Chef-d'oeuvre, écrit ce jour-là Flaubert à Maupassant, de Boule de Suif, qu'il vient d'achever. Quelle plus belle consécration pour l'habitué des agapes chez Zola que cet applaudissement enthousiaste du seul écrivain qu'il vénère comme un maître ? Employé de ministère désespéré d'ennui, Maupassant sait que la litérature est son vrai métier. Après ce coup de génie, Boule de Suif, il construira en dix ans seulement une oeuvre considérable, romans, nouvelles et chroniques à profusion. Rongé par le mal du siècle, la syphilis, il sent que le temps lui est compté. Pessimiste sans forfanterie, athée sans repentirs, il est aussi éloigné du romantisme que du naturalisme. Le romancier doit "savoir voir", et travailler. Ce soir, comme tous les soirs. Jean-Jacques Brochier, né à Lyon en 1937, est rédacteur en chef du Magazine littéraire. Il a publié des essais critiques sur Camus, Roger Vaillant et le marquis de Sade, et quatre romans. Chasseur et défenseur de la chasse, il est l'auteur d'un pamphlet : Vive la chasse, et d'anthologies illustrées sur la bécasse, le lapin de garenne, les canards sauvages, le loup et le sanglier.
Date de parution
12/05/1993
Poids
193g
Largeur
140mm
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EAN
9782709612852
Titre
MAUPASSANT
Auteur
BROCHIER J-J.
Editeur
LATTES
Largeur
140
Poids
193
Date de parution
19930512
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les jérémiades contre la chasse m'ont depuis longtemps chauffé les oreilles, non seulement par leur platitude mais par leur mauvaise foi et l'ignorance qui s'y étale. Allez donc faire comprendre aux sacristains et aux chaisières écologistes que la chasse est, mais oui, une manière d'aimer et de protéger les animaux sauvages, que sans les chasseurs il y a belle lurette qu'on ne verrait plus de faisans, de perdreaux ni de chevreuils. Allez faire comprendre à des culs-de-jatte l'émotion d'une quête, depuis le premier coup de nez du chien, la lente remontée d'une piste, l'arrêt, le départ ou l'envol, jusqu'au coup de fusil, et au gibier dans votre assiette. Car en plus ils l'aiment, les anti-chasse, le gibier dans leur assiette, mais ils ne sont pas fichus d'en sentir le goût. La preuve, tous ces pauvres lièvres congelés qui dégouttent leur eau à la devanture des marchands. Les convaincre, tous ceux qui vitupèrent la chasse, travail de Sisyphe. Si je pouvais seulement leur faire comprendre, un tout petit peu, qu'ils n'y comprennent rien. Pas plus qu'ils ne comprennent quoi que ce soit à la forêt, aux animaux, aux champignons. Et, s'ils ont compris au moins ça, qu'ils nous lâchent les baskets. Qu'enfin, ils nous laissent chasser en paix !
Florence, de nos jours. La perle de la Toscane est en émoi : d'abri romantico-érotique, la nuit est devenu un piège fatal pour les amoureux traqués par un monstrueux criminel qui tient davantage du prédateur sauvage que de l'être humain. Quatre couples ont déjà été assassinés selon un mode opératoire atroce et qui semble rituel. Entre autres horreurs, les malheureux sont méthodiquement torturés, violés et amputés de parties de leurs corps qui servent ensuite de repas au tueur. Et ce tueur raconte ce qu'il considère comme son art, jusqu'à ce qu'on lui attribue un cinquième assassinat correspondant en tous points aux quatre premiers. C'est agaçant. Le monstre se questionne. A-t-il un disciple ? Un plagiaire ? Un concurrent ? Le duel a déjà débuté... Cette variation sur le thème du tueur et son double a été inspirée à l'auteur par la terrible affaire ? bien réelle celle-là ? du monstre de Florence, un des seuls serial killers européens. Directeur du journal florentin La Nazione, Umberto Cecchi a été marqué par les conséquences épouvantables de ce fait divers pour quelques-uns de ses concitoyens accusés ou emprisonnés à tort, suicidés ou brisés à jamais par ces crimes à répétition dont beaucoup s'accusèrent. Même si l'on ne sait trop distinguer le réel de la fiction, la préface du livre, à ce titre, est proprement hallucinante. Le récit est très bien mené, au travers de personnages complexes (enquêteur obstiné et avocat pervers, entre autres) et de thèmes troublants comme celui du manque d'amour qui, en atteignant son paroxysme, mènerait tout droit au crime et à la cruauté. Un récit extrêmement subtil et déstabilisant, très original dans l'univers éculé des histoires de crimes en série. --Bruno Ménard
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.
1803, Caroline du Sud. Fille d'une riche famille de Charleston, Sarah Grimké aspire dès le plus jeune âge à accomplir de grandes choses. Lorsque, pour ses onze ans, sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre ce système inhumain. Entre les fillettes naît alors une véritable amitié, qui grandit au fil des années. Guidée par ses idéaux mais surtout par son affection pour Handful, Sarah n'abandonnera jamais l'espoir d'affranchir son amie. Superbe ode à la liberté et au courage, L'Invention des ailes dépeint les destins entrecroisés de deux personnages inoubliables, à la force de caractère incroyable, unis par le même profond désir d'indépendance.