Brouan Anne ; Evaristo Bernardine ; Laupin Patrick
RUMEUR LIBRE
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EAN :9782355770265
Qu'est-ce que ça ferait que nous ayons vécu mille ans si nous étions incapables d'aimer l'instant proche et présent, comme une chose heureuse qui tombe à sa place et à son heure, maintenant, et nous arrive dans la soudaineté brusque des pluies d'été, des bonheurs parfaits, en une fin des peines et des sacrifices, et un début des lectures et des écritures? C'est ce que je lis et vois dans ce livre, le charme d'une fidélité, un chemin de liberté réussie, un lieu, un fleuve, qui saisissent l'instinct originel du monde. Ce sont des tessitures et des motifs vrais, soleil des égarés et âmes mobiles des déluges, qui plongent dans les répercussions à retardement du grand rêve et l'arrière-saison du silence. Anne Brouan: Le style arraché au néant. C'est à peine si la douleur l'étonne. Dans son périple en-dessous du verbe, par une vitesse de songe et le jeu mêlé des ombres de la vie et de la mort, elle ressuscite le bien auquel on n'ose croire. Evaristo: Pas à pas et au-delà, larmier géant et éclairs de joie, il va dans le désert du dieu et des hommes et délivre la beauté close. Ils ont fait ce livre, rêveur, puissant, subtil, où ils vont ensemble, de la fleur rapide de l'éther au choc puissant des racines. Puis quand la touche vénérable du temps est atteinte, l'immortel envol bleui des ténèbres nous ramène vers la source.
Nombre de pages
140
Date de parution
25/11/2011
Poids
800g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782355770265
Titre
Rituel du silence. Tombeaux des oiseaux d'or
Auteur
Brouan Anne ; Evaristo Bernardine ; Laupin Patrick
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
225
Poids
800
Date de parution
20111125
Nombre de pages
140,00 €
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Le livre ardent de nos désirs où se précipitent les rapaces de l'ombre Recueil de textes, poèmes en prose, sur le temps passé toujours là, dans les scènes vécues, tissées dans la langue du désir de plénitude et de l'amour. Des textes courts, successions de fragments de poèmes, images encordées par une langue précise et musicale.
Tout ce que jai dû arracher/à la pierre/au vent qui passe/à linfernal silence/tout ce qui nous crucifie/et nous fait vivre/dans le même mouvement,/la même pulsation/si petite et fragile/des jours""Amers déserts des rêves perdus dans les camps dombre du silence/dans le désert de ma voix nue et blanche/il y a la mer/il y a toi ma mère/il y a toutes les mères qui chantent/dans les parfums évanouis du printemps/le bonheur davoir été/le coeur premier de la vie/coeur déchiré des ténèbres/coeur des sources chaudes/où notre désir dexister/puise la force dabreuver laridité des sables" Anne Brouan, née dans le Var en 1954. Vit et travaille à Lyon. Cofondatrice, en 1996, du collectif dédition Le Bel Aujourdhui.
Cette volonté de s'offrir totalement, corps et âme noues, à la détresse comme à la joie de ses songes affamés, fait frissonner de peur notre regard et nous doutons parfois : si la mort nous enlace au point d'enfanter seule en nous cette pauvre vérité, la vie n'est-elle pas que songe où se mire le temps ? Evaristo ne doute pas. Il sait qu'à sa fontaine nul autre ne peut s'abreuver, car sa vérité a soif de l'unique source où se désaltéra l'enfance, douceur des rêves d'or enfouis dans le sommeil. Là seulement, le temps apaisé par la lumière délivre le secret des naissances. C'est cette douleur d'astres qui nous rassemble, cette blancheur étreinte d'une enfance effarée d'amour et de silence — mais qui nous promet à jamais la vie.
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.