Les flics ne m'ont pincé qu'une fois et il leur a fallu drôlement longtemps à ces salauds pour y arriver" : ainsi débute la confession de Yogi, héros de ce roman. Qui est Yogi ? Un jeune vaurien américain qui a le vol et le vice dans le sang, dupe ses bienfaiteurs, se fait entretenir par les femmes, mais ne perd jamais, au plus bas de ses déchéances, une sorte de grâce, d'enjouement, de "vaillance" , qui lui vaut notre indulgence et notre sympathie. Comment il vole son frère Roland, comment il vient en aide à son vieil ivrogne de père ; comment il est initié au vice, dès ses treize ans, par une poule de luxe, devient champion de tennis, s'égare dans une boite d'homosexuels, couche sous les ponts, sur les bancs des jardins publics, c'est ce que nous conte avec allégresse ce roman picaresque. On a déjà lu Ciel de Nuit, de Chandler Brossard, qui peint sous un jour cruel les vitelloni new-yorkais, amateurs de drogue et de boxe. Il faut placer ces romans à côté de ceux de Nelson Algreen, de Saul Bellow, qui maintiennent dans les lettres américaines la tradition du réalisme - un réalisme touché par l'humour et la poésie et pour lequel on a proposé le nom de "réalisme magique" .
Nombre de pages
352
Date de parution
01/11/1955
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070210565
Titre
Les vaillants saboteurs
Auteur
Brossard Chandler ; Rosenthal Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19551101
Nombre de pages
352,00 €
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Il est impossible de ne pas songer au chef-d'oeuvre de Hemingway, Le Soleil se lève aussi, en lisant le roman de Chandler Brossard : la technique employée, tout d'abord, est la même : description objective des faits et gestes des personnages ; abondance des dialogues reproduits avec une vérité cruelle. Cette technique a été souvent employée, avec des bonheurs divers, mais Chandler Brossard lui redonne une puissance nouvelle et l'on peut dire que, dans ses meilleures pages, il s'égale à son modèle. Comme Le Soleil se lèpe aussi, Ciel de Nuit est un témoignage impitoyable sur le désarroi d'une génération. Non plus la "génération perdue", émigrée en Europe après la Première Guerre mondiale, mais celle entrée dans la vie après la dernière guerre, la victoire américaine, et qui se cherche encore un équilibre et des raisons de vivre. Le romancier nous peint le monde sophistiqué des jeunes intellectuels new yorkais, romanciers, rédacteurs de maisons de publicité, oisifs qui errent de bars en bars en compagnie de ravissants modèles. La plus grande licence règne, parmi ces personnages qui se croient affranchis de tous préjugés, s'adonnent à la drogue et à l'alcool et se confient au psychanaliste pour essayer de triompher de leurs complexes. L'héroïne, Grace, est enceinte de Porter, romancier cynique et vain, aimé des femmes, qui dissimule sous une agressivité calculée le secret de son origine noire. Aidée du narrateur, Blake, Grace se fait avorter. Cette épreuve rapproche les deux jeunes gens. L'amour parvient à naître comme une fleur miraculeuse dans la noire cité livrée au vice et au crime. Le grand mérite du romancier est d'avoir su peindre la monotonie des jours, des parties qui se succèdent et se ressemblent toutes, sans jamais nous lasser. Au milieu des scènes de rues et de bars éclate un combat de boxe, d'une violence admirable, qui tient le lecteur en haleine et éclabousse du sang des pugilistes les destinées médiocres et les intrigues sordides. Les héros du Soleil se lève aussi, excédés d'eux-mêmes et d'une vie limitée à l'instant, allaient comme à un antidote nécessaire à la violence des courses de taureaux. C'est une logique analogue qui conduit les oisifs, les alcooliques et les drogués de Ciel de Nuit dans les salles de boxe. Par cette scène de sang sur un ring new-yorkais, l'auteur révèle la peur et le goût de la mort qui se trouve au fond de ces jeux de ténèbres.
Résumé : L'ambition de cet ouvrage est de mettre en lumière un champ que l'on a tendance à rendre invisible, celui des sexualités et des identités sexuées lors de la vieillesse. Cette époque de la vie peut être une opportunité pour le sujet âgé de repenser, de réélaborer le masculin et le féminin. Ces orientations peuvent en effet connaître de nouvelles perspectives, pas seulement dans le cas d'un coming-out tardif, d'une perspective "trans" , ou de troubles mnésiques... Sans méconnaître l'éclairage porté par les études de genre, l'auteur a choisi de questionner les effets de la vieillesse sur la sexualité à partir de l'identité sexuée comme fil rouge de cet ouvrage et en s'appuyant sur sa clinique singulière, référée à la psychologie clinique, la psychanalyse mais aussi à la phénoménologie. L'angle institutionnel est également abordé permettant d'ouvrir le voile sur le vécu de la sexualité mais aussi de l'identité sexuée en établissement.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.