est l'autrice de plusieurs ouvrages primés, dont Plutopia (Oxford University Press, 2013). Rewriter, traducteur, éditeur extérieur.
Histoire parallèle de deux complexes militaro-industriels ultra-secrets (Hanford, aux Etats-Unis, usine au coeur du projet Manhattan, et Maïak, en URSS) au sein desquels a été produit le plutonium des bombes A et H au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et pendant la guerre froide. Production aux conséquences dévastatrices sur les populations et l'environnement, mais aussi développement d'un système politique propre aux deux villes-tutelles de ces sites, Richland et Ozersk : gestion des populations par la surveillance et la sanction ou par la récompense et la liberté. Un fonctionnement scientifique et politique en miroir.
Un premier livre de coloriage tout simple, rempli d'animaux de la ferme et de tracteurs, à l'intention des très jeunes enfants. Les pages de ce premier livre de coloriage sont remplies de vaches, de moutons, de tracteurs et de scènes de la vie à la ferme. Les images toutes simples aux contours bien marqués faciliteront la tâche aux tout-petits et leur donneront l'occasion d'apprendre à manier le stylo.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
Né en 1957 à l'initiative du père Joseph Wresinski, ATD Quart Monde - Agir tous pour la dignité - a pris une dimension internationale. Si l'histoire de ce Mouvement commence au camp des sans-logis de Noisy-le-Grand avec les habitants et une poignée de volontaires, elle se poursuit aujourd'hui avec des milliers de partenaires, militants et volontaires qui portent la voix des plus démunis, combattant avec eux les préjugés, la pauvreté et l'exclusion. Depuis 60 ans, ATD Quart Monde a défendu le revenu minimum d'insertion, la couverture maladie universelle, le droit au logement opposable, ou encore la reconnaissance par la loi de la discrimination liée à la précarité sociale : autant d'avancées législatives et sociétales que nous lui devons. Aux maux de ceux qui luttent sans répit répondent ici la plume engagée d'Erik Orsenna et les photographies d'archives qui documentent l'histoire, la force et la générosité de ce Mouvement hors du commun.
Kershaw Ian ; Saint-Loup Aude de ; Dauzat Pierre-E
Après l'accumulation d'horreurs de la première moitié du XXe siècle qui avaient conduit " l'Europe en enfer ", les années 1950 à 2018 apportèrent la paix et une prospérité relative à la majeure partie de l'Europe. D'immenses progrès économiques transformèrent le continent. Le souvenir des guerres mondiales s'éloigna peu à peu, même si leur ombre a continué de planer sur les esprits. L'Europe était désormais un continent divisé, vivant sous une menace nucléaire, qui prit parfois des contours terrifiants. Ses habitants perdirent la maîtrise de leur destin, dicté par la guerre froide qui opposait les Etats-Unis et l'URSS, et se trouvèrent " précipités " dans une série de crises qui menaçaient de les faire basculer dans la catastrophe. Il y eut des succès éclatants : la dissolution du bloc soviétique, la disparition des dictatures et la réunification de l'Allemagne. L'accélération de la mondialisation, la dérégulation financière, la naissance d'un monde multipolaire, la révolution des technologies de l'information ont produit de nouvelles fragilités. L'enchevêtrement de crises qui ont suivi 2008 a été l'avertissement le plus clair adressé aux Européens : la paix et la stabilité ne sont aucunement garanties et le continent pourrait bien connaître de nouvelles fractures. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère d'incertitudes. Dans ce livre remarquable, Ian Kershaw brosse un ample tableau du monde dans lequel nous vivons. Puisant ses exemples à travers tout le continent, Des temps d'incertitudes / L'Age global éclaire puissamment l'histoire du temps présent et jette un regard prudent sur notre futur. Ian Kershaw est l'auteur d'une monumentale biographie de Hitler (Flammarion, 2000 et 2001) et a publié au Seuil : Choix fatidiques. Dix décisions qui ont changé le monde (2009, " Points Histoire ", 2012), La Fin, Allemagne 1944-1945 (2012, " Points Histoire ", 2014), et L'Europe en enfer, 1914-1949 (2016, " Points Histoire ", 2018).
Déclenchée dans un contexte de ruée vers l'or et le diamant, la guerre anglo-boer est singulière à bien des égards. Aux origines de l'apartheid, elle oppose le puissant Empire britannique aux deux petites républiques boers. Ce conflit asymétrique, largement médiatisé, évolue très vite en guérilla. Camps de concentration, déplacements de population, terreur contre les civils, tactique de la terre brûlée, famine : aucun moyen n'est épargné pour soumettre les descendants des premiers colons néerlandais d'Afrique du Sud. Dans ce livre couronné de prix, Martin Bossenbroek donne toute son ampleur à ce conflit inaugural des tragédies du XXe siècle et restitue, avec un réel talent littéraire, les espoirs et le désespoir de tous ceux qui ont pris part au conflit, combattants ou simples civils - voire les deux à la fois. Il met ses pas dans ceux de trois acteurs du conflit - le diplomate et juriste hollandais Willem Leyds, au service de la république du Transvaal, un correspondant de guerre britannique quelque peu remuant qui n'est autre que Winston Churchill et le jeune soldat boer Deneys Reitz - et suit au plus près leur destin pour livrer un récit aux allures d'épopée. Ce livre a obtenu le prestigieux Prix Libris de l'Histoire aux Pays-Bas.
Après avoir récemment publié un premier livre traitant du système répressif soviétique " Au Goulag ! La police politique sous Lénine et Staline " dans notre maison d'édition, l'auteur présente non plus le Goulag lui-même, mais la police politique soviétique, les différents services de la Sécurité d'Etat, les fameux " organes " de sinistre réputation, quelle que soit leur dénomination au fil des années de pouvoir communiste : Tchéka, Guépéou, OGPOu, NKVD, NKGB, MVD, MGB et KGB) et leurs ramifications à travers l'URSS. Mais aussi les différentes institutions placées sous leur tutelle et chargées d'élaborer la doctrine ou de mettre en oeuvre l'action de cette police politique et d'appliquer ses directives : Conférence spéciale, troïkas extra-judiciaires, etc. Les hommes qui permirent à l'appareil répressif d'atteindre son rendement maximum, et notamment ceux qui alimentèrent et firent fonctionner les prisons et les camps, sont donc au coeur de cet ouvrage. Ce livre présente aussi les uniformes, marques de grade et insignes distinctifs des fonctionnaires des " organes ". Ces insignes, très rares et longtemps cachés, sont des symboles d'appartenance portés en général sur l'uniforme ou, plus rarement, sur la tenue civile des officiers, sous-officiers et soldats des administrations centrales et locales des organes de sécurité et des troupes ou unités spéciales qui en dépendent. Le regard de l'auteur est porté principalement sur l'appareil répressif lui-même, sur les rouages du " hachoir humain " et les " tchékistes ", - un terme générique employé jusqu'à nos jours pour désigner les auteurs de cet holocauste -, organisateurs et agents d'exécution.