L'ATTILA DU ROMAN. FLAUBERT ET LES ORIGINES DE LA MODERNITE LITTERAIRE
BRIX MICHEL
CHAMPION
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EAN :9782745320216
Dès la mort de Flaubert, s'est imposée très vite l'idée que les romans éminemment novateurs de cet écrivain constituaient une rupture radicale dans l'histoire de la création littéraire: l'auteur normand semblait avoir rendu caduques, définitivement, les principes esthétiques qui prévalaient avant lui. Et l'unanimité s'est faite, aujourd'hui, pour reconnaître que l'oeuvre de Flaubert marque le début d'une ère nouvelle de la narration et de la représentation: l'auteur de Madame Bovary est le père de la fiction contemporaine, celle qui met notamment l'accent, non sur l'événement raconté, mais sur la manière dont cet événement est raconté. Or, ce roman «nouveau », moderne, connaît bien des problèmes, et l'on entend beaucoup parler de la crise de la fiction en français. D'où cette question, à laquelle le présent essai s'attache à répondre: les réorientations imposées par Flaubert, puis par ses disciples, à la pratique romanesque ont-elles conduit celle-ci dans des voies fécondes ou dans une impasse...
Date de parution
30/04/2010
Poids
460g
Largeur
155mm
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EAN
9782745320216
Titre
L'ATTILA DU ROMAN. FLAUBERT ET LES ORIGINES DE LA MODERNITE LITTERAIRE
Auteur
BRIX MICHEL
Editeur
CHAMPION
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155
Poids
460
Date de parution
20100430
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La littérature française a vu, entre le XVIIe siècle et nos jours, se succéder deux modèles esthétiques dominants, ? le classicisme et le réalisme. La France a d'abord eu à connaître le règne du paradigme classique : celui-ci était fondé sur une certaine interprétation des littératures de l'Antiquité, notamment de la Poétique d'Aristote, et reposait sur la thèse que l??uvre littéraire devait apporter un enseignement susceptible d'éclairer le lecteur dans sa propre existence. Ce modèle, qui s'est diffusé aussi hors de France, a cependant subi un détricotage progressif au XVIIIe siècle, comme un chandail qui s'effilocherait maille par maille et dont on récupérerait la laine pour assembler un nouveau vêtement, très différent de l'ancien. Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau marquent la fin du règne du classicisme et inaugurent l'ère de la « modernité ». Avec l'esthétique moderne, ou réaliste, l'enjeu d'une ?uvre ne se situe plus en aval, mais en amont d'elle-même : elle est censée fournir des informations sur son contexte de production et sur son auteur. Quand commence le XIXe siècle, la poétique classique a définitivement cédé le pas à ce nouveau paradigme, le réalisme, dans lequel un Boileau, un Racine ou un Molière ne se seraient pas reconnus, et à l'intérieur duquel des mots comme « art » ou « vraisemblable » ont changé de signification. Après avoir dominé le XIXe et le XXe siècles, le réalisme règne toujours aujourd'hui, en ce début de XXIe siècle, sur le champ littéraire.
Voici le livre qui manquait et que l'on attendait, celui qu'il fallait écrire parce qu'il n'existait pas : il retrace en un seul volume, et en un peu moins de 400 pages, toute l'histoire de la littérature française, depuis la Chanson de Roland jusqu'aux écrits de Sartre, de Malraux et du général de Gaulle. L'auteur nous offre le fruit de trente ans d'expérience dans l'enseignement de la littérature française. Son ouvrage prend la forme d'une narration argumentée et chronologique, organisée en trois grandes parties. Référence pour les étudiants en lettres, c'est aussi un livre passionnant et instructif à destination du grand public ; chaque lecteur pourra y suivre le chemin parcouru par la littérature française au cours des siècles. Est décrit dans cette Histoire tout ce qui fait la richesse et la particularité du patrimoine littéraire en français : les courants qui se sont développés en son sein, les évolutions qu'il a connues (tant pour la forme que pour le fond), les grands textes qui l'ont illustré, les apports de l'étranger qui l'ont influencé.
Les déesses absentes : en tête d'un essai sur Nerval, un titre semblable évoque immanquablement la figure de la mère de l'écrivain. Pourtant, le pluriel indique que ce n'est pas seulement à la mère que fait allusion pareil intitulé. La formule, au singulier cette fois, appartient à l'auteur lui-même : au cours d'une promenade à Ermenonville, près de l'endroit où fut enterré Rousseau, le narrateur d'Angélique aperçoit « le temple de marbre d'une déesse absente, ? qui doit être la Vérité ». Autant que le fantôme de la mère, l'ombre de cette déesse absente plane sur l'?uvre nervalienne. Des récits comme Les Faux Saulniers, le Voyage en Orient ou Les Illuminés (qui constituent le versant moins étudié des ?uvres de Nerval) ont mis en question les valeurs qui étaient celles de la France du XIXe siècle.Le présent essai s'attache à éclairer les causes et les caractères du scepticisme nervalien, au risque d'apporter quelques retouches à l'image consacrée du « doux Gérard ». L'ouvrage examine aussi comment l'?uvre nervalienne passe d'une « déesse absente » à l'autre ? de la vérité insaisissable à la mère disparue.