Rédacteur en chef du Magazine Littéraire, Jean-Jacques Brochier livre chaque mois, depuis des années, sa fameuse " Chronique du Capricorne ". On surveille avec autant d'attention ce capricorne qu'on attend (ou attendait) les louanges ou les sermons des Poirot-Delpech, Frank, Rinaldi et autre Matignon. Jean-Jacques Brochier a sélectionné ici une quarantaine de ses meilleures chroniques écrites entre 1978 et 1983. On y retrouve, bien sûr, les plus grands noms de la littérature : Diderot, Sagan, Aragon, Sartre, Blondin, d'Ormesson, Céline qui côtoient Dominique de Roux, Jean-Edern Hallier. L'écriture est nette à l'image de la pensée ; les analyses claires et souvent audacieuses. Rien de convenu ni de négligé dans ces pages qui redonnent à la critique littéraire son sens le plus profond, le plus noble. Jean-Jacques Brochier est l'auteur de dix-sept ouvrages : romans, essais et pamphlets (dont le tabagique Je fume, et alors ?). Chasseur et amateur de cuisine, il a également écrit de nombreuses anthologies sur le gibier.
Nombre de pages
159
Date de parution
05/04/1996
Poids
224g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782906389694
Titre
Chroniques du Capricorne. 1977-1983
Auteur
Brochier Jean-Jacques
Editeur
ENCRAGE DISTRIB
Largeur
130
Poids
224
Date de parution
19960405
Nombre de pages
159,00 €
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Créateur-réalisateur, pendant trente-cinq ans, des "dossiers" du Magazine littéraire, dont il fut le rédacteur en chef de 1967 à 2002, Jean-Jacques Brochier s'entretient avec sa collaboratrice Nadine Sautel de la lecture, épicentre de sa vie. Avec tendresse et humour, ce sartrien convaincu tourne autour du sujet comme le philosophe Husserl autour des faces du cube. Comment isoler une activité qui l'a fait romancier, essayiste, "nègre" , chasseur, cuisinier, dégustateur... et témoin éclairé d'un demi-siècle d'édition et d'histoire des idées ? L'auteur ne sépare pas les genres. L'art de la synthèse étant chez lui aussi allègre que le goût du jeu, il caracole aux frontières de l'autobiographie, vigoureusement mise "hors-je" . En lieu et place, il ranime en quelques traits le Saint-Germain des-Prés des années soixante où traînent Losfeld, Pauvert, Balland, Belfond... Au "village" , c'est la guerre froide. En toile de fond, communisme, existentialisme et structuralisme se livrent une lutte sans merci. A une altitude qui fait taire les rumeurs, Aragon passe. On croise Perec, Bazin, Mauriac ou Roland Barthes : le feuilleton peut commencer. Sa chaîne est le souvenir, sa trame l'amitié.
L'interdiction de fumer dans certains avions, et pourquoi pas, bientôt, dans les trains, ou dans la rue, est plus qu'une plaisanterie de mauvais goût : une atteinte caractérisée à notre liberté. Et le symptôme d'un phénomène plus grave encore : la condamnation, sous prétexte de santé, ou d'économie, de tous les plaisirs de la vie. Allons-nous, après des libérations difficilement conquises, retomber dans le carcan d'un moralisme écoeurant ? La défense du principe de plaisir est un impératif catégorique.
Le récit d'enfance est, depuis longtemps un genre littéraire. La comtesse de Ségur et Jean-Paul Sartre, chacun à sa manière, ont raconté les bons enfants car, dans les récits d'enfance, les enfants ne sont jamais méchants. Celui-ci n'échappe pas à la règle. Pourtant, s'il s'intitule Une enfance lyonnaise au temps du Maréchal, ce n'est pas seulement par un coup de chapeau au superbe livre de François Augiéras. Une adolescence au temps du Maréchal. C'est que cette enfance fut lyonnaise, et quand, à sept ans, on entend les Allemands faire sauter, un à un, trente-deux ponts sur le Rhône et la Saône avant de s'enfuir, on n'est pas près de l'oublier. Comme on n'oublie pas les campagnes-refuges, ces campagnes où l'enfant, quoi qu'il arrive, était follement heureux. Cet enfant dont il est né, Jean-Jacques Brochier le ressuscite aujourd'hui avec une curiosité étonnée.
Confrontée, ici comme ailleurs, dès l'été 1789, à la "révolution de l'égalité" , la microsociété nobiliaire picarde allait-elle, au siècle suivant, se fondre dans le monde des notables ou garder son identité, s'isoler ou s'intégrer dans la société de son temps sans renier ses traditions et ses valeurs, "tenir son rang" et s'en donner les moyens ? Cette étude, menée sur une période longue, du temps de la construction des "châteaux briques et pierre" sous Louis XV et Louis XVI, jusqu'aux combats politiques sous Jules Ferry, s'appuie sur nombre de papiers de famille et d'archives publiques, sur des documents iconographiques précis, sur les traces essentielles de la présence nobiliaire dans le patrimoine bâti de cette Picardie lourdement touchée par les destructions des invasions et des guerres.