Margaret Brooke, jeune anglaise naïve de l'époque victorienne, débarque après une longue et pénible traversée en mer, au c'ur de Bornéo, pays encore largement inexploré. Elle s'éprend immédiatement des larges fleuves bordés de mangroves, des longues plages de sable blanc, des montagnes lointaines se découpant sur les ciels tourmentés des tropiques et des senteurs indéfinissables de la forêt. Sans craindre les colères de son terrible mari, Charles, épousé sans amour et qu'elle-même nomme "Rajah" dans ses mémoires, elle s'attache à ce lieu d'immigration forcée. Elle considère avec beaucoup d'intérêt et de bienveillance la faune aussi étrange que dangereuse. Tant les chichaks, lézards familiers des maisons, les merveilleux papillons chers à son époux, les colibris, les gibbons et les macaques effrontés, que d'autres espèces nettement moins sympathiques, tels les varans, les crocodiles, les pythons ou les cobras, tout dans ce pays éveille sa curiosité et ses sens. Quelques jours seulement après son arrivée, son mari part pour une expédition chez les turbulentes tribus de l'intérieur. Mais au lieu de se plaindre de sa solitude auprès de ses rares compatriotes habitant l'île, elle invite à un thé toutes les dames malaises, se lie d'amitié et s'initie à leurs us et coutumes. Lorsque Charles revient quelques semaines plus tard, elle se débrouille dans la langue malaise et s'habille à la mode locale. Après la mort brutale de ses trois premiers enfants sur le bateau qui les ramenait en Grande-Bretagne, elle trouve le courage de revenir au Sarawak et de donner trois nouveaux descendants à son mari. Plus tard, elle s'installe en Angleterre avec ses enfants et ne revient qu'occasionnellement à Bornéo pour les présenter aux tribus Dayaks de la jungle dont elle décrit avec amour et brio les coutumes primitives. Son Rajah restera seul dans son palais de Sarawak, au milieu de ses meubles disparates et de ses palmiers en pot.
Date de parution
30/05/2000
Poids
334g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782880862541
Titre
REINE DES COUPEURS DE TETE
ISBN
288086254X
Auteur
BROOKE/MARGARET
Editeur
OLIZANE
Largeur
140
Poids
334
Date de parution
20000530
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Brooke Margaret ; Deperrois-Fayet Michelle ; Ribar
Je fus surprise de voir la porte s'ouvrir et le rajah entrer dans la pièce. Il s'installa sur une chaise, près de moi, et posa sur les touches du piano un petit morceau de papier sale, griffonné au crayon. - Lisez ça ! , me dit-il. Je le regardai, surprise, pris le papier et découvris ces mots : "Si humblement, le roi vous demandait d'être sa reine, diriez-vous non ? " En les lisant, j'éclatais de rire, car je pensais que c'était une plaisanterie destinée à me distraire. - Ne riez pas, ordonna-t-il, mécontent, je suis on ne peut plus sincère..." Ainsi démarre la folle aventure d'une jeune fille de vingt et un ans, britannique née en France, que rien ne prédestinait à tenir un tel rôle en Malaisie. Margaret Brooke (1849-1936) raconte sans fards la vie qu'elle mène au Sarawak au temps des s rajahs blancs" et des Dayaks coupeurs de tête. Faisant fi de beaucoup des convenances de son époque victorienne, elle se lie davantage avec ses "amies malaises", qui lui apportent sérénité, curiosité et joie de vivre, plutôt qu'avec la "bonne société" présente sur place. Son récit, Good morning and good night (1934), traduit par Michelle Deperrois-Fayet et Christine Ribardière, est le portrait d'une femme libre, capable de passer des splendeurs d'un pays a exotique a aux fastes de la cour de Londres au gré de l'alternance de ses séjours, et de nourrir ses amitiés avec simplicité auprès de gens humbles comme avec des grands intellectuels tels que Henry James ou Pierre Loti. Tous ses malheurs personnels, avec notamment la perte de ses enfants, n'entament pas un solide appétit de vivre pour profiter à plein de son histoire, dont Main Quella-Villéger retrace les grandes lignes dans une postface circonstanciée.
Quand je débarque à l'aéroport de Tokyo-Narita, je ne m'attends pas à ce qui va m'arriver. D'abord la recroiser, elle, elle qui ne devrait pas être là. Puis, dans le quartier d'Asakusa, cet étudiant qui loue ses services avec son pousse-pousse : pourquoi m'aborde-t-il et m'invite-t-il à prendre un verre chez lui ? Sait-il qu'on va le tuer dans les prochains jours ? Un autre lui succédera, mais, en tout cas, c'est là que les ennuis commencent pour moi. Et ce n'est pas fini...
Pendant des siècles la région mystérieuse du Sud-Est asiatique connue sous le nom de " Triangle d'Or " a fasciné l'imagination occidentale. Aujourd'hui, elle continue à figurer à la une des médias comme un point central du trafic d'opium et d'héroïne. Pourtant, cette partie du monde est surtout fascinante pour d'autres raisons : six peuples culturellement distincts y vivent - les Karen, les Hmong, les Mien, les Lahu, les Akha et les Lisu -, s'efforçant de sauvegarder l'intégrité de leurs croyances, de leurs coutumes et de leurs modes de vie dans un environnement hostile et malgré les pressions d'une société qui change rapidement. Paul et Elaine Lewis ont vécu et travaillé avec ces ethnies du nord de la Thaïlande pendant plus de trente ans. Le fruit de leurs expériences et de leurs recherches est présenté dans ce livre richement illustré par plus de 700 photographies, presque toutes en couleurs. Nous pouvons découvrir les paysages dans lesquels vivent et se déplacent ces peuples et où se déroulent leurs cérémonies et leurs rituels, admirer leurs vêtements et leurs ornements, visiter leurs maisons et leurs villages et être émerveillés par l'habilité dont ils font preuve dans la bijouterie, le textile et la vannerie.
Les Naga vivent de pan et d'autre de la frontière indo-birmane. Au cours des années qui ont précédé l'Indépendance de l'Inde, les Naga du Nord-Est en sont venus à servir de modèle de société "exotique". Peuples de montagnards, ils avaient des croyances et une culture radicalement différentes de celles des populations hindoues des plaines. Ils étaient aussi réputés pour leur résistance féroce aux colonisateurs britanniques et passaient pour d'actifs chasseurs de têtes. Bien qu'ils partagent un fonds culturel et social commun, les milliers de petits peuplements naga, implantés sur des collines difficilement accessibles. ne se ressemblent pas. Leur système politique varie, du régime égalitaire au système autocratique. Ils parlent une douzaine de dialectes différents et ne se comprennent pas forcément entre eux. Cette diversité dans l'unité trouve aussi son expression clans l'artisanat. dans les parures et les costumes, dans les textiles, la vannerie, les sculptures et les armes. Ces objets, d'une richesse considérable, sont présentés dans cet ouvrage par de nombreuses photographies en couleurs. Les auteurs se sont appuyés sur un vaste matériel historique et ont examiné comment la notion de tribu a été appliquée aux Naga ; ils ont par ailleurs mis l'accent sur l'importance que cet état de fait a eu dans le développement du "nationalisme" naga contemporain. Une large sélection de photographies documentaires de l'époque coloniale complète ce document unique sur une ethnie originale.