Pour l'amour des livres. Entretiens avec Nadine Sautel
Brochier Jean-Jacques
ALBIN MICHEL
24,70 €
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EAN :9782226398185
Créateur-réalisateur, pendant trente-cinq ans, des "dossiers" du Magazine littéraire, dont il fut le rédacteur en chef de 1967 à 2002, Jean-Jacques Brochier s'entretient avec sa collaboratrice Nadine Sautel de la lecture, épicentre de sa vie. Avec tendresse et humour, ce sartrien convaincu tourne autour du sujet comme le philosophe Husserl autour des faces du cube. Comment isoler une activité qui l'a fait romancier, essayiste, "nègre" , chasseur, cuisinier, dégustateur... et témoin éclairé d'un demi-siècle d'édition et d'histoire des idées ? L'auteur ne sépare pas les genres. L'art de la synthèse étant chez lui aussi allègre que le goût du jeu, il caracole aux frontières de l'autobiographie, vigoureusement mise "hors-je" . En lieu et place, il ranime en quelques traits le Saint-Germain des-Prés des années soixante où traînent Losfeld, Pauvert, Balland, Belfond... Au "village" , c'est la guerre froide. En toile de fond, communisme, existentialisme et structuralisme se livrent une lutte sans merci. A une altitude qui fait taire les rumeurs, Aragon passe. On croise Perec, Bazin, Mauriac ou Roland Barthes : le feuilleton peut commencer. Sa chaîne est le souvenir, sa trame l'amitié.
Nombre de pages
264
Date de parution
27/07/2017
Poids
350g
Plus d'informations
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EAN
9782226398185
Titre
Pour l'amour des livres. Entretiens avec Nadine Sautel
Auteur
Brochier Jean-Jacques
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
0
Poids
350
Date de parution
20170727
Nombre de pages
264,00 €
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La différence entre Camus et Nietzsche, c'est d'abord que Nietzsche savait penser. Ensuite qu'il a osé penser jusqu'au bout. L'apothéose nietzschéenne, le splendide écroulement hölderlinien, tous ces moments féroces où l'écrivain accepte d'être mangé par la meilleure part de soi-même, Kleist ou Sade, rien n'est plus éloigné de Camus et de ses dimensions. Ce professeur de morale n'était qu'un surveillant de la morale d'autrui, vétilleux, tatillon. Même pas un sémaphore. S'il est intéressant encore pour nous, c'est à condition de reléguer dans le placard aux accessoires le pantin moraliste et toutes les ?uvres qui tentent de lui donner réalité. S'il est intéressant, c'est quand il a la tranquillité, au-delà de ces balançoires idéologiques que sont l'idée de nature, la civilisation méditerranéenne, le nationalisme, de s'accepter comme un animal heureux, avec un lyrisme épidermique qui touche. "
France, années soixante: inadéquation croissante d'un état rigide et vieillissant avec une jeunesse née pendant la guerre et avide d'en découdre.Le personnage du roman de Jean-Jacques Brochier est un très jeune homme qui se cherche et ne trouve dans sa vie quotidienne aucune des vérités qu'il a trouvées dans les livres. L'action clandestine pendant la guerre d'Algérie la lui fournit. Son arrestation et son emprisonnement sont une confrontation avec le réel qui le découvre à lui-même. C'est en prison qu'il s'unira avec la jeune fille évanescente et dure qui est arrêtée en même temps que lui. La liberté les séparera.Écrit dans un ton qui cache toute émotion sous la distance et l'humour, Un jeune homme bien élevé raconte, avec pudeur, le passage à l'âge d'homme.
Autant l'écologie est indispensable, autant l'intégrisme écologiste est insupportable. Son seul réflexe: le refus. Contre le nucléaire (même si c'est l'énergie la moins polluante), contre la voiture, contre la chasse, contre la pêche à la ligne, contre les organismes transgéniques (même s'ils permettent de se passer de quantité d'herbicides, d'insecticides catastrophiques pour l'environnement). Persuadé que la forêt hercynienne était plus étendue alors que la forêt en France aujourd'hui, que le bateau à voile est économiquement supérieur au bateau à moteur, que le retour à la chandelle et à l'eau de source est un progrès indéniable, il nous accable de son rousseauisme analphabète. Jean-Jacques Brochier met en garde contre ceux qui veulent faire notre bonheur malgré nous. Tant que ces âneries restaient des v?ux pieux, elles n'avaient guère d'importance mais, aujourd'hui, ceux qui les propagent réclament le pouvoir politique. Alors, méfions-nous de la secte verte!
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »