La tendance qui consiste à tout voir en négatif est à l'origine de bien des difficultés relationnelles. Elle est la source quotidienne d'énervements, d'accès d'amertume, de ressentiment ou de lassitude. Il nous semble certains jours que la vie s'acharne contre nous. Et si le problème était dans le regard que nous portons sur elle ? Ce livre tente de montrer que des symptômes en apparence très divers (esprit critique exacerbé, pessimisme, démotivation, mélancolie, déprime, frustration, sentiment d'injustice ou d'indignation, inquiétude, jalousie, etc.) pointent vers un même problème sous-jacent. En s'appuyant sur des témoignages vivants et en proposant des analyses précises, il livre un diagnostic en même temps qu'il propose des outils permettant à chacun de transformer sa vision dans un sens constructif. Changer de regard, c'est presque une affaire de " mise au point " au sens photographique : trouver la juste distance, varier l'ouverture de champ, cadrer le sujet. Mais développer la vision juste, s'entraîner à voir le bien, ce n'est pas une manière de " positiver " à tout prix, une variante de la méthode Coué à l'usage des esprits chagrins. Plus qu'une simple technique, " voir bien " s'avère à la réflexion une disposition fondamentale, une vertu à la fois évidente et subtile qui est peut-être le nerf de la vie éthique et spirituelle.
Nombre de pages
128
Date de parution
02/05/2004
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747557580
Titre
Changer de regard
ISBN
2747557588
Auteur
Brivezac Olivier de ; Comte Emmanuel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20040502
Nombre de pages
128,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...