Les formes de l'échange. Communiquer, diffuser, informer de l'Antiquité au XVIIIe siècle
Brizay François
PU RENNES
22,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753519947
La communication, entendue à la fois comme l'établissement d'une relation interpersonnelle et un système de transmission d'informations, intéresse l'histoire des régulations sociales. Elle présente deux caractéristiques importantes pendant la longue période qui va de l'Antiquité au XVIIIe siècle : les langues n'y étaient pas encore des marqueurs d'identités nationales et, en ces siècles où le télégraphe, le téléphone et l'Internet n'existaient pas, la diffusion de toute information demeurait tributaire de la distance et de la lenteur des moyens de transport. Pour étudier la manière dont les individus se sont parlé et dont des institutions comme l'Etat et l'Eglise ont échangé des renseignements et des informations, deux thèmes ont retenu l'attention des auteurs de ce recueil : l'usage de la langue comme mode de régulation sociale, et la question des processus de communication et de diffusion de l'information. L'usage de la langue ne concerne pas les seuls linguistes. L'intérêt porté récemment aux transfuges, aux "renégats" et aux intermédiaires a incité des historiens à étudier les pidgins et les métissages linguistiques. Ce renouvellement de la recherche permet de privilégier ici trois questions : le rapport entre langue et identité, la langue que les missionnaires devaient utiliser à l'époque médiévale pour convertir, et l'histoire singulière des langues savantes ou imaginaires porteuses de rêves d'universalité. La "circulation de l'information", concept commode mais discutable, car l'information n'est pas un objet que l'on déplace, peut être comprise comme un processus de communication. Sensibles à son importance dans la vie politique, commerciale et culturelle, les historiens en font aujourd'hui un objet d'étude. Dans ce volume, ils mettent l'accent sur les vecteurs de diffusion de l'information (courriers officiels, journaux intimes, périodiques), sur la manière dont l'Eglise et des ordres religieux utilisèrent - et manipulèrent - l'information, et sur les moyens dont disposaient les gouvernements et les civils pour obtenir des renseignements en temps de guerre.
Nombre de pages
407
Date de parution
22/08/2012
Poids
646g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753519947
Titre
Les formes de l'échange. Communiquer, diffuser, informer de l'Antiquité au XVIIIe siècle
Auteur
Brizay François
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
646
Date de parution
20120822
Nombre de pages
407,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De 1454 à 1494, les Etats italiens maintiennent entre eux un équilibre précaire que rompt l'intervention de Charles VIII ; désormais, la Péninsule devient un enjeu entre les grandes puissances : monarchie hispanique, France puis Autriche. Toutefois, pendant les siècles de domination étrangère, les républiques, les principautés et les monarchies italiennes développent des institutions originales, et connaissent des crises politiques marquées par des soulèvements, notamment à Naples, Palerme et Messine. Ce livre retrace aussi la démographie, la société et l'activité économique de l'Italie, dont les entreprises, les banques et les ports fondent la prospérité. Malgré les diverses épidémies (peste, typhus, etc.), c'est un pays de grandes villes dont les historiens commencent à mieux connaître les habitants : le petit peuple urbain, les artisans des corporations, ainsi que les patriciens, les nobles et les membres du popolo grasso ou minuto. On oublie trop souvent que l'Italie de Raphaël, du Bernin et de Vivaldi est également celle des paysans, des lazzaroni, des marchands et des barons napolitains. Pendant deux siècles et demi, de 1400 à 1650 environ, l'Italie est un foyer artistique et culturel fécond grâce au mécénat ecclésiastique et laïque. Quant aux cent cinquante années qui précèdent l'arrivée des troupes de Bonaparte, elles ne sont pas un long déclin uniforme, puisque la Péninsule voit alors s'épanouir l'opéra ainsi que la musique profane et sacrée.
Au XVIIe siècle, des Français ont visité l'Italie munis de leur culture latine et humaniste. Ils ont accompli de longs périples sur des routes parfois peu sûres, ont admiré les ruines antiques et fait étape dans les villes d'art de la Péninsule. Au cours de leurs voyages, ils ont rédigé des notes qu'ils ont ensuite mises en forme et publiées à leur retour. Ces premiers guides de voyage ont été utilisés par François Brizay pour reconstituer l'image que l'on avait de l'Italie au Grand Siècle. Apparaissent ainsi au fil des pages les paysages, le caractère et les coutumes des habitants, les sanctuaires religieux, les beautés du pays. Nous voyons ainsi naître le tourisme tel que nous le connaissons de nos jours : la découverte d'une culture étrangère, mais aussi celle de tout un peuple qui intrigue et qui séduit tour à tour.
Depuis un demi-siècle, la sociologie politique a mis l'accent sur la notion de "minorité" qu'ignoraient aussi bien l'Antiquité grecque que la France des Bourbons. Si les minorités religieuses sont donc une construction des sciences sociales, elles constituent cependant depuis des siècles des communautés dont on retrouve des caractéristiques à différentes époques. Le présent ouvrage envisage la place que tient la religion dans l'identité des minorités, à partir de trois axes : la spécificité de l'identité religieuse des minorités, puisque celles-ci se définissent selon d'autres critères (linguistiques, sociaux, politiques, etc.) que la religion ; la manière dont les minorités religieuses ont été observées et jugées par des personnes qui leur étaient extérieures (juristes, théologiens, voyageurs ou diplomates) ; les stratégies adoptées pour vivre sa différence. L'espace retenu est l'Europe et la Méditerranée, du Ve siècle avant J. -C. à la fin du XVIIIe siècle. Cette zone, marquée par le développement des trois religions monothéistes, offre un cadre d'étude cohérent. Les historiens disposent de sources variées, qu'ils peuvent croiser, pour suivre l'évolution des relations entre des communautés qui s'y côtoient depuis des siècles. Avec le soutien de l'université d'Angers.
Comment aborder la question? Le thème, le contexte, une géographie historique du sujet, les relations franco-italiennes, une introduction à l'histoire culturelle. Les thématiques centrales: princes et artistes en société, commandes et productions artistiques, le phénomène de cour. Les moyens: jalons chronologiques, généalogies, repères cartographiques.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.